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https://www.franceinter.fr/emissions/la-marche-de-l-histoire/la-marche-de-l-histoire-11-mars-2013
LE FIGARO. - Les députés viennent de voter une loi pénalisant la négation du génocide arménien. Pourquoi dites-vous que la France, en creusant sa mémoire, s'adonne à un « dolorisme d'enfant gâté » ?
Pascal BRUCKNER. - En France, pendant plusieurs années, l'État s'est fait le dépositaire de la vérité historique. Il a fallu attendre 1995 pour que Chirac reconnaisse la réalité du gouvernement de Vichy, et 1999 pour que les événements survenus en Afrique du Nord soient appelés « guerre d'Algérie ». La loi de 2005 sur les bienfaits supposés de la colonisation, abolie depuis, appartient à ce même mouvement.
Madame Agnès Laurent, journaliste à l’Express, m’avait annoncé par un mail en date du 11 janvier 2023 qu’elle voulait me rencontrer pour un « portrait » dans l’Express. Elle écrivait : « J’aimerais travailler à un portrait de vous. Dans ce cadre, il me paraît indispensable de vous rencontrer. Etes-vous partant ? »
Elle précisait ensuite, par téléphone, qu’il s’agissait, dans ce portrait, de me défendre contre des textes antisémites publiés récemment sur un site en Algérie. Argument qu’elle a utilisée auprès d’autres personnes rencontrées. Je l’ai rencontré pendant une heure environ le 18 janvier 2023.
Le Monde diplomatique : «On ne saurait trop conseiller la lecture de ce livre concis mais qui, en allant à l'essentiel, rappelle ce que fut l'Algérie française [...]. Un voyage salutaire, jamais simpliste, manichéen ou ennuyeux».
Le Monde : «Des balises indispensables pour comprendre comment l'aventure coloniale de la France en Algérie diffère de celle qui la guida dans d'autres pays ; et comment cette aventure différente transforma le drame de la décolonisation en tragédie.»
Revue française d'histoire d'outre-mer : «L'ouvrage, alerte et de lecture aisée, est une synthèse historique et non une réflexion politique. Au total, il reflète une approche très personnelle, celle d'un historien engagé, très original en ce qu'il s'efforce d'être à l'écoute des diverses communautés de l'Algérie coloniale. Il ne montre pas seulement l'«Algérie heureuse», l'«Algérie de papa» [...], il dit aussi avec précision son inconscience politique face à la montée du nationalisme algérien.»
Poche: 124 pages
Editeur : Editions La Découverte; Édition : Nouv. éd (1 novembre 2004)
Collection : Repères
Langue : Français
ISBN-10: 2707144665
ISBN-13: 978-2707144669
Voici la lettre de Delphine Renard. Elle avait quatre ans en février 1962 au moment de l’explosion d’une bombe de l’OAS, déposée au domicile d’André Malraux. L’explosion l’a rendue aveugle. Elle s’est rarement exprimée en public.
Invités :
Pierre Nora, historien français Directeur des Hautes Etudes et académicien français
Benjamin Stora, historien spécialiste du Maghreb contemporain, des guerres de décolonisations et de l’histoire de l’immigration maghrébine en Europe.
http://www.franceculture.fr/emissions/repliques/qui-etaient-les-francais-dalgerie
Nouvelle introduction à l’édition de poche (février 2023) - Le « Rapport Stora » et ses suites.
Un historien dans la mêlée. Par Benjamin Stora.
« Il s’agit de servir la dignité de l’homme par des moyens qui restent dignes au milieu d’une histoire qui ne l’est pas. [...] Tant il est vrai que l’Histoire n’est que l’effort désespéré des hommes pour donner corps aux plus clairvoyants de leurs rêves ».
Albert Camus.
Le 20 janvier 2021, à la demande du président de la République française, je remettais un rapport sur « la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie » commandé six mois plus tôt. Ce rapport a été publié aux éditions Albin Michel en mars 2021 sous la forme d’un ouvrage : France-Algérie, les passions douloureuses, intégralement repris dans cette nouvelle édition Cette publication a provoqué pendant plusieurs mois un flot de commentaires, de critiques mais aussi d’approbations et, surtout, de discussions vives.
Victime récurrente d’attaques antisémites en France de la part de l’extrême droite et des nostalgiques de l’OAS, qui ne lui pardonnent pas son travail intellectuel de compréhension du combat de libération des Algériennes et des Algériens, Benjamin Stora vient de subir, comme en écho, une charge méprisable sur le média électronique « Algérie patriotique » – une charge qui, débordant sa personne, vise explicitement toute la communauté algérienne de confession juive dans sa longue histoire.
A l'occasion des cinquante ans de l'indépendance, en 2012, l'historien revenait dans un entretien avec L'Express sur l'origine et les effets de cette guerre particulièrement cruelle et meurtrière. Extraits.
Autour du film « GO HOME » de Jihane Chouaib. (sortie en salles le 7 décembre 2016).
