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Biographie

 

Né le 2 décembre 1950 à Constantine en Algérie, Benjamin Stora est Professeur des universités. Il enseigne l’histoire du Maghreb contemporain (XIXe et XXe siècles), les guerres de décolonisations, et l’histoire de l’immigration maghrébine en Europe, à l’Université Paris 13 et à l’INALCO (Langues Orientales, Paris).

benjamin-stora4Docteur en sociologie (1978), et Docteur d’Etat en Histoire (1991), il a été le fondateur et le responsable scientifique de l’Institut Maghreb-Europe. Membre de l’Ecole  Française d’Extrême-Orient (EFEO), il poursuit en 1995 et 1996 des recherches au Vietnam. Il vit alors à Hanoi, pour une étude portant sur Les imaginaires de guerres Algérie-Vietnam. Puis, il a été Professeur invité à l’université de New York (NYU, 1998), et chercheur trois années à Rabat, au Maroc (1998-2001) pour une recherche sur les nationalismes marocain et algérien (publié sous le titre : Maroc, Algérie, histoires parallèles, destins croisés, Ed Maison neuve et Larose, 2002). Il a été Professeur invité à l’université de Berlin, Freï universität, en 2011.

Il a publié une trentaine d’ouvrages, dont les plus connus sont une biographie de Messali Hadj (réédition Hachette Littérature-poche, 2004) ; La gangrène et l’oubli, la mémoire de la guerre d’Algérie (La Découverte, 1991) ; Appelés en guerre d’Algérie (Gallimard, 1997) ; Algérie, la guerre invisible, Ed Presses de Sciences Po (2000).  Il a dirigé avec Mohammed Harbi l’ouvrage collectif, La guerre d’Algérie, aux éditions Robert Laffont (en poche, Hachette Littérature, 2006).

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Par : Hamid GRINE

Docteur en sociologie et en histoire, Benjamin Stora, fils de Constantine, est devenu, au fil de ses ouvrages, l’historien de référence de l’Algérie et du Maghreb. De livres en livres, il creuse son sillon sur son pays d’origine, devenant dans les années 90 un expert médiatique, malgré lui, de la terrible tragédie que vivait notre pays. Connaissant parfaitement la réalité du terrain, Benjamin Stora n’a pas servi de relais aux tenants de l’insidieuse question “Qui tue qui”. Il était alors l’une des rares voix à avertir sur le danger d’une Algérie sous étendard vert. Le voilà menacé de mort en France même par les islamistes l’obligeant à s’exiler au Vietnam, alors qu’il se relevait difficilement d’un quadruple pontage coronarien !

En tant qu’historien, Benjamin Stora a dû se dire que l’histoire nous rattrape toujours. Même s’il n’était plus algérien, même s’il avait quitté le sol natal, il en subissait ses secousses et ses tragédies à l’instar des intellectuels et des citoyens de ce pays. A cause de ses travaux, de ses recherches et de ses ouvrages qui condamnent systématiquement l’ordre colonial, Stora est devenu la bête noire d’une certaine droite française nostalgique de l’Algérie française. 

La meilleure preuve nous a été donnée par son éviction du poste de commissaire de l’Expo Camus qui devait avoir lieu à Aix en 2013 au profit de Michel Onfray. Motif : il est considéré par la maire d’Aix et ses partisans, de droite, comme pro-FLN.

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Par Clara Dupont-Monod 

Son dernier livre retrace l'itinéraire des Juifs d'Algérie, s'inspirant de sa propre famille. C'est en historien et en homme engagé que Benjamin Stora combat, depuis trente ans, l'amnésie qui entoure le destin de sa terre natale.

Une cordialité chaleureuse alliée à une énergie combative : voilà ce qui pourrait résumer Benjamin Stora. Avec comme grand combat celui des mémoires. Pour elles, il ne s'embarrasse d'aucune manière. Assis devant son bureau de bois, dans un appartement de la banlieue parisienne, Benjamin Stora fait un sort aux formules compassées. Il dit "choper", "bouffer", "ça chauffe tous azimuts". Il vibre, rougit, jubile, il s'emporte et se rassied, infatigable pourfendeur d'oubli.

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(1918-1993) Marthe Stora. Propos recueillis par Leila Sebbar
Je suis née à Constantine, en 1918. J'ai eu une enfance heureuse. Mon père tenait une bijouterie dans le quartier musulman. Nous habitions le quartier israélite, une belle maison. Dans la famille, on avait des terres à blé, du côté de ma mère.
Mes parents étaient de bons juifs. En Algérie, les juifs observaient. On a toujours observé. On était sept filles et un garçon. Les filles ne fréquentaient pas l'école religieuse. C'était réservé aux garçons. Ils apprenaient l'hébreu pour dire les prières en hébreu le jour de la communion. Nous les filles, non. On n'a jamais reçu d'instruction religieuse. On aidait ma mère à la cuisine, pour les rites juifs. Je fais la cuisine de chez nous, le couscous, les gâteaux. C'est ma mère qui m'a appris. On n'achetait jamais la pâtisserie, les cigares aux amandes, les makrouts, les gâteaux au miel; tout était fait à la maison. Aujourd'hui encore... mes enfants me demandent la cuisine de là-bas.

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