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Premières pages

Les instruments de la mémoire

« La mémoire, nous rappelle Michel de Certeau, est faite d’éclats particuliers. Or les éclats ont la faculté de se répandre au loin, et de refaire surface là où on ne s’attend pas à les trouver. Une quête systématique permet d’en rassembler quelques-uns, mais laisse toujours échapper des fragments dispersés. »
Lucette Valensi, Fables de la mémoire

La guerre d’Algérie est longtemps restée en France une guerre sans nom. Le 10 juin 1999, l’Assemblée nationale française reconnaissait le terme de « guerre d’Algérie » pour caractériser cette période de l’histoire 1. La France s’était enfin décidée à parler de guerre. Près de quarante ans après la conclusion de celle-ci, l’exigence de reconnaissance était devenue trop forte dans la société française pour que les euphémismes puissent persister. L’aspect traumatique de ce conflit, avec tout ce qui touche au domaine des mémoires, a traversé l’ensemble des générations, notamment celle des enfants de l’immigration algérienne en France. Le fait de reconnaître cette guerre a ouvert une nouvelle période difficile à traiter, et aux conséquences incalculables. Se confrontent encore les réclamations des soldats, des harkis, des pieds-noirs, mais aussi des Algériens, de tous les protagonistes et de toutes les victimes de cette tragédie coloniale aux effets encore sensibles.
Le problème de terminologie n’est pourtant pas vraiment réglé concernant la dénomination de cette guerre. Le mot utilisé n’est pas le même sur les deux rives de la Méditerranée. En Algérie, il est possible d’évoquer une guerre de libération, une guerre d’indépendance, une révolution algérienne. En France, après avoir longtemps parlé « d’événements », d’opérations de police, reconnaît-on vraiment la guerre ? Dans la loi du 10 juin 1999, il est question de guerre d’Algérie et non de guerre en Algérie. Dire guerre en Algérie, ce serait reconnaître alors une guerre entre deux pays séparés. Mais l’Algérie n’était pas séparée de la France à l’époque coloniale, formant trois départements intégrés au territoire national. Charles-Robert Ageron, dans sa monumentale Histoire de l’Algérie contemporaine 2, a magistralement reconstitué toutes les circonstances compliquées de ce rattachement progressif de l’Algérie à la France. Les querelles de mots ont leur importance car ceux-ci traduisent et forgent les imaginaires. Il en est de même des titres d’ouvrages consacrés à cette période brûlante pour dire, nommer, caractériser cette guerre 3.
Les catastrophes et le travail historique
sur la mémoire
Le travail récent des historiens sur la mémoire de la guerre d’Algérie ou les représentations liées à l’histoire coloniale 4 s’inscrit dans le sillage des travaux du sociologue Maurice Halbwachs sur La mémoire collective et Les cadres sociaux de la mémoire. Il se situe également dans le prolongement de l’école historique française émergeant à partir des travaux de Pierre Nora autour de l’ouvrage Les lieux de mémoire, dans les années 1980. Ce travail historique porte sur les constructions d’espaces culturels ou de commémoration (cimetières, palais nationaux...) autour desquels s’enracine la mémoire coloniale 5.
Mais cet exercice historique sur la mémoire trouve surtout son ancrage dans d’autres territoires, dans les moments de rupture de l’histoire, les « moments-catastrophe ». Les guerres ou les génocides, en provoquant de graves traumatismes, ont donné à la question de la mémoire une grande acuité. Ce que Sigmund Freud avait bien établi, dès 1915, dans ses Essais de psychanalyse 6 : « En proie à une rage aveugle, la guerre renverse tout ce qui lui barre la route, comme si, après elle, il ne devait y avoir pour les hommes ni avenir, ni paix. Elle rompt tous les liens faisant des peuples qui se combattent actuellement une communauté, et menace de laisser derrière elle une animosité qui, pendant longtemps, ne permettra pas de les renouer. »