Synopsis et détails :
Quand Nada revient au Liban, elle est devenue une étrangère dans son propre pays. Elle se réfugie dans sa maison de famille en ruines, hantée par son grand-père mystérieusement disparu pendant la guerre civile. Quelque chose est arrivé dans cette maison. Quelque chose de violent. Nada part à la recherche de la vérité.
La réédition en poche en février 2023 (Albin Michel) de mon Rapport remis au Président de la République en janvier 2021.
Dans une longue introduction originale, ma réponse aux réactions à ce travail, en France et en Algérie.
Ainsi qu'une analyse sur les réalisations effectuées, à partir des préconisations proposées dans ce rapport.
Entretien avec Benjamin STORA, propos recueillis par Lisa PIGNOT et Jean-Pierre SAEZ.
Le Musée national de l'histoire de l'immigration qui rassemble, sauvegarde, met en valeur et rend accessibles les éléments relatifs à l'histoire de l'immigration en France s'est lancé un double défi : le premier et de faire admettre comme patrimoine commun l'histoire de l'immigration ; le second et de mettre au cœur de son projet le public et les habitants et ce, en menant une politique active de développement culturel...
Benjamin Stora, historien. "Fanon a pensé la question coloniale de manière universelle"
Propos recueillis par F-X.G. France-Antilles Martinique 11.07.2012.
Compte rendu de Gilbert Meynier dans la revue Vingtième siècle, 1986, vol 9, page 134.
Broché: 304 pages
Editeur : Editions L'Harmattan (2000)
Langue : Français
ISBN-10: 2858025436
ISBN-13: 978-2858025435
Communiqué LDH
Un site Internet proche de certains milieux militaires du pouvoir en Algérie a reproduit, au prétexte de « patriotisme », des propos antisémites inacceptables. Il s’en est pris à l’historien Benjamin Stora, écrivant par exemple que « le peuple algérien refuse d’emprunter ce même chemin tracé par Benjamin Stora, ses semblables et ses aïeux. Ceux-là mêmes qui furent à l’origine de la prise d’Alger, les Bacri et les Busnach – commerçants véreux convoitant l’immense trésor de la Régence pour leurs maîtres, les Rotschild, les Seillière et les Schneider ». Ce qui est une manière de stigmatiser cet historien originaire d’une famille juive de Constantine, dont les travaux sont particulièrement appréciés en Algérie et ont grandement contribué à mettre en lumière l’injustice et la violence de la colonisation française, en alléguant son appartenance à un groupe ethnique maléfique.
Président du Conseil d'orientation du musée de l'Histoire de l'immigration, l'historien Benjamin Stora vient de publier chez Larousse un ouvrage intitulé C'était hier en Algérie... De l'Orient à la République, une histoire des juifs d'Algérie sur lequel reviendra le Patriote Résistant. Sans attendre, entretien à propos de deux notions affirmées par le titre du mensuel de la FNDIRP.
Comment comprendre l'Algérie d'aujourd'hui à moins d'un retour critique sur l'histoire ? Ce livre réunit neuf des premières études de Benjamin Stora qui gardent leur pertinence et éclairent comme jamais l'actualité. C'est toute la complexité et la pluralité du nationalisme algérien dans sa phase de constitution entre 1920 et 1954 qui est ici montrée. En quoi les débats de la période 1935-1938 avec le Front populaire et le mouvement communiste se retrouveront-ils dans la guerre d'Algérie ? Quel rôle a joué l'islam ? Comment, à travers les contradictions régionales, a percé la conscience nationale ? Pourquoi la représentation paysanne dans la marche du nationalisme est- elle demeurée faible ? Quelle est la signification des affrontements idéologiques qui ont traversé la direction de l'organisation nationaliste à la veille du le` novembre 1954 ? Comment se sont organisées les "batailles de mémoire" entre dirigeants pour consolider une légitimité historique ? Toutes ces questions décisives ouvrent sur une compréhension du présent. Un volume exemplaire où se laisse voir la genèse intellectuelle d'un des plus grands spécialistes de l'Algérie et qui ouvre, de façon surprenante, sur une saisie renouvelée du présent.
Le nationalisme algérien
Broché: 346 pages
Editeur : CNRS (25 février 2010)
Langue : Français
ISBN-10: 2271068681
ISBN-13: 978-2271068682
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CONFÉRENCE :
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Par Benjamin Stora, historien de l'Algérie contemporaine
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Historien. professeur des universités, président du musée de l'Immigration, auteur de nombreux ouvrages sur le Maghreb, Benjamin Stora ne s'était jamais frotté au neuvième art, jusqu'à la publication récente, aux côtés de Sébastien Vassant, d'Histoire dessinée de la guerre d'Algérie (Seuil). Selon lui, ce médium, qui mêle texte et images, est un outil pédagogique idéal.
L'histoire Stora, par Kamel Daoud
Beaucoup en parlent et font des calculs avec la calculatrice : il y a 21 millions d'électeurs. 57% n'ont pas voté. Plus de 1,5 million ont voté blanc. Sur le reste, la moitié a voté pour le FLN. Ou le un tiers ou même pas si on prend en compte la loi du plus fort de la proportionnelle. Donc, pour ceux qui veulent garder espoir et garder, à la fois, une raison de désespérer longuement, le FLN est majoritaire en haut, minoritaire en bas, par les chiffres des électeurs réels. Le FLN peut-il gouverner 36 millions d'Algériens au nom de 04 millions, ou presque pas, d'électeurs ?
