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Entretiens

Né à Constantine, auteur de nombreux ouvrages, dont Les trois exils juifs d’Algérie, l’historien évoque ses souvenirs de famille, son analyse de la période, et répond aux questions de l’Arche.

lArche-mai-2012_l’Arche : Vous êtes spécialiste de l’histoire du Maghreb, vous avez consacré une vingtaine d’ouvrages à l’Algérie. On s’aperçoit, en commémorant le 50e anniversaire de la guerre d’Algérie, que les passions ne se sont pas encore tues. Peut-on faire œuvre d’historien comme vous le faites, dans ces conditions-là ?

 

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Spécialiste de la Guerre d'Algérie, l'historien participe samedi au colloque organisé ce week-end à Marseille par "Marianne".
Ayant tout perdu, les Pieds-Noirs, dont la plupart sont de condition modeste, seront souvent accueillis comme des pestiférés à Marseille.

Avec le recul d'un demi-siècle, la Guerre d'Algérie était-elle inévitable ?

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“Le discours de Messali Hadj du 2 août 1936, prononcé au stade municipal d’Alger, peut être considéré comme étant un marqueur dans l’histoire du nationalisme algérien”, a déclaré à Liberté l’historien et chercheur Benjamin Stora, l’un des plus importants spécialistes français de l’histoire de l’Algérie contemporaine, auteur de nombreux ouvrages consacrés au mouvement nationaliste algérien.

Présent à Tlemcen où il a participé au colloque international sur Messali Hadj intitulé “Cette terre n’est pas à vendre”, Benjamin Stora, répondant à une question sur le retentissement de ce discours, a ajouté : “pour au moins deux raisons, il a été un marqueur : il y a d’abord le fait que le nationalisme indépendantiste radical était né dans les milieux de l’émigration ouvrière en France avec l’étoile nord-africaine. Le 2 août 1936, le centre de gravité du nationalisme algérien radical se déplace de la métropole coloniale vers l’Algérie, c'est-à-dire vers le territoire d’origine, c’est un déplacement extrêmement important.

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Propos recueillis par Nadjia Bouzeghrane pour El Watan.com

Nadjia Bouzeghrane : Alors que l’immigration maghrébine est appréhendée sous un angle restrictif et négatif, Les hommes libres, le film d’Ismaël Ferroukhi, auquel vous avez collaboré, montre un aspect méconnu  de l’immigration algérienne pendant l’entre-deux guerres et durant la Seconde Guerre mondiale, celui de sa participation à la résistance à l’occupation nazie. Comment expliquez-vous que ce volet de l’histoire de l’immigration algérienne soit peu connu ou occulté ?

benjamin-storaBenjamin STORA : Les immigrés algériens en France étaient environ près de cent mille, au moment où éclate la Seconde Guerre mondiale. Certains vont fuir après la débâcle de mai 1940, mais beaucoup resteront sur place, pris au piège. Quelques milliers seront ensuite envoyés pour construire le «Mur de l’Atlantique».

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Hommage à Benjamin Stora, Mucem, Marseille, 31 mai 2018

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Ouvrages