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B. Stora en 2000 a Rabat Maroc archives privees
B. Stora en 2000 a Rabat
Maroc - archives privees

Il est comme ces auteurs, artistes et autres cinéastes qu’on assigne, cantonne et enferme dans un unique domaine. A la seule évocation de son nom on sait de quoi il va s’agir. Il faut toujours qu’il soit là où on l’attend. Pas de surprise, pas d’effet. Si Benjamin Stora semble ne pas échapper à cette règle immuable, réduit à l’incarnation solitaire de l’Histoire algérienne, il tente d’échapper à cette force centrifuge qui voudrait nous faire croire qu’il n’est que ça, « l'historien de l'Algérie» le cher pays de son enfance juive bercée d’une insouciance en bleu, blanc, rouge.

Un paradis perdu « une main devant, une main derrière » qu’il n’aurait jamais su quitter, faisant de lui, sa vie, son œuvre. Pourtant, aux antipodes des chantres de la « nostalgérie », il s’est bâti dans les « ismes » des révolutions du 20ème siècle. A la veille de mai 68, le petit Pied Noir de Constantine s’efface tandis que plane l’ombre de Marx et que vrombissent les fracas de l’éternelle lutte des classes.

Épisode 1 : Un juif d’Afrique du Nord
Épisode 2 : L’acculturation d’un enfant de la guerre
Épisode 3 : De Montreuil à Janson-de-Sailly
Épisode 4 : Karl Marx, un ticket pour l’intégration ?
Épisode 5 : Le Stora, l’homme qui murmure à l’oreille des présidents

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Hommage à Benjamin Stora, Mucem, Marseille, 31 mai 2018

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