100 000 morts et une image

L’image a fait le tour du monde : une femme éplorée pleure la mort de ses proches, le 28 septembre 1997 devant l'hôpital Zmirli, dans le bourg de Bentalha en Algérie. La photographie de cette femme, baptisée «Madone » ou «Piéta » par des journalistes occidentaux, fera la «une » des journaux du monde entier. Elle sera publiée en octobre 1997... six ans après le début du conflit en Algérie, et restera comme la marque essentielle dans les mémoires collectives de la terrible guerre civile qui a ravagé ce pays tout au long des années 1990. Un conflit qui a fait plus de 100 000 morts, selon les déclarations du président algérien Abdelaziz Bouteflika en juillet 1999. Une seule image donc, signée du photographe algérien Hocine, de l'AFP, et qui obtiendra pour ce cliché le prix «World Press Photo » en février 1998. Une photographie, seule image fixe devenue icône…

Dans les représentations de cette guerre en Algérie, l’important est la persistance d’absence, une sensation de «vide » d’images. Dans une Algérie abstraite, insaisissable, une violence apparemment incompréhensible s’est déployée. Un territoire de lumière, situé au sud, se trouve assombri d’une immense tache noire. A l’heure du bombardement massif, sauvage des images (et la vitesse de leur propagation), la grande «invraisemblance » de ce conflit tient aux aspects matériels de sa représentation : l’effacement des lieux de la tragédie procure une impression d’étrangeté. L’Algérie, longtemps interdite d’accès aux caméras, se transforme en un décor plongé dans l’ombre. Est-ce une guerre du sud, chaude et sèche, un conflit boueux et glacial, une guérilla urbaine, imprévisible et froide… ? On ne le saura jamais vraiment. A propos d’autres conflits maintenus au secret,  l’écrivain Philippe Sollers dans la préface d’un ouvrage d’Amnesty international consacré aux personnes disparues écrit : « Tout ce que la télévision n’est pas susceptible de montrer ou d’exhiber sur-le-champ a une réalité douteuse. L’opinion, désormais, c’est l’écran. Une grande famille devant l’écran, spasme d’audimat émotif, voilà le théâtre. Si rien n’est diffusé, organisé en images prescrites, c’est que tout est supportable. [1]» Une guerre non montrée peut-elle exister ?

Puisque la diversité du réel fait défaut, il sera bien difficile de partager une expérience sensorielle de cette guerre. Ainsi privé de « paysages », l’événement échappe aisément à la chronologie. Ensuite, dans cette guerre civile où tout le monde se trouve toujours près du « front », où l’on peut se sentir en permanence en danger, il semble absurde de ne pas trouver les acteurs (les guerriers) du conflit. Volontairement, ils tentent de se dissimuler aux regards. Le régime et les islamistes se déplacent sans cesse sur l’échiquier politique, modifiant leurs actions, changeant de programmes, de rôles, se plaçant toujours en position de victimes. Dès lors, à qui et comment s’identifier ? L’invisibilité de cette guerre vient aussi de son impossible identification à l’un ou l’autre des acteurs qui s’affrontent férocement. Et comment trouver la « majorité silencieuse » qui résiste au monde truqué qui l’entoure ? Lorsque le voile se lève parfois, apparaissent les récits et les images d’une incroyable violence, donnant de ce conflit de l’extrême fin du XXe siècle, l’aspect d’un cloaque se transformant en tableau non figuratif. La mécanique folle des tueries qui s’emballe et semble ne plus finir, est un spasme de violence et de défis à toutes les lois connues de perception et de visibilité. Comment voir, lire, trouver une cohérence à ce conflit ?

