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Premières pages

Algerie_histoire_contemporaineCet ouvrage se présente comme la « fusion » de trois récits parus, en France, entre 1991 et 1994 dans la petite collection « Repères ». Il s’agissait alors de présenter à un public francophone une histoire accessible et claire de l’histoire de l’Algérie contemporaine au XIXe siècle et XXe siècle.

Le premier récit traitait de la période allant de la conquête de l’Algérie par les troupes françaises en 1830, jusqu’au déclenchement de la guerre d’indépendance en novembre 1954. Il ne s’agissait certes pas de faire commencer, coïncider, l’histoire contemporaine de l’Algérie avec celle de la conquête coloniale. C’est pourquoi, j’ai procédé à de nombreux retours en arrière dans la longue histoire de l’Algérie, de la connaissance de la « berbérie » jusqu’à la présence ottomane avec, au centre de cette chronique, l’enracinement de l’Islam parmi les populations berbères.
 
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Messali Hadj, le retour d’une grande figure
Ce livre sur Messali Hadj a été rédigé entre 1975 et 1977 pour les besoins d’une thèse soutenue à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales en mai 1978. Le jury de cette thèse, qui a obtenu la mention très honorable avec les félicitations, était composé de Jacques Berque, Annie Rey Goldzeiguer et Charles-Robert Ageron. Depuis cette thèse , de nombreux travaux ont été réalisés sur cette grande figure du nationalisme algérien. Messali Hadj, placé dans le silence d’une histoire officielle pendant de nombreuses années, est revenu en pleine lumière.
 
Dans le silence d’une histoire officielle
En Algérie, pendant très longtemps, l’histoire a été massivement utilisée pour justifier le sens d’une orientation politique1 . Une histoire officielle s’édifie après 1962 qui met au secret des pans entiers de la guerre d’indépendance (les affrontements tragiques entre le FLN et les messalistes, le rôle des immigrés dans la construction du nationalisme algérien, la mise à l’écart des « berbéristes » et communistes dans les maquis, l’engagement des femmes dans la lutte nationaliste etc..), efface les noms des principaux acteurs de cette révolution.
 
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Le poids des groupes de mémoire


La guerre d’Algérie, livrée entre 1954 et 1962, réveille sans cesse de vieilles blessures qui n’en finissent pas de cicatriser. Cette guerre livrée contre des Algériens qui réclamaient leur indépendance apparaît comme un mélange tragique de souvenirs cruels, de regrets, peut-être de remords… « Des feux mal éteints », comme l’écrivait le journaliste Philippe Labro dans son roman autobiographique paru en 1967. Ils sont nombreux, en France, les groupes porteurs de cette mémoire diffuse : combattants désespérés de l’OAS1 , et déserteurs ou insoumis rangés du côté du FLN2  ; simples soldats du contingent ou officiers de l’armée française ; fils de harkis3  de nationalité française, ou jeunes enfants de nationalistes algériens ; hommes politiques d’aujourd’hui qu’obsède le souvenir de cette guerre et, parfois, de leurs reniements ; partisans de l’Algérie française, ou défenseurs de l’indépendance algérienne ; et bien sûr, la masse des « pieds noirs »4 , chrétiens ou juifs, de droite ou de gauche, originaires des villes ou des campagnes, mêlés…
 
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Les saignements de la mémoire
21_LaGangrene_et_lOubli_BStoraCet ouvrage sur la mémoire de la guerre d’Algérie a été rédigé en 1990-1991. Trente ans après l’indépendance de l’Algérie, j’ai tenté de montrer comment cette guerre ne se finissait pas, dans les têtes et dans les cœurs. Parce que, de part et d’autre de la Méditerranée, elle n’a pas été suffisamment nommée, montrée, assumée dans et par une mémoire collective.

La mise en mémoire qui devait permettre l’apaisement par une évaluation rationnelle de la guerre d’Algérie a été « empêchée » par les acteurs belligérants. Le lecteur verra comment se sont mis en place les mécanismes de fabrication de l’oubli de ce conflit inavouable ; comment les « événements » qui se sont produits entre 1954 et 1962 ont structuré en profondeur la culture politique française contemporaine ; comment une frénésie de la commémoration de la guerre, en Algérie, a fondé une légitimité militaire étatique, appuyée sur un parti unique.
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Hommage à Benjamin Stora, Mucem, Marseille, 31 mai 2018

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Ouvrages