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Biographie

 

­Geschichte in Bildern, Ton und Text

Benjamin Stora, Experte für die Geschichte des Maghreb, ist Gastprofessor am Frankreich-Zentrum der Freien Universität (2011).

Benjamin Stora ist dieser Tage ein gefragter Mann. Mehrmals täglich erreichen ihn die Anrufe internationaler Journalisten. Das Thema: Die aktuelle Lage in Nordafrika. Die weitreichenden Folgen der französischen Kolonialherrschaft in Algerien, Marokko und Tunesien sind Teil der Forschungen Storas, der in diesem Semester Gastprofessor am Frankreich-zentrum der Freien Universität Berlin ist.

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(1918-1993) Marthe Stora. Propos recueillis par Leila Sebbar
Je suis née à Constantine, en 1918. J'ai eu une enfance heureuse. Mon père tenait une bijouterie dans le quartier musulman. Nous habitions le quartier israélite, une belle maison. Dans la famille, on avait des terres à blé, du côté de ma mère.
Mes parents étaient de bons juifs. En Algérie, les juifs observaient. On a toujours observé. On était sept filles et un garçon. Les filles ne fréquentaient pas l'école religieuse. C'était réservé aux garçons. Ils apprenaient l'hébreu pour dire les prières en hébreu le jour de la communion. Nous les filles, non. On n'a jamais reçu d'instruction religieuse. On aidait ma mère à la cuisine, pour les rites juifs. Je fais la cuisine de chez nous, le couscous, les gâteaux. C'est ma mère qui m'a appris. On n'achetait jamais la pâtisserie, les cigares aux amandes, les makrouts, les gâteaux au miel; tout était fait à la maison. Aujourd'hui encore... mes enfants me demandent la cuisine de là-bas.

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Par Clara Dupont-Monod 

Son dernier livre retrace l'itinéraire des Juifs d'Algérie, s'inspirant de sa propre famille. C'est en historien et en homme engagé que Benjamin Stora combat, depuis trente ans, l'amnésie qui entoure le destin de sa terre natale.

Une cordialité chaleureuse alliée à une énergie combative : voilà ce qui pourrait résumer Benjamin Stora. Avec comme grand combat celui des mémoires. Pour elles, il ne s'embarrasse d'aucune manière. Assis devant son bureau de bois, dans un appartement de la banlieue parisienne, Benjamin Stora fait un sort aux formules compassées. Il dit "choper", "bouffer", "ça chauffe tous azimuts". Il vibre, rougit, jubile, il s'emporte et se rassied, infatigable pourfendeur d'oubli.

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Dans le passé, Benjamin Stora a beaucoup écrit sur la mémoire, ses failles, ses rejeux, ses déplacements et son exil, surtout, de part et d’autre de la Méditerranée. Mémoire collective de la (dé)colonisation, France-Algérie, guerre sans nom. S’il fallait ne donner qu’une référence, ce serait bien sûr La Grangrène et l’oubli (1991,1998 La Découverte Poche). Ici, néanmoins, on aura une préférence pour Le Transfert d’une mémoire (La Découverte, 1999), dont le titre annonçait discrètement une prochaine libération de la parole intime .

Voila qu’aujourd’hui, en effet –glissement aussi crucial que périlleux-, Stora se fait l’historien de sa propre mémoire : dans La Dernière génération d’Octobre (Stock, « Un ordre d’idées, 288 p, 20€), pour la première fois, sans toujours pouvoir s’y tenir, il dit « je ». Et raconte son enfance au 2, rue Grand, à Constantine (la « Jérusalem du Maghreb », l’exil familial en juin 1962, les épousailles avec la République, enfin, par l’entremise de l’espérance révolutionnaire.

Car si pour l’enfant Stora, la France, ce fut d’abord l’Algérie (1870, décret Crémieux : les juifs d’Algérie sont citoyens français), pour Stora adolescent, au cœur des années 1960, c’est l’engagement dans le mouvement trotskiste qui tiendra lieu de passeport national.

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Hommage à Benjamin Stora, Mucem, Marseille, 31 mai 2018

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