« La reconnaissance pleine et entière du massacre du 17 octobre 1961 comme un crime d’État » et « l'inscription du 17 octobre au calendrier officiel des journées nationales et cérémonies officielles ». C’est ce que demandent aujourd’hui une trentaine de maires, 65 ans après le massacre des Algériens. Ce jour-là, près de 25 000 Algériens se sont rassemblés à Paris, à l’appel du FLN pour contester un couvre-feu discriminatoire du 5 octobre, sous l’autorité du préfet Maurice Papon. Un couvre-feu, qui ne visait que les Français musulmans d’Algérie. Une manifestation pacifiste, et pourtant une répression sanglante : plus de 12 000 arrestations, au moins 150 Algériens tués, par balle, jetés dans la Seine. 65 ans après, où en est l’ouverture des archives ? « Des faits inexcusables pour la République », selon Emmanuel Macron, mais toujours pas de reconnaissance de crime d'État.

Dans le cadre de la célébration de La Journée nationale de la diplomatie algérienne, marquant l’anniversaire de l’adhésion de l’Algérie à l’Organisation des Nations unies, le 8 octobre 1962 

Par Slimane Ould Brahim.
Fondée en 1926, l’Étoile Nord-Africaine est une association née dans le contexte de l’immigration ouvrière nord-africaine en France. Il s’agit de la première organisation politique structurée des travailleurs algériens en France. Son rôle décisif dans l’émergence du nationalisme algérien moderne, autour de figures telles que Messali Hadj, Hadj Ali Abdelkader, Imache Amar, et Radjef Belkacem, s’inscrit dans des dynamiques plus larges de mouvements anticoloniaux.
Comment une organisation ouvrière née dans l’exil parisien a-t-elle pu devenir le moteur de l’indépendance algérienne ? Réunis à Béjaïa pour commémorer les 100 ans de l’Étoile Nord-Africaine, des chercheurs internationaux ont déconstruit les récits officiels pour réhabiliter les figures de l’ombre et analyser les piliers idéologiques du nationalisme. Retour sur un colloque où l’histoire s’écrit au présent.
« Vieille de plus d’une demi-siècle, la bibliothèque personnelle de Benjamin Stora a voyagé au gré des déménagements du Constantinois à Paris et à l’étranger. Mais, sous l’effet de sa triple vocation —étudiant, historien, enseignant —, elle n’en finit pas de s’enrichir et, au fil des acquisitions, de grignoter de l’espace at home ! Il y en a de tout avec, spécialité du concerné oblige, une prépondérance de la thématique ‘’histoire’’.
« Habiter le monde » : la thématique du festival Le Livre à Metz 2026
En librairie depuis le 18 mars 2026, le livre de poche, "L'Arrivée. De Constantine à Paris, 1962-1972". Ed Flammarion. Collection "Champs Histoire".
Ce pourrait être le signe d’un début de détente entre Paris et Alger : plusieurs armes ayant appartenu à l’émir Abdelkader vont être remises à l’Algérie. Mais la décision n’a rien à voir avec les autorités, c’est une association franco-algérienne qui est à l’initiative de la restitution.
L’historien Benjamin Stora, figure centrale des travaux sur la mémoire franco‑algérienne, a laissé éclater sa colère lors d’un entretien diffusé sur France Info. Une scène rare, presque inédite pour ce spécialiste réputé pour son calme, qui a dénoncé en direct ce qu’il considère comme une dérive médiatique empêchant tout débat sérieux sur l’histoire.
Par
Né en 1933, Mohammed Harbi est décédé ce 1er janvier 2026 à Paris. Benjamin Stora rend hommage à cette grande figure de l’histoire algérienne, par ses engagements de citoyen et d’historien.
Spécialiste de la guerre d’Algérie, l’historien Benjamin Stora publie un nouveau livre consacré à la "déchirure" entre la France et l’Algérie. Pour lui, les accords de 1968 ont été vidé de leur substance il y a longtemps.
De Xavier Le Clerc, écrivain (Le pain des français, Ed Gallimard) :
À 40 ans, Raphaël Stora, réalisateur et fils de l’historien Benjamin Stora, ravive sa passion pour la danse hip-hop. Avec sa caméra il explore son passé et ses liens familiaux tout en filmant ses pairs, dont les corps en mouvement résonnent avec ses questionnements intimes.
Dès mardi 16 septembre 2025 sur arte.tv, YouTube et les chaînes sociales d'ARTE.
La série des interviews exclusives que le bureau de La Nouvelle République à Paris avait consacrées avec des historiens Français de renommée internationale pour commémorer les massacres du 8 mai 1945 à l’image de Gilles Manceron, Olivier. 

































