Fausse question : il l'a toujours fait. C'est le fils unique de la révolution et les autres sont nés d'un second mariage avec le pétrole ou le temps. Il a fait la guerre, les autres n'arrivent même pas à faire un mur. Donc, faire des calculs sur les chiffres ne mène à rien. Le FLN croit qu'il a la majorité des Algériens quand on compte les morts d'avant 62. Le reste, il fait avec en faisant contre. Donc, c'est ce qui explique que ce pays continuera. D'ailleurs, cela s'est fait hier à Skikda dans un village.
Vecteur de la transmission du savoir et de la fabrication de l'imaginaire, le livre joue un rôle immense dans l'histoire de la guerre d'Algérie. Près de trois mille ouvrages ont été publiés sur cette période.
Benjamin Stora, après un travail sur la mémoire de cette guerre dans La gangrène et l'oubli, et une réflexion sur le cinéma dans l'imaginaires de guerre, se penche cette fois sur le rôle de l'écrit, et particulièrement du livre. Il trace un vaste panorama des représentations de cette guerre à partit des récits des soldats du contingent, des écrits de femmes pieds-noirs nostalgiques de leur jeunesse, des mémoires de combattants algériens, des textes de jeunes issus de l'immigration algérienne travaillés par des identités multiples ... et tout ce qui, récits, biographies, essais, témoignages, fait revivre la guerre sous nos yeux.
Ce travail historique original fait apparaître une fabuleuse bibliothèque qui reste en grande partie à découvrir, ou à relire.
CHIHAB Editions
C'est entre un train parisien et une conférence sur les travailleurs algériens pendant la guerre d'Algérie que Benjamin Stora a fait une halte dans notre studio. Historien spécialiste du Maghreb contemporain, il est revenu sur le fiasco de l'exposition Camus, mais aussi sur les liens qui unissent aujourd'hui la France et l'Algérie, Marseille et l'Algérie.
Série documentaire en cinq épisodes, conçue et réalisée par Georges-Marc Benamou et Benjamin Stora, sur la base d’archives rares, restaurées et colorisées, « C’était la Guerre d’Algérie » prend le parti d’un film sans tabou et à hauteur d’hommes.
Emmanuel Macron s’est rendu en Algérie le mercredi 6 décembre, pour un premier et court voyage officiel. Le président de la République affirme vouloir tourner la page du passé. Benjamin Stora*, historien, spécialiste de l’Algérie et des guerres de décolonisations, l’accompagnait. Il revient pour nous sur la nécessité d’écrire ensemble une nouvelle page.
Un film de Jean-Michel Meurice et Benjamin Stora
DVD PAL Version Française, 52 min.
Zadig Productions - ARTE France - INA 2011
Par L'Obs avec AFP.
En marge de la visite présidentielle de trois jours en Algérie d’Emmanuel Macron, l’historien Benjamin Stora estime que la transmission de l’histoire de la colonisation française est indispensable pour apaiser les tensions, notamment sur l’héritage de la guerre d’Algérie.
La Kabylie a joué un grand rôle dans la lutte pour l’indépendance algérienne. Avec la libération, ce furent encore des Kabyles qui mirent en avant les questions de la pluralité dans un pays en proie au totalitarisme.
Par, Noureddine Khelassi ,
«Toutes les fois qu'un moudjahid disparaît, indépendamment de sa position dans la pyramide de la Révolution, nous enterrons avec lui une partie de l'Histoire, et une information précieuse s'en va si elle ne venait pas à être enregistrée et répertoriée.» L'auteur de ce signal d'alarme, sous forme de constat empreint de triste regret ? Le commandant Abdelkader Mali, alias Abdelaziz Bouteflika, lui-même acteur de la guerre de Libération et présentement chef de son Etat indépendant depuis 1962. Autre exemple, un de ses ministres, Dahou Ould Kablia, lui aussi acteur militaire de la Révolution et toujours président de l'amicale des anciens «malgaches», c'est-à-dire des djounouds de l'ombre du MALG, pense la même chose. Tous les acteurs de la guerre d'Indépendance ont la même foi : un moudjahid qui disparaît sans avoir livré les secrets de sa «boîte noire», c'est le disque dur de la mémoire du Premier Novembre 1954 qui en est d'autant amputée.
Film de Jean Michel Meurice et Benjamin Stora
DVD PAL Version Française, 52 min.
Production France 5 - Point du Jour / 2002
Ce film revient sur les mois qui ont suivi la proclamation de l’indépendance en Algérie, le 5 juillet 1962. Quarante ans après, une dizaine d’acteurs de la révolution algérienne -leaders historiques de la rébellion, chefs des maquis de l’intérieur, cadres de l’Armée des frontières, responsables de la fédération de France du FLN -, interrogés par l’historien Benjamin Stora, évoquent, devant la caméra de Jean-Michel Meurice, cet été pendant lequel les nationalistes qui venaient d’en finir avec la guerre contre le colonisateur se sont affrontés dans une terrible bataille pour le pouvoir, jusqu’à la victoire de Ben Bella en septembre 1962.