Tout au long des années 1990, la situation algérienne a donc souvent été évoquée comme une « tragédie à huit clos » en l’absence d’images. Ne disait-on pas déjà la même chose pour la « première » guerre d’Algérie contre la présence coloniale française, entre 1954 et 1962 ? L’interprétation du drame s’est opérée (installée) par accumulation de comparaisons entre les deux séquences. Mais plus qu’une simple correspondance entre les années 1950 et les années 1990, les écrits et les représentations à propos de ce drame font penser plutôt à une rechute, une récidive dans le terrible, ainsi relevée en 1996 par le sociologue Pierre Bourdieu : « On a l’impression que la guerre d’Algérie se rejoue de manière d’autant plus dramatique qu’il s’agit, des deux côtés de la Méditerranée, d’une répétition avec les mêmes phobies, les mêmes automatismes barbares, les mêmes réflexes primitifs de la barbarie militaire »[2]. Si cette comparaison s’impose un temps, elle s’exténue rapidement d’elle-même. L’Algérie des années 1950-60 n’a plus grand chose à voir avec celle des années 1990. Et l’on verra comment cette persistance du comparatisme entre les deux guerres, loin d’investir et d’éclairer le réel, le schématise par la fabrication de clichés répétitifs. Après les images muettes et sombres, les clichés nous replongent dans l’obscurité d’un pays voué à un drame éternel. Pourquoi cette vision d’une Algérie toujours emportée dans la malédiction, guidée par un crescendo morbide ? Et y a-t-il moyen de sortir des clichés et de cette sensation d’absence, de trouver, de repérer les traces de ce conflit ? Cet ouvrage dira les écrits, les livres de celles et de ceux qui ont voulu expliquer et se raconter dans ce drame, sur les images de cinéma tentant de forcer le blocus du mur de l’invisibilité. Pour poser cette question, lancinante : la représentation de cette guerre en Algérie n’est-elle pas inscrite, dans le siècle qui s’ouvre, dans une tendance générale qui va à l’invisibilité des conflits ?


Notes :
[1]  Philippe Sollers , « Nouvelle nuit, nouveau brouillard », préface in Les disparitions, Paris, ed Babel, Amnesty international, 1994, p 12.
[2] Pierre Bourdieu, « Dévoiler et divulguer le refoulé », in Algérie-France-Islam, Paris, L’Harmattan, 1997, p. 24.

La guerre d’Algérie a commencé le 1ier novembre 1954 par l’initiative de groupes armés agissant au nom du FLN, et s’est achevée, officiellement, par la proclamation de l’indépendance de l’Algérie, le 5 juillet 1962. Après cette date, la guerre s’est poursuivie dans l’été 1962 avec les massacres de harkis, les enlèvements d’Européens, les affrontements entre dirigeants algériens pour la prise du pouvoir, et il en a été tenu compte dans l’élaboration de cet ouvrage. Mais s’agissant d’une guerre non reconnue pendant des années dans l’espace public officiel en France, le choix des mots a été bien difficile. Le vocabulaire militaire ne peut ainsi rendre compte, a lui seul, de la complexité d’une situation où se sont affrontés militaires français et indépendantistes algériens, mais aussi adversaires et partisans de l’Algérie française, ou militants divisés de la cause nationaliste algérienne.  A une guerre de soldats d’une armée régulière s’affrontant à des « partisans », est venu s’ajouter le conflit opposant des civils entre eux. S’il fallait donc citer les mots classiques de la guerre, il était impossible d’oublier la dimension forcément politique de la double guerre civile, entre Français et entre Algériens, et les lieux où se sont déroulés des combats à la fois « militaires » et « civils ». De courtes biographies des principaux acteurs permettent de mesurer la singularité de ce conflit, où certaines personnalités de gauche ont basculé dans le camp de l’Algérie française, et des officiers ont préféré le choix de l’indépendance pour l’Algérie.

Surtout, au moment où les effets de cette époque continuent d’exercer leurs effets, puissants, dans les deux sociétés, française et algérienne, je me suis attaché à évoquer tous les groupes porteurs de cette mémoire qui saigne encore : pieds noirs et harkis, soldats ou immigrés, porteurs de valises du FLN et activistes de l’OAS, Algériens partisans ou adversaires du FLN.

La guerre d’Algérie a été aussi le moment où des mots sont apparus, forgés en grande partie par des journalistes de l’époque, et se sont installés dans le vocabulaire quotidien, et d’autres ont disparu (les barbouzes…). Le lecteur sera quelquefois étonné de la destinée qui nous sont parfois devenus étrangers, ou qui ont conservé une grande actualité (colonisation, assimilation ou intégration). Enfin, j’ai tenu compte, bien sûr, de mots arabes qui ont été le plus utilisés, par tous les camps, pendant cette histoire (du Djebel au Moudjahid).

