Nous revenons dans cet entretien sur la singularité du rapport de l’historien Benjamin Stora aux archives. Né en Algérie en 1950, spécialiste de l’histoire de la guerre d’Algérie, de l’immigration maghrébine en France et des questions mémorielles liées à la colonisation française en contexte maghrébin, l’originalité de la démarche archivistique de l’historien s’exprime notamment à travers le rôle de son engagement politique dans son rapport aux archives au long cours. A travers cinquante ans de pratique et de réflexion sur la multiformité des archives, sur le(s) territoire(s) des archives (archives écrites/orales, archives dissidentes/archives militantes, archives visuelles, archives étatiques, archives autobiographiques et archive-fiction) et sur la dialectique de l’archive, c’est autant l’historien qui cherche et trouve l’archive que l’archive qui trouve l’historien, a fortiori après la publication de La Gangrène et l’oubli. La mémoire de la guerre d’Algérie (1991) qui lance la trajectoire médiatique de l’historien.

Spécialiste de l’histoire de l’Algérie, où il est né en 1950, Benjamin Stora a rédigé un rapport en janvier 2021 sur les questions mémorielles liées à la guerre d’Algérie. L’historien décrypte ce conflit complexe.
Spécialiste de l'histoire du Maghreb particulièrement reconnu pour ses travaux sur la guerre d'Algérie, Benjamin Stora est commissaire général de l'exposition que l'Institut du monde arabe consacre aux juifs d'Orient.
Comment refermer les plaies de ce conflit ? L’historien Benjamin Stora, qui a rendu en janvier 2021 un rapport au Président Emmanuel Macron pour une réconciliation franco-algérienne, revient sur une autre guerre, celle de la mémoire.
































