Vecteur de la transmission du savoir et de la fabrication de l'imaginaire, le livre joue un rôle immense dans l'histoire de la guerre d'Algérie. Près de trois mille ouvrages ont été publiés sur cette période.
Benjamin Stora, après un travail sur la mémoire de cette guerre dans La Gangrène et l'oubli, et une réflexion sur le cinéma dans Imaginaires de guerre, se penche cette fois sur le rôle de l'écrit, et particulièrement du livre. I
l trace un vaste panorama des représentations de cette guerre à partir des récits des soldats du contingent, des écrits de femmes pieds-noirs nostalgiques de leur jeunesse, des mémoires de combattants algériens, des textes de jeunes issus de l'immigration algérienne travaillés par des identités multiples... et tout ce qui, récits, biographies, essais, témoignages, fait revivre la guerre sous nos yeux.
Ce travail historique original fait apparaître une fabuleuse bibliothèque qui reste en grande partie à découvrir, ou à relire.
Edition le Préau des collines, année 2005
Juin 2022 : Par le Président de la République directement
Par Benjamin Stora
Cinquante ans après, la mémoire et l'écriture de l'histoire de la guerre restent des sujets très sensibles dans les rapports franco-algériens. Au silence de la France pendant de longues années sur les exactions commises au temps colonial a répondu la surabondance algérienne d'écrits sur la "guerre de libération nationale". Dans les années 1990, l'ouverture des archives, en particulier celles de l'armée française, et l'arrivée sur le devant de la scène culturelle de nouvelles générations de chercheurs ont permis une progression de la connaissance de cette période. Le vote à l'Assemblée nationale de la reconnaissance officielle de la guerre en Algérie en 1999 marque une nouvelle étape. En Algérie, la sortie d'une terrible guerre civile commencée au début des années 1990 s'accompagne d'une interrogation sur les origines de la violence et le développement de la "première" guerre d'indépendance. De nombreux témoignages d'Algériens sont publiés à ce moment-là.
L’historien, connu pour son engagement sur les questions d’immigration, s’est vu confier par Françoise Nyssen, ministre de la Culture une “mission de coordination et d’accompagnement de l’action culturelle en faveur des migrants”. Nous l’avons rencontré.

Romans, nouvelles, poésie, photos, histoire, essais, récits historiques, témoignages, biographie, mémoires, autobiographies
Harmattan (L') - 1996, 347 p., 33.5 euros
ISBN : 2738448631
Auteurs : Hélène Constanty - Alberto Marquardt
Réalisateur : Alberto Marquardt à partir d'une idée de Benjamin STORA
DVD PAL - Version Française 2 X 52 min. / 16/9
Production LCP Assemblée nationale - INA - Point du Jour 2010
L'historien Benjamin Stora vient présenter son Histoire dessinée des juifs d'Algérie, publiée avec le dessinateur Nicolas Le Scanff, ce jeudi 12 mai, au Musée gallo-romain.
Dans un article du journal Liberté, quotidien d’Algérie, Amina Hadjiat rend compte des conférences que Benjamin Stora et Mohammed Harbi ont consacré, mercredi 29 avril 2009, à Alger, à l’Histoire de la guerre de libération. Un autre grand article a été publié dans La Voix de l’Oranie du 30 avril 2009.
Les interventions des deux historiens ont permis de restituer les enjeux qui entourent l’écriture de l’histoire commune entre la France et l’Algérie. Quel est le regard des milieux culturels et politiques français sur leur passé colonial ? Quels sont les facteurs qui retardent un regard serein sur l’histoire ? Comment l’histoire ou la mémoire a été transmise jusque-là par ceux qui l’ont vécue ? Ce sont là quelques questions auxquelles ont tenté de répondre, mardi soir, au Centre culturel français deux éminents historiens, en l’occurrence Mohammed Harbi et Benjamin Stora.
Une serie documentaire de Gabriel Le Bomin et Benjamin Stora
Réalisé par Gabriel Le Bomin
Ecrit par Benjamin Stora et Gabriel Le Bomin,
Commentaire dit par : Kad Merad
Nilaya productions 2012. Edition vidéo France Télévisions distribution.
Durée : 2 X 55 minutes. Episode 1 : 1954 - 1958 / Episode 2 : 1958 - 1962
Spécialiste de la guerre d’Algérie, Benjamin Stora pose ici les véritables questions et apporte des réponses dénuées de rancœurs et de vains regrets». L’Histoire «Par un auteur qui fait autorité sur le sujet, un exposé historique sur le conflit qui devait déboucher sur l’indépendance, après de multiples péripéties politiques et militaires. Des tentatives de réponses sur les nombreux aspects d’une guerre à laquelle beaucoup de questions se posent encore». Le Monde «... Les faits et les acteurs par un des meilleurs spécialistes de cette époque». Lire «Le livre de B. Stora est un ouvrage d’histoire à lire surtout parce qu’il fait réfléchir à l’avenir». Charles-Robert Ageron, Vingtième Siècle. «L’ouvrage, alerte et de lecture aisée, est une synthèse historique et non une réflexion politique. Au total, il reflète une approche très personnelle, celle d’un historien engagé, très original en ce qu’il s’efforce d’être à l’écoute des diverses communautés de l’Algérie coloniale. Il ne montre pas seulement «l’Algérie heureuse», «l’Algérie de papa» (…), il dit aussi avec précision son inconscience politique face à la montée du nationalisme algérien». Charles-Robert Ageron Revue française d’histoire d’Outre-mer.
