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Par Benjamin Stora

Cinquante ans après, la mémoire et l'écriture de l'histoire de la guerre restent des sujets très sensibles dans les rapports franco-algériens. Au silence de la France pendant de longues années sur les exactions commises au temps colonial a répondu la surabondance algérienne d'écrits sur la "guerre de libération nationale". Dans les années 1990, l'ouverture des archives, en particulier celles de l'armée française, et l'arrivée sur le devant de la scène culturelle de nouvelles générations de chercheurs ont permis une progression de la connaissance de cette période. Le vote à l'Assemblée nationale de la reconnaissance officielle de la guerre en Algérie en 1999 marque une nouvelle étape. En Algérie, la sortie d'une terrible guerre civile commencée au début des années 1990 s'accompagne d'une interrogation sur les origines de la violence et le développement de la "première" guerre d'indépendance. De nombreux témoignages d'Algériens sont publiés à ce moment-là.

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Dans un article du journal Liberté, quotidien d’Algérie, Amina Hadjiat rend compte des conférences que Benjamin Stora et Mohammed Harbi ont consacré, mercredi 29 avril 2009, à Alger, à l’Histoire de la guerre de libération.  Un autre grand article a été publié dans La Voix de l’Oranie du 30 avril 2009.

Regards croisés sur une mémoire commune

Les interventions des deux historiens ont permis de restituer les enjeux qui entourent l’écriture de l’histoire commune entre la France et l’Algérie. Quel est le regard des milieux culturels et politiques français sur leur passé colonial ? Quels sont les facteurs qui retardent un regard serein sur l’histoire ? Comment l’histoire ou la mémoire a été transmise jusque-là par ceux qui l’ont vécue ? Ce sont là quelques questions auxquelles ont tenté de répondre, mardi soir, au Centre culturel français deux éminents historiens, en l’occurrence Mohammed Harbi et Benjamin Stora.

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Un an après leur déclenchement, quel regard porter sur les révolutions arabes ? L'arrivée de partis islamistes au pouvoir, en Tunisie, en Egypte, en Libye ou au Maroc, ont provoqué une grande secousse, au point de s'interroger sur le sens même de ces révolutions. Sommes nous passé du "printemps" à "l'hiver" pour reprendre une expression journalistique entendue ici ou là ?

Une révolution pour rien ?

La Tunisie a donné le coup d'envoi à ce que l'on appelé "le printemps arabe". Un an plus tard, l'ex-président Ben Ali fait partie du passé, l'histoire s'est accélérée. Et le pays est confronté à une grave crise sociale, et à des défis démocratiques majeurs. 

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Comment le recteur de la Mosquée de Paris a-t-il fourni de faux papiers aux juifs pendant l'Occupation ? C'est le sujet d'un film, « Les Hommes libres », réalisé par Ismaël Ferroukhi. Entretien avec son conseiller historique, Benjamin Stora.

Ainsi, pendant l'Occupation, il s'est trouvé des Arabes pour sauver des juifs ? La Grande Mosquée de Paris a servi de point de ralliement, voire de porte de sortie pour échapper aux nazis ? Cette histoire-là, incroyable, bouleversante, est restée inconnue pendant plus d'un demi-siècle.

Avec "les Hommes libres" d'Ismaël Ferroukhi, c'est tout un pan de notre mémoire qui ressuscite. Et le choc est immense: cette fraternité des armes, cette main tendue par-delà les divisions communautaires, elle a donc bien existé. Le recteur Si Kaddour Ben Ghabrit (joué par Michael Lonsdale) a favorisé des filières, fourni des faux papiers, caché d'autres fils du Livre, tout en restant conciliant avec les autorités allemandes. Honneur, donc, à ces musulmans qui, aux heures sombres, ont su résister.

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Hommage à Benjamin Stora, Mucem, Marseille, 31 mai 2018

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