« Vieille de plus d’une demi-siècle, la bibliothèque personnelle de Benjamin Stora a voyagé au gré des déménagements du Constantinois à Paris et à l’étranger. Mais, sous l’effet de sa triple vocation —étudiant, historien, enseignant —, elle n’en finit pas de s’enrichir et, au fil des acquisitions, de grignoter de l’espace at home ! Il y en a de tout avec, spécialité du concerné oblige, une prépondérance de la thématique ‘’histoire’’.
Il y a d’abord les manuels et les titres ‘’référence’’ dans la discipline, ces indispensables outils qui, de Paris X (Nanterre) à Paris XII (Créteil), ont accompagné l’étudiant puis le doctorant à l’épreuve gagnante de la licence et de la post-graduation.
Il y a, il va sans dire, les ouvrages publiés par ses collègues et amis historiens, à commencer par les grandes signatures de l’histoire coloniale, du nationalisme algérien et de la guerre l’indépendance. Dédicacés au moyen de mots choisis, ils ornent un rayon entier de la bibliothèque. Et, à tout seigneur, tout honneur, Il y a son œuvre, dense et multiforme : 37 livres auxquels s’ajoutent 11 publiés en collaboration et 6 livres collectifs dirigés en compagnie d’illustres pairs sans compter la quinzaine de thèses qu’il a encadrées.

« Habiter le monde » : la thématique du festival Le Livre à Metz 2026
En librairie depuis le 18 mars 2026, le livre de poche, "L'Arrivée. De Constantine à Paris, 1962-1972". Ed Flammarion. Collection "Champs Histoire".
Ce pourrait être le signe d’un début de détente entre Paris et Alger : plusieurs armes ayant appartenu à l’émir Abdelkader vont être remises à l’Algérie. Mais la décision n’a rien à voir avec les autorités, c’est une association franco-algérienne qui est à l’initiative de la restitution.
L’historien Benjamin Stora, figure centrale des travaux sur la mémoire franco‑algérienne, a laissé éclater sa colère lors d’un entretien diffusé sur France Info. Une scène rare, presque inédite pour ce spécialiste réputé pour son calme, qui a dénoncé en direct ce qu’il considère comme une dérive médiatique empêchant tout débat sérieux sur l’histoire.
Par
Né en 1933, Mohammed Harbi est décédé ce 1er janvier 2026 à Paris. Benjamin Stora rend hommage à cette grande figure de l’histoire algérienne, par ses engagements de citoyen et d’historien.
Spécialiste de la guerre d’Algérie, l’historien Benjamin Stora publie un nouveau livre consacré à la "déchirure" entre la France et l’Algérie. Pour lui, les accords de 1968 ont été vidé de leur substance il y a longtemps.
De Xavier Le Clerc, écrivain (Le pain des français, Ed Gallimard) :
À 40 ans, Raphaël Stora, réalisateur et fils de l’historien Benjamin Stora, ravive sa passion pour la danse hip-hop. Avec sa caméra il explore son passé et ses liens familiaux tout en filmant ses pairs, dont les corps en mouvement résonnent avec ses questionnements intimes.
Dès mardi 16 septembre 2025 sur arte.tv, YouTube et les chaînes sociales d'ARTE.
La série des interviews exclusives que le bureau de La Nouvelle République à Paris avait consacrées avec des historiens Français de renommée internationale pour commémorer les massacres du 8 mai 1945 à l’image de Gilles Manceron, Olivier.
Par Makhlouf Mehenn.
En juin dernier étaient célébrés les cinquante ans de la mort de Messali Hadj, grande figure de la lutte indépendantiste algérienne. Personnage peu connu en France, il aurait pu l'être bien davantage de l'autre côté de la Méditerranée. Pourtant, l'Algérie s'est toujours bien gardée de glorifier ce héros national. Et pour cause, il fut le grand rival du FLN qui mena une vraie vendetta contre ses partisans et finit par l'évincer.
Par Jean-Pierre Costille | 3 Déc 2024 |
Les Algériens en France : sous ce terme générique, il y a des chiffres, des statistiques, des réglementations… Il y a aussi des hommes, des femmes, des enfants, des familles. Avec leurs joies, leurs peines. Avec leurs espoirs, leurs réussites, leurs échecs… on ne les connaît pas vraiment, on ressent souvent de l’indifférence à leur égard, parfois de l’hostilité. Notre mémoire collective a occulté les injustices dont ils furent les victimes. Pour comprendre le présent, il faut connaitre leur histoire.































