Editeur : Casbah Editions (1991-1994)
400 pages
Domaine : Histoire
ISBN : 9961-64-510-3
Langue : Francais
Sous sa présidence, d’indéniables avancées mémorielles ont été réalisées, rappelle l’historien Benjamin Stora, qui s’apprête à voter pour lui le 24 avril.
J’entends autour de moi depuis dimanche une petite musique qui met sur le même plan Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Et certains de mes camarades de gauche, hésitent, veulent même s’abstenir, voter blanc… Sur un sujet particulier que je connais bien, celui de la mémoire de la guerre d’Algérie, je voudrais rappeler quelques faits d’évidence. Marine Le Pen est l’héritière directe d’une histoire qui est celle des partisans de l’Algérie française, parmi les plus radicaux, ceux qui voulaient tuer le général de Gaulle au moment du passage à l’indépendance de l’Algérie en 1962. Très nombreuses sont les citations où Marine Le Pen, dans la continuité de son père, refuse absolument de reconnaître la moindre responsabilité de la France dans les exactions commises au temps de la colonisation (au nom du refus de la «repentance»).

Lampedusa, Lesbos, Calais : si ces villes sont aujourd'hui connues dans le monde entier, c'est justement par eux, ces migrants. Les photos de leur traversée de la Méditerranée dans des embarcations de fortune, et celles de leurs tragiques naufrages, ont été publiées un peu partout. Pour tenter d'appréhender la complexité de ces phénomènes migratoires, le sociologue Smaïn Laacher, la présidente de la Cimade, Geneviève Jacques, l'historien Benjamin Stora et le Défenseur des Droits, Jacques Toubon s'expriment aujourd'hui. Ce livre est le fruit de ces échanges, à la fois instructifs, lucides et porteurs d'espoir pour l'avenir.
Éditeur : L'age D'homme, Date de parution 10/11/2016, Collection Rue Ferou, EAN 978-2825145890, ISBN 2825145890, Format 14,9X21,1
Un an après leur déclenchement, quel regard porter sur les révolutions arabes ? L'arrivée de partis islamistes au pouvoir, en Tunisie, en Egypte, en Libye ou au Maroc, ont provoqué une grande secousse, au point de s'interroger sur le sens même de ces révolutions. Sommes nous passé du "printemps" à "l'hiver" pour reprendre une expression journalistique entendue ici ou là ?
Une révolution pour rien ?
La Tunisie a donné le coup d'envoi à ce que l'on appelé "le printemps arabe". Un an plus tard, l'ex-président Ben Ali fait partie du passé, l'histoire s'est accélérée. Et le pays est confronté à une grave crise sociale, et à des défis démocratiques majeurs.
Série documentaire sur la guerre d'Algérie
De Benjamin Stora, Philippe Alfonsi, Bernard Favre et Patrick Pesnot.
Coproduction : Ina/France 2 - Nouvel Observateur - 1991 - 3 X 52 min.
En savoir plus sur le documentaire
Le rapport de Benjamin Stora contient vingt-deux préconisations qui concernent l’histoire mémorielle de la France avec l’Algérie
En un an, souligne l’historien, plus de gestes ont été réalisés que pendant soixante ans, depuis l’indépendance de l’Algérie
PARIS: Demandé par Emmanuel Macron, un rapport sur la question mémorielle entre l’Algérie et la France a été rédigé par Benjamin Stora, historien, professeur des universités, spécialiste de l’histoire du Maghreb contemporain des XIXe et XXe siècles), de l’immigration maghrébine en Europe et des guerres de décolonisation. Remis à l’Élysée en janvier 2021, il contient vingt-deux préconisations qui concernent l’histoire mémorielle de la France avec l’Algérie. Le texte a été publié par Albin Michel sous le titre France-Algérie, les passions douloureuses.
Comment le recteur de la Mosquée de Paris a-t-il fourni de faux papiers aux juifs pendant l'Occupation ? C'est le sujet d'un film, « Les Hommes libres », réalisé par Ismaël Ferroukhi. Entretien avec son conseiller historique, Benjamin Stora.
Ainsi, pendant l'Occupation, il s'est trouvé des Arabes pour sauver des juifs ? La Grande Mosquée de Paris a servi de point de ralliement, voire de porte de sortie pour échapper aux nazis ? Cette histoire-là, incroyable, bouleversante, est restée inconnue pendant plus d'un demi-siècle.
