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2e journée du colloque international sur Messali Hadj à Tlemcen (Agerie) 17 - 18 septembre 2011

La vision de Benjamin Stora et le message de Slimane Benaïssa

La deuxième journée du Colloque international sur Messali Hadj a été marquée par l’intervention de Benjamin Stora dont le thème s’articulait sur «les retours de mémoires de Messali Hadj».

Cette intervention a été, il faut le dire, très attendue par de nombreuses personnes venant de différents horizons politiques. L’historien français ne laisse jamais indifférent — les journalistes n’étaient pas les seuls à prendre des notes lors de sa communication, mais beaucoup d’étudiants et de chercheurs universitaires.

Dès le début on sentait chez l’intervenant une certaine émotion : l’étudiant et le militant de l’OCI que fut Benjamin Stora était fasciné par le parcours et la personnalité de Messali Hadj et le thème choisi à cette occasion en dit long sur la vision et la portée historique. Les retours de mémoires autour de Messali était une grille de lecture nouvelle, destinée surtout à la nouvelle génération d’historiens. En s’attardant sur certains détails de l’histoire et le parcours du mouvement national, l’historien français a réussi peut-être et pour la première fois à imposer le respect même aux adversaires politiques de Messali qui étaient nombreux dans la salle de conférences. Toutefois, ce sont les funérailles de Messali à Tlemcen qui ont fortement marqué l’historien. Benjamin Stora venait d’avoir la certitude que le destin de Messali n’allait pas s’arrêter sous l’ombre des peupliers du cimetière de Sid Ahmed Senouci.

L’histoire lui a donné raison. Et d’ailleurs le comédien Slimane Benaïssa qui a interprété le rôle de Messali dans le film sur Mustapha Benboulaïd, n’a pas hésité à rendre un grand hommage au père fondateur du mouvement national, en lançant solennellement «une bonne nouvelle» à la famille de Messali : «Messali n’est pas mort parce qu’il nous interpelle. » Le comédien dressera un réquisitoire à sa manière en dénonçant «ceux qui ont confisqué l’histoire». Il a ajouté plus loin que le pouvoir ne cesse de se confondre dans des discours contradictoires et qu’il faut que les faiseurs de l’histoire officielle restituent l’espace aux historiens.

M. Zenasni

 

Hommage à Benjamin Stora, Mucem, Marseille, 31 mai 2018

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