Territoires du visible, territoires de l’invisible
Ce livre est le bilan le plus complet possible sur la manière dont cette guerre a été photographiée. Il présentera des tirages d’époque, des albums et de la presse. Elle sera complétée par une série d’entretiens avec des photographes et (éventuellement après négociation des droits avec l’INA) d’extraits d’images télévisées.
Trois parties le composent : quels photographes ? Quel regards ? Quelles images publiques ?

Mais il faut d’abord s’interroger sur le caractère inégalitaire de cette guerre, observable dans le déséquilibre de la production d’images. D’un côté, une énorme masse de clichés, produite notamment par les services de l’armée française. De l’autre, quelques photos prises par les Algériens dans les maquis et retrouvés sur eux au moment de leur arrestation et de leur mort (donc saisis par les troupes française), ou des reportages effectués par des reporters étrangers dans des zones étroites contrôlées par l’ALN. Les Algériens sont donc les grands absents des représentations de ce conflit, même si quelques photographes ont fait l’effort de les « regarder ». Ainsi les clichés de Marc Garanger, qu’ils aient pour modèle une femme algérienne des Hauts P¨lateaux, ou un paysage se refusent aux facilités de l’exotisme ou de la propagande. Ce photographe veut comprendre l’Autre, si éloigné soit-il. Dans ce travail de retrouvailles de mémoires visuelles, on trouvera donc, surtout, deux « reportages » montrant le côté algérien de cette guerre si peu présent dans les collections, expositions et albums consacrés à la guerre d’Algérie. L’un, réalisé dans les maquis du Constantinois en 1957 par un photographe suédois, a longtemps été censuré en France. Il est montré ici pour la première fois. Un autre, réalisé par un photographe de France Soir, présente des images inédites de la répression des Algériens à Paris dans la nuit du 17 octobre 1961.    

Quels photographes ? insiste sur la diversité du statut des auteurs de photographie. Elle montrera le travail des agences ou des « pools » créés par les journaux (Paris-Match). Elle consacrera aussi une part importante à ce qui est produit par les services de l’armée et soulignera la différence de pratique entre deux auteurs : Marc Flament et Marc Garanger. Le voile sur cette guerre a été levé avec la publication des livres poignants de Marc Garanger, alors jeune appelé photographiant des femmes algériennes pour les besoins de l’état civil. Le regard de ces femmes en disait long alors beaucoup sur les tragédies de cette guerre[1]. Dans un autre registre, et d’un autre bord idéologique, le travail de Marc Flament livre les visions de la guerre avec des albums photographiques disant l’Algérie des théâtres d’opérations, et de « l’abandon » de populations restées fidèles à la France[2]. De leur côté, les appelés ont fait paraître leurs souvenirs accompagnés de quelques photos prises par eux. Le rythme de publication de ces livres-témoignages ira en s’amplifiant tout au long des années 1990, au fur et à mesure des retours de mémoires autour de la séquence-guerre d’Algérie[3].

Quels regards ? fera l’inventaire des « figures » de cette guerre. La mémoire photographique de la guerre d’Algérie semble avoir laissé peu de traces dans la société française, après l’indépendance de 1962. Les Français ne paraissaient pas éprouver le besoin de revisualiser cette séquence noire, à la différence des Américains transformant sans délai leur défaite au Vietnam en fait d’histoire. Pourtant un stock important de d’images existe. Quelles sont les scènes photographiées ? Qu’occulte-t-on ? Des patrouilles aux attentats, des massacres à la torture, des joies et des drames, où se porte le choix photographique, l’instant décisif cher à Cartier-Bresson ? Cette guerre est-elle exemplaire ou renvoie-t-elle à des schémas anciens ? Retrouvons-nous aujourd’hui le même visible et surtout le même invisible ?

