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L'histoire

Lundi 8 janvier 2007, Centre Pompidou - Avec : Mohammed Arkoun[1], Benjamin Stora[2] et Gilles Veinstein[3]. Modérateur : Emmanuel Laurentin[4].

Emmanuel Laurentin : Passons maintenant au xxe siècle, mais également au xixe siècle avec toute l’épopée coloniale, et donc à Benjamin Stora. Ce que vient de dire Gilles Veinstein, à savoir l’ambiguïté, l’ambivalence, mais également cet événement fondateur qu’a été l’entrée par effraction des armées de Bonaparte en Égypte, avec ce rapport très fort qui s’est établi alors entre ces populations, et cet échange violent ainsi que cette fragilisation de l’Empire ottoman ont des conséquences dans la perception que les Européens, et les Français en particulier, se font de ce que sont le monde arabe, l’islam et les musulmans.

Benjamin Stora : Pour prolonger ce que disait Gilles Veinstein, la conquête de l’Algérie marque une rupture en ce qu’elle consiste à arracher une partie de l’Empire ottoman – qu’on appellera par la suite « l’homme malade ».

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Le Front populaire se constitue officiellement en juin 1935. Il se disloque en octobre 1938. C’est une brève période, mais qui va affecter durablement l’histoire politique, économique et sociale de la France à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Curieusement, au milieu d’une Europe où les périls montent de mois en mois, les problèmes extérieurs (mise à part la question de l’Espagne à partir de l’été 36), ne vont jouer qu’un rôle secondaire. Ce qui frappe rétrospectivement, c’est l’extrême ignorance de l’opinion française à l’égard des pro­blèmes internationaux, la sous-information vis-à-vis des réalités coloniales[2]. Mais au moment même où l’histoire est en train de s’accom­plir, de petites organisations de la gauche du mouve­ment ouvrier français émettent les plus vives opposi­tions, prévoient que le blocage de la situation au Maghreb va conduire à des « explosions[3] ».

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Le 13 mai 1958 est une date majeure de l'histoire de France. Benjamin Stora explique pourquoi.

L'année 1958 commence par un coup de tonnerre: l'aviation française, qui avait décidé de pourchasser les «rebelles» algériens, bombarde, le 8 février 1958, le village tunisien de Sakiet Sidi Youssef.

Il y a de nombreuses victimes civiles. La France se retrouve isolée sur le plan international. La crise de la IVe République connaît de nouveaux développements avec la démission du gouvernement de Félix Gaillard le 15 avril. Ce qui semble une nouvelle péripétie de l'instabilité gouvernementale va vite se transformer en crise de régime lorsque, le 9 mai, le FLN, l'organisation indépendantiste algérienne, annonce l'exécution de trois militaires français. Diverses organisations appellent à manifester contre la «démission» des pouvoirs publics, leur incapacité à affronter la situation algérienne.

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L’auteur montre le rôle important joué par la Kabylie dans la préparation puis la lutte pour l’indépendance algérienne et dans l’avènement d’une véritable démocratie dans l’Algérie d’aujourd’hui. Les deux principaux lieutenants de Messali Hadj, le père du nationalisme algérien, dans les années trente, furent des Kabyles : Amar Imache et Belkacem Radjef.

Déjà ils durent affronter leur chef sur la conception que celui-ci voulait donner au nationalisme algérien et sur la revendication de l’identité berbère. Plus tard cette question resurgit dans ce qu’il est convenu d’appeler la " crise berbériste " (1948-1949). Les personnalités d’Amirouche, de Abane Ramdane et de Krim Belkacem, tous trois originaires de Kabylie, marquèrent à leur tour le déroulement de la guerre d’indépendance. Avec la libération, ce furent encore des hommes politiques kabyles qui mirent en avant les questions de la pluralité, de l’identité et de la démocratie dans un pays en proie au totalitarisme.

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