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Un an après leur déclenchement, quel regard porter sur les révolutions arabes ? L'arrivée de partis islamistes au pouvoir, en Tunisie, en Egypte, en Libye ou au Maroc, ont provoqué une grande secousse, au point de s'interroger sur le sens même de ces révolutions. Sommes nous passé du "printemps" à "l'hiver" pour reprendre une expression journalistique entendue ici ou là ?

Une révolution pour rien ?

La Tunisie a donné le coup d'envoi à ce que l'on appelé "le printemps arabe". Un an plus tard, l'ex-président Ben Ali fait partie du passé, l'histoire s'est accélérée. Et le pays est confronté à une grave crise sociale, et à des défis démocratiques majeurs. 

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Comment le recteur de la Mosquée de Paris a-t-il fourni de faux papiers aux juifs pendant l'Occupation ? C'est le sujet d'un film, « Les Hommes libres », réalisé par Ismaël Ferroukhi. Entretien avec son conseiller historique, Benjamin Stora.

Ainsi, pendant l'Occupation, il s'est trouvé des Arabes pour sauver des juifs ? La Grande Mosquée de Paris a servi de point de ralliement, voire de porte de sortie pour échapper aux nazis ? Cette histoire-là, incroyable, bouleversante, est restée inconnue pendant plus d'un demi-siècle.

Avec "les Hommes libres" d'Ismaël Ferroukhi, c'est tout un pan de notre mémoire qui ressuscite. Et le choc est immense: cette fraternité des armes, cette main tendue par-delà les divisions communautaires, elle a donc bien existé. Le recteur Si Kaddour Ben Ghabrit (joué par Michael Lonsdale) a favorisé des filières, fourni des faux papiers, caché d'autres fils du Livre, tout en restant conciliant avec les autorités allemandes. Honneur, donc, à ces musulmans qui, aux heures sombres, ont su résister.

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Je vous remercie de m’avoir invité car je ne suis pas un familier des colloques où dominent les psychanalystes. Je suis simplement historien, professeur d’université à Paris 13 et à l’Inalco. En fait, on m’a demandé de parler des effets des discours et des images sur les pratiques de violence ou de déferlement de violence, un grand sujet pour les historiens. J’avais déjà traité cette question dans un livre déjà ancien, qui s’intitule La Gangrène et l’Oubli. La mémoire de la guerre d’Algérie, que j’ai publié il y a plus de vingt ans aux éditions de La Découverte. Je vais m’interroger devant vous, et j’espère que ce sera l’occasion d’un débat entre nous, sur une séquence d’histoire très particulière, que nous connaissons tous, la question de la guerre d’Algérie dans la société française d’aujourd’hui. Une question intéressante car l’an prochain, en 2012, nous allons commémorer le cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, l’occasion de toute une série d’événements de part et d’autre de la Méditerranée, sur les traces que cette histoire, celle de la guerre et du passage à l’indépendance, a laissées dans les sociétés française et algérienne.

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La vision de Benjamin Stora et le message de Slimane Benaïssa

La deuxième journée du Colloque international sur Messali Hadj a été marquée par l’intervention de Benjamin Stora dont le thème s’articulait sur «les retours de mémoires de Messali Hadj».

Cette intervention a été, il faut le dire, très attendue par de nombreuses personnes venant de différents horizons politiques. L’historien français ne laisse jamais indifférent — les journalistes n’étaient pas les seuls à prendre des notes lors de sa communication, mais beaucoup d’étudiants et de chercheurs universitaires.

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Hommage à Benjamin Stora, Mucem, Marseille, 31 mai 2018

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