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L'histoire Stora, par Kamel Daoud

Beaucoup en parlent et font des calculs avec la calculatrice : il y a 21 millions d'électeurs. 57% n'ont pas voté. Plus de 1,5 million ont voté blanc. Sur le reste, la moitié a voté pour le FLN. Ou le un tiers ou même pas si on prend en compte la loi du plus fort de la proportionnelle. Donc, pour ceux qui veulent garder espoir et garder, à la fois, une raison de désespérer longuement, le FLN est majoritaire en haut, minoritaire en bas, par les chiffres des électeurs réels. Le FLN peut-il gouverner 36 millions d'Algériens au nom de 04 millions, ou presque pas, d'électeurs ?
Fausse question : il l'a toujours fait. C'est le fils unique de la révolution et les autres sont nés d'un second mariage avec le pétrole ou le temps. Il a fait la guerre, les autres n'arrivent même pas à faire un mur. Donc, faire des calculs sur les chiffres ne mène à rien. Le FLN croit qu'il a la majorité des Algériens quand on compte les morts d'avant 62. Le reste, il fait avec en faisant contre. Donc, c'est ce qui explique que ce pays continuera. D'ailleurs, cela s'est fait hier à Skikda dans un village.

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Par, Noureddine Khelassi ,

«Toutes les fois qu'un moudjahid disparaît, indépendamment de sa position dans la pyramide de la Révolution, nous enterrons avec lui une partie de l'Histoire, et une information précieuse s'en va si elle ne venait pas à être enregistrée et répertoriée.» L'auteur de ce signal d'alarme, sous forme de constat empreint de triste regret ? Le commandant Abdelkader Mali, alias Abdelaziz Bouteflika, lui-même acteur de la guerre de Libération et présentement chef de son Etat indépendant depuis 1962. Autre exemple, un de ses ministres, Dahou Ould Kablia, lui aussi acteur militaire de la Révolution et toujours président de l'amicale des anciens «malgaches», c'est-à-dire des djounouds de l'ombre du MALG, pense la même chose. Tous les acteurs de la guerre d'Indépendance ont la même foi : un moudjahid qui disparaît sans avoir livré les secrets de sa «boîte noire», c'est le disque dur de la mémoire du Premier Novembre 1954 qui en est d'autant amputée.

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Par Benjamin Stora

Cinquante ans après, la mémoire et l'écriture de l'histoire de la guerre restent des sujets très sensibles dans les rapports franco-algériens. Au silence de la France pendant de longues années sur les exactions commises au temps colonial a répondu la surabondance algérienne d'écrits sur la "guerre de libération nationale". Dans les années 1990, l'ouverture des archives, en particulier celles de l'armée française, et l'arrivée sur le devant de la scène culturelle de nouvelles générations de chercheurs ont permis une progression de la connaissance de cette période. Le vote à l'Assemblée nationale de la reconnaissance officielle de la guerre en Algérie en 1999 marque une nouvelle étape. En Algérie, la sortie d'une terrible guerre civile commencée au début des années 1990 s'accompagne d'une interrogation sur les origines de la violence et le développement de la "première" guerre d'indépendance. De nombreux témoignages d'Algériens sont publiés à ce moment-là.

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Dans un article du journal Liberté, quotidien d’Algérie, Amina Hadjiat rend compte des conférences que Benjamin Stora et Mohammed Harbi ont consacré, mercredi 29 avril 2009, à Alger, à l’Histoire de la guerre de libération.  Un autre grand article a été publié dans La Voix de l’Oranie du 30 avril 2009.

Regards croisés sur une mémoire commune

Les interventions des deux historiens ont permis de restituer les enjeux qui entourent l’écriture de l’histoire commune entre la France et l’Algérie. Quel est le regard des milieux culturels et politiques français sur leur passé colonial ? Quels sont les facteurs qui retardent un regard serein sur l’histoire ? Comment l’histoire ou la mémoire a été transmise jusque-là par ceux qui l’ont vécue ? Ce sont là quelques questions auxquelles ont tenté de répondre, mardi soir, au Centre culturel français deux éminents historiens, en l’occurrence Mohammed Harbi et Benjamin Stora.

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Hommage à Benjamin Stora, Mucem, Marseille, 31 mai 2018

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