Avec "les Hommes libres" d'Ismaël Ferroukhi, c'est tout un pan de notre mémoire qui ressuscite. Et le choc est immense: cette fraternité des armes, cette main tendue par-delà les divisions communautaires, elle a donc bien existé. Le recteur Si Kaddour Ben Ghabrit (joué par Michael Lonsdale) a favorisé des filières, fourni des faux papiers, caché d'autres fils du Livre, tout en restant conciliant avec les autorités allemandes. Honneur, donc, à ces musulmans qui, aux heures sombres, ont su résister.
De Benjamin Stora
Nous ne pouvons que faire le constat de la "rupture" qui s'est aujourd'hui installée entre juifs et musulmans. De nombreux conflits loco-régionaux au Moyen-Orient et le développement international de mouvements terroristes islamiques en sont la conséquence plus ou moins directe. Au-delà des religions qui les inspirent, ces deux grandes cultures, qui ont étroitement cheminé au cours de l'histoire, s'opposent aujourd'hui.
Benjamin Stora aborde ici le contexte géopolitique de rupture dans la période de l'administration française de l'Algérie et lors de sa décolonisation.Éditeur : Esprit du temps (L')
Parution : 06 avril 2017
Prix editeur : 7€00
Pages : 60
Isbn : 9782847954012
Paris - "Juifs et musulmans, de la France coloniale à nos jours": une exposition à Paris apporte un regard historique et nuancé sur un siècle et demi de relations complexes et sensibles entre deux communautés, avec pour objectif de "conserver des passerelles".
Je vous remercie de m’avoir invité car je ne suis pas un familier des colloques où dominent les psychanalystes. Je suis simplement historien, professeur d’université à Paris 13 et à l’Inalco. En fait, on m’a demandé de parler des effets des discours et des images sur les pratiques de violence ou de déferlement de violence, un grand sujet pour les historiens. J’avais déjà traité cette question dans un livre déjà ancien, qui s’intitule La Gangrène et l’Oubli. La mémoire de la guerre d’Algérie, que j’ai publié il y a plus de vingt ans aux éditions de La Découverte. Je vais m’interroger devant vous, et j’espère que ce sera l’occasion d’un débat entre nous, sur une séquence d’histoire très particulière, que nous connaissons tous, la question de la guerre d’Algérie dans la société française d’aujourd’hui. Une question intéressante car l’an prochain, en 2012, nous allons commémorer le cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, l’occasion de toute une série d’événements de part et d’autre de la Méditerranée, sur les traces que cette histoire, celle de la guerre et du passage à l’indépendance, a laissées dans les sociétés française et algérienne.
« Au cœur des accords d’Évian » (1/4). Comment ont été reçus les accords du 18 mars 1962 ? Quelles ont été leurs conséquences immédiates ? À l’occasion du 60ème anniversaire de leur signature, l’historien Benjamin Stora revient sur ce tournant pour l’Algérie et la France.
Par Renaud de Rochebrune
Diffusée à l’occasion du soixantième anniversaire des accords d’Évian, la série documentaire de France 2 propose des archives visuelles exceptionnelles.
Par Nathalie Funès, l'OBS.
Il faut absolument regarder « C’était la guerre d’Algérie », la série documentaire en cinq épisodes que diffuse France 2 ce soir et demain soir. Ne serait-ce que pour ces incroyables images d’archives : celles de Messali Hadj au Ruisseau, le grand stade municipal d’Alger, en août 1936, à l’occasion du Premier congrès musulman, organisé notamment par Ferhat Abbas et les Oulemas, les religieux modernistes. Le père du nationalisme algérien et président de l’Etoile nord-africaine (ENA), fondée dix ans auparavant, s’apprête à faire son fameux discours. Il va se baisser pour ramasser une poignée de terre et à la brandir en criant : « Cette terre n’est pas à vendre ».
La vie mouvementée d’Abd el-Kader, l’homme qui a tenu tête aux armées françaises de 1832 à 1847, épouse l’histoire compliquée de l’Algérie et de la France, de l’Orient et de l’Occident.
Cette histoire épique tient aussi à l’évolution du regard porté par les intellectuels algériens et français sur ce personnage hors du commun. A l’accueil confidentiel du temps colonial succède le trop plein des hommages de l’après-indépendance. En Algérie, en l’absence d’un « père » issu de la guerre livrée contre la France, sa présence historique est sur-valorisée, étudiée par ses rôles de combattant, permettant les malentendus et les étiquettes qui ont occulté en partie les écrits véritables touchant au religieux ou à la poésie. Il occupe l’ensemble de l’espace dévolu traditionnellement aux « grandes » figures du nationalisme, reléguant dans l’ombre la quasi totalité des autres personnages de l’indépendantisme politique algérien du XXe siècle. Il occupe cette place décisive d’autant plus facilement que le mouvement indépendantiste allait, avant novembre 1954, se placer lui même à la suite de ses combats et enseignements. Il nous faut d’abord dire, en quelques mots, qui fut Abdelkader pour, ensuite, suivre le cheminement de sa postérité dans les mémoires algériennes, avant comme après la guerre d’Algérie.