Quelles images publiques ? insiste sur un point essentiel : qu’en ont vu les populations d’Afrique du Nord, de métropole, et dans le monde ? Quel fut le tamis de la censure et l’amplificateur de la propagande ? La presse, mais aussi les tracts illustrés et les affiches, permettront d’aborder la question de la diffusion de masse des stéréotypes, mais aussi d’indiquer tout ce qui s’en échappe, toutes les visions non contrôlée d’une guerre qui ne dit pas son nom. Dans cette partie, pourra être évoquée en parallèle la télévision en pleine ascension (journal télévisé et « Cinq colonnes à la une »). Cette guerre a été l’occasion de la « fabrication » d’une importante quantité d’images de toutes sortes, ne se limitant pas à la période de l’après-1958, marquée par la présence imposante du général De Gaulle. Il suffit par exemple de consulter la collection de Paris Match des années 1954-1958, première période d’une guerre qui ne s’avouait pas, pour découvrir des reportages photographiques impressionnants : les opérations de « ratissage » menées par les commandos de l’armée française, des « plongées » au cœur de la Casbah pendant la « bataille d’Alger », la peur des colons européens dans le bled, ou « la vie quotidienne » d’immigrés algériens à Paris confrontés à la terrible guerre que se livraient le FLN et la MNA. Il faudra aussi prendre connaissance de l’énorme travail visuel entrepris par les services de l’armée française dans les villes et les campagnes d’Algérie, travail pour observer, s’informer, surveiller des populations jugées « perméables » à l’influence de l’indépendantisme algérien ; mais aussi, travail photographique en vue de construire des tableaux de propagande, de soldats qui soignent, éduquent, enseignent, bref… « pacifient » le pays. Au moment de l’ouverture des archives militaires en 1992, cet énorme amoncellement d’images montrant une image particulière de l’Algérie en guerre est apparue. Quelques-unes de ces photographies ont été montrées au public au moment de l’exposition La France en guerre d’Algérie [4] au musée des Invalides à Paris. Entre censure et propagande, toutes ces photos anticipent sur la vague du photo-journalisme de guerre qui ira crescendo après la guerre d’Algérie[5] .

La conclusion présentera quelques photos exemplaires du propos d’ensemble. Ce sont les photos qui, de toute façon, « tiendront » par leur force d’expression l’ensemble du propos. Traces fragiles, friables, presque perdues, quelques photographies se sont incrustées dans un stock de souvenirs : le général De Gaulle à Alger en juin 1958, les bras en « V », juste avant de lancer le fameux « je vous ai compris » ; le même général devenu chef de l’Etat s’adressant aux Français à la télévision dans des discours disant la fin de l’Algérie française ; le regard fatigué des généraux putschistes en avril 1961 ; le visage défiguré de la petite Delphine Renard victime d’un attentat de l’OAS à la « une » des journaux parisiens en février 1962 ; et puis l’exode des pieds-noirs en juillet 1962, avec cette couverture de Paris Match d’un jeune couple sur un bateau serrant leur bébé….. Ces images témoignent d’un autre temps, celui des débuts de la Véme République, et qui, en vieillissant, ont perdu un peu de leur force, de leur douleur pour devenir des « icônes » admirées, reconnues.

[1] De Marc Garanger, Femmes algériennes, 1960, Paris, Ed Contrejour 1982, 114 pages, La guerre d’Algérie vue par un appelé du contingent, Paris, Le seuil, 1984, 133 pages, Femmes des hauts plateaux, Paris La Boite à documents, 1990, 75 pages.

[2] Par exemple, de Philippe Héduy, Algérie française, Paris, ed SPL, 1980, 376 pages.

[3] Sur les photographies prises par les appelés, voir l’énorme travail publié par la FNACA, Témoignages, 1989, 834 pages, et Algérie 1954-1962, Arrêt sur images inédites, ed FNACA, Gaje, 1993, 260 pages ; voir aussi des photos d’appelés, dans Appelés en guerre d’Algérie, B. Stora, Paris, Gallimard, collection « découvert » e, 1997.

[4] La France en guerre d’Algérie, sous la direction de Laurent Gerverau, Jean Pierre Rioux, et Benjamin Stora, Paris, ed BDIC, 1992, 320 pages.

[5] Voir, sur l’après-algérie, Vietnam INC, (publié pour la première fois en 1971), de Philip Jones Griffith, Paris, 2001, Ed Phaidon, 266 photos, 224 pages.

 

Hommage à Benjamin Stora, Mucem, Marseille, 31 mai 2018

2018 31 mai Stora Mucem 1

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