Logo UP13   

Entretiens

Deux événements récents, la création de la “Fondation de la mémoire de la guerre d’Algérie” et l’abandon – provisoire ? – du projet de loi algérien de “criminalisation du colonialisme français”, ainsi que la sortie de deux films, Hors-la-loi de Rachid Bouchareb, et Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois, montrent, par les réactions qu’ils ont suscitées, que la mémoire de la guerre d’Algérie est devenue un enjeu politique important.

Nous reprenons ci-dessous, un entretien donné par Benjamin Stora [1] au magazine L’Histoire, où l’historien évoque la réactivation des mémoires auquel on assiste depuis quelques années des deux côtés de la Méditerranée. Il fait le point sur les enjeux des “conflits mémoriaux” qui se développent non seulement entre la France et l’Algérie, mais également à l’intérieur de chacun de ces deux pays.

Lire la suite...

En texte intégral, une transcription de Taos Aït Si Slimane.

A propos de : « Les guerres sans fin. Les historiens, la France et la guerre d’Algérie », Paris, Stock, 2008, de Benjamin Stora et « La France en guerre 1954-1962. Expériences métropolitaines de la guerre d’indépendance algérienne », Paris, Autrement, 2008, sous la direction de Sylvie Thénault (avec Raphaëlle Branche).

Lire la suite...

Ce thème a fait irruption dans la campagne. Qu'est-ce qui fonde le lien à la nation ou au contraire donne à certains le sentiment d'en être exclus? Max Gallo et Benjamin Stora s'expriment sur une question qui dépasse les polémiques électorales.

Les incidents de la gare du Nord ne sont-ils pas une nouvelle illustration de la fracture entre une partie de la nation, celle des quartiers sensibles et déshérités, et la France institutionnelle ?

 

Lire la suite...

LE FIGARO. - Les députés viennent de voter une loi pénalisant la négation du génocide arménien. Pourquoi dites-vous que la France, en creusant sa mémoire, s'adonne à un « dolorisme d'enfant gâté » ?

Pascal BRUCKNER. - En France, pendant plusieurs années, l'État s'est fait le dépositaire de la vérité historique. Il a fallu attendre 1995 pour que Chirac reconnaisse la réalité du gouvernement de Vichy, et 1999 pour que les événements survenus en Afrique du Nord soient appelés « guerre d'Algérie ». La loi de 2005 sur les bienfaits supposés de la colonisation, abolie depuis, appartient à ce même mouvement.

Lire la suite...

Hommage à Benjamin Stora, Mucem, Marseille, 31 mai 2018

2018 31 mai Stora Mucem 1

Recherche

Ouvrages