La série documentaire C’était la guerre d’Algérie, réalisée par Georges-Marc Benamou, en lien avec l’historien Benjamin Stora, revient sur la colonisation et la guerre d’Algérie de façon sensible et didactique. Cinq épisodes à voir sur France 2 à 21h10 les lundi 14 et mardi 15 mars.
Même si, parfois, l’on retrouve les mêmes images d’archives et les mêmes témoins de la guerre d’Algérie tels Bachir Hadjadj, ex-membre de l’Armée de libération nationale, ou Slimane Zeghidour, alors jeune Kabyle qui a grandi dans un des camps de regroupement des villageois créés par la puissance coloniale –, la série documentaire en cinq épisodes C’était la guerre d’Algérie, réalisée par Georges-Marc Benamou, en lien avec l’historien Benjamin Stora, ne redonde pas avec celle d’En guerre d’Algérie réalisée sous la houlette de l’historienne Raphaëlle Branche, diffusée sur Arte deux semaines auparavant. Au contraire, elles se complètent intelligemment.
Vortrag von Prof. Dr. Benjamin Stora (Paris-13-Universität) - Dienstag, 1. Februar 2011
19 Uhr, Goethe-Universität Frankfurt, Campus Westend ÜBERSETZUNG
Die anschliessende Diskussion wird konsekutiv von Dr. Thomas Lienhard (Leiter des IFHA) und Prof. Dr. Roland Spiller (Leiter des Instituts für Romanische Sprachen und Literaturen) übersetzt.
Eine Zusammenarbeit des Institut français d’histoire en Allemagne und des Instituts für Romanische Sprachen und Literaturen - Forum France Monde Francophone der Goethe-Universität.
Mit Unterstützung des Büros für Zusammenarbeit im Hochschulwesen (Kulturabteilung der französischen Botschaft in Deutschland).
www.institut-francais.fr/frankfurt www.ifha.fr www.uni-frankfurt.de
La deuxième journée du Colloque international sur Messali Hadj a été marquée par l’intervention de Benjamin Stora dont le thème s’articulait sur «les retours de mémoires de Messali Hadj».
Cette intervention a été, il faut le dire, très attendue par de nombreuses personnes venant de différents horizons politiques. L’historien français ne laisse jamais indifférent — les journalistes n’étaient pas les seuls à prendre des notes lors de sa communication, mais beaucoup d’étudiants et de chercheurs universitaires.
Alors qu’il affirme qu’il se situe plutôt «dans la lignée des historiens-citoyens engagés, comme le furent Pierre Vidal-Naquet, André Mandouze ou André Nouschi», Benjamin Stora rappelle qu’en réalisant, en un temps très court (six mois), le rapport que lui avait demandé le président Macron, son objectif «n’était pas de recommencer un énième livre sur l’histoire de la colonisation, de la résistance, des massacres ou de la naissance du nationalisme algérien. C’était de dresser l’inventaire des relations mémorielles entre la France et l’Algérie, pour essayer de trouver les voies d’un apaisement mémoriel, d’une réconciliation possible à partir de questions particulières».
Propos recueillis par Nadjia Bouzeghrane
Deux historiens spécialistes de la guerre d’Algérie, pour qui les films sont à la fois objets et sources de la recherche historique, dialoguent et s’interrogent ensemble sur le rôle des images dans la transmission de la mémoire et la construction des discours historiques, de part et d’autre de la Méditerranée.
Benjamin Stora, professeur des universités, enseigne l’histoire du Maghreb à l’université Paris 13 Nord et à l’INALCO. Il a publié une trentaine d’ouvrages, notamment “La gangrène et l’oubli, la mémoire de la guerre d’Algérie” (Éd. La Découverte, 1991) et “La guerre d’Algérie vue par les Algériens” (Éd. Denoël, 2011). Il a également réalisé Les Années algériennes et Été 62 en Algérie pour la télévision.
Sociologue et historien, Abdelmadjid Merdaci est maître de conférences à l’université Mentouri de Constantine. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et le coauteur, avec Benjamin Stora et Christian Boyer, d’une “Bibliographie de l’Algérie depuis l’indépendance” (CNRS Éd., 2011).
Juifs d'Orient. Une histoire plurimillénaire
Du 24 novembre 2021 au 13 mars 2022
Institut du Monde Arabe
1, RUE FOSSÉS ST-BERNARD Place Mohammed V , 75005 PARIS 05
Du mardi au vendredi de 10h à 18h
samedi, dimanche et jours fériés de 10h à 19h.
Introduction by Benjamin Stora, in The Maghrib in the New Century: Identity, Religion and Politics, Univ. of Florida Press, 2007.
Contemporary Maghribi societies face a host of political, social, and economic challenges, which derive from both the flow and ruptures of North African history over the longue durée and social, and the ever-accelerating processes spurred by modernity and globalization. Underpinning these challenges are large-scale demographic pressures, with all the expected impact on state-society relations and relations with Europe, the legacy of authoritarianism and violence, both state-sponsored and from opposition movements, and the region's geo-strategic and economic importance.
À l’occasion du 60e anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie, France 2, en partenariat avec France Inter, propose 2 soirées spéciales autour de la série documentaire événement de Georges-Marc Benamou, écrite avec Benjamin Stora.
Au début de l'année 2010, une proposition de loi était déposée au Parlement algérien pour «criminaliser» le colonialisme français. Quelques mois plus tard, Hors-la-loi, de Rachid Bouchareb,était contesté dès sa présentation au Festival de Cannes. Le point sur les enjeux de cette guerre des mémoires entre la France et l'Algérie à l'occasion de la sortie de Hors-la-loi, le 22 septembre.
Conférence-débat au Centre culturel français d'Alger
Benjamin Stora à Alger : un événement. L’énième « retour » au bercail de l’un des historiens les plus prolifiques en travaux de recherche sur l’histoire du mouvement national n’a pas laissé indifférent le grand public.
La salle de conférences du Centre culturel français (CCF) où Benjamin Stora a donné dimanche soir sa communication autour de son livre Le mystère de Gaulle, son choix pour l’Algérie – réédité en Algérie chez Sedia –, s’est révélée exiguë pour contenir le foule nombreuse. Les organisateurs ont dû aménager pour la circonstance le hall des expositions et improviser une retransmission de la conférence. En vain. Faute de places, beaucoup ont dû se résoudre à abandonner la partie. Même Ali Haroun, responsable historique de la Fédération de France du FLN n’a pu y assister.
Exposition à l'Institut du Monde Arabe, jusqu'au 13 mars 2022, Orchestrée par Benjamin Stora, une exposition-fleuve raconte pour la première fois l’histoire des Juifs d’Orient dans toute sa richesse et sa complexité.
Un événement.
Sur les « oppositions intellectuelles à la colonisation et à la guerre d’Algérie », un colloque s’est tenu les 20, 21 et 22 janvier 2022, à l’Institut du Monde Arabe et à la Bibliothèque nationale de France, correspondant à l’une des préconisations du rapport remis au président de la République par Benjamin Stora. Organisé par l’historien Tramor Quemeneur et l’anthropologue Tassadit Yacine, il a été l’occasion d’interventions passionnantes d’une trentaine d’intervenants universitaires, et de riches débats. Ci-dessous, voici la communication de Benjamin Stora à la séance du samedi matin à la BNF.
By Fatéma Mernissi, 186 pages, Rabat: Marsam 2004 (in French)
The Moroccan sociologist and author Fatéma Mernissi has become famous thanks to her books on the condition of women in the Arab world, and through her activities in defense of women’s rights. Stubborn and solitary in her intellectual endeavors and impassioned by the untapped potential of Muslim women, she has produced several striking and erudite works, including Le Harem politique, Sultanes oubliées et Rêves de femmes (The Political Harem, Forgotten Sultanas and Dreams of Women) and Le Harem et l’Occident (The Harem and the West). Mernissi has a particular conception of the beauty of women and the sufferings they endure, living under a male-imposed hierarchy where intimate relationships morph into power struggles that ultimately suppress individual female aspirations. And she is strident in disparaging clichés about oriental woman, carrying her denunciation to the level of paradox.
Benjamin Stora, sur les traces des "hommes libres" par franceinfo
La silhouette de l’émir Abdelkader trône sur les bords de Loire. Une façon d’honorer ce modèle de tolérance, érigé en symbole de réconciliation.
Personnage charismatique, mystique et chef de guerre, l’émir Abdelkader a durablement marqué la ville d’Amboise. Le retentissement de son séjour dépasse largement les murs du château, dans lequel il a été emprisonné.
Samedi 5 février, une sculpture lui rendant hommage sera inaugurée sur les bords de Loire. Un hommage qui répond à une proposition de l’historien Benjamin Stora dans le cadre de la réconciliation mémorielle entre la France et l’Algérie.
Je rentre de Stockholm. J’étais invité à donner une conférence sur Camus qui reçut, le 16 octobre 1957, le Prix Nobel de littérature. C’était il y a cinquante ans… L’annonce est alors un coup de tonnerre, car le Prix Nobel couronne traditionnellement une œuvre déjà achevée. Les réactions sont immédiates et les critiques acerbes. Blessé, Camus prononce à Stockholm un discours aussi beau que prophétique, le 10 décembre 1957 : […]
Inauguration d'une sculpture en hommage à l'émir Abdelkader, héros national algérien
L'historien Benjamin Stora a dénoncé samedi "l'obscurantisme et l'ignorance" de ceux qui ont vandalisé la sculpture en hommage à l'émir Abdelkader (1808-1883), appelant à ce que l'inauguration soit maintenue et la statue restaurée.
"C'est consternant", a déclaré à l'AFP l'auteur du rapport sur "Les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d'Algérie", remis à Emmanuel Macron en janvier 2021.
Le 7 septembre 2007, les Marocains se sont rendus aux urnes pour élire leurs députés. Le premier indicateur important attendu était celui de la participation. Elle a été faible, à peine près de 40%. Dans ce pays où règne une monarchie absolue, de nombreux Marocains ne voient pