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L'image

Transcription, par Taos Aït Si Slimane, de l’émission de France Culture, « La Fabrique de l’Histoire », par Emmanuel Laurentin, du mercredi 15 décembre 2010, qui avait pour thème, « Histoire de la guerre d’Algérie » / « Archives autour du Cinéma et la guerre d’Algérie »

Présentation sur le site de l’émission : Pour cette troisième émission de la semaine, nous écoutons de nombreuses archives tirées de films documentaires, d’actualité ou de fiction traitant de la guerre d’Algérie. Car, contrairement à une idée reçue, ce conflit a produit un grand nombre d’images, après le conflit mais aussi pendant.

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La "deuxième" guerre d’Algérie est fortement privée d’images. Le cinéma répond-il à ce manque ? Ou bien les douleurs, présentes et anciennes, restent-elles impossibles à représenter ?

Dans les représentations du terrible conflit qui a secoué l’Algérie tout au long des années 1990, et qui a causé la mort de plus de cent mille personnes, l’important est la sensation de "vide" d’images. Un territoire de lumière, situé au sud, se trouve assombri d’une immense tâche noire. A l’heure du bombardement massif, sauvage, des images (et la vitesse de leur propagation), la grande "invraisemblance" de cette tragédie tient aux aspects matériels de sa représentation : l’effacement des lieux de la tragédie procure une impression d’étrangeté. L’Algérie, longtemps interdite d’accès aux caméras, se transforme en un décor plongé dans l’ombre. Puisque la diversité consistante du réel fait défaut, il sera bien difficile de partager une expérience sensorielle de cette guerre. Ainsi privé de "paysages", l’événement échappe aisément à la chronologie, ne délivre pas de sens, de cohérence.

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Le festival de Pessac souligne un paradoxe : moins nombreux que ceux sur l'Algérie, les films sur la guerre d'Indochine sont plus renommés. Décryptage.

« Indochine », de Régis Wargnier, Oscar du meilleur film étranger en 1993.  

«La fin des colonies », c'est le thème du 21e festival du film d'histoire de Pessac, qui se poursuit jusqu'au 22 novembre. En toute logique il accorde une grande place aux deux guerres de décolonisation qu'a connues la France entre 1946 et 1962. L'occasion de constater que, au cinéma comme ailleurs, les guerres d'Indochine et d'Algérie ne laissent pas les mêmes traces. Explications avec Benjamin Stora, historien, spécialiste des relations franco-algériennes, auteur de plusieurs documentaires et conseiller historique du film « Indochine ».

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Hommage à Benjamin Stora, Mucem, Marseille, 31 mai 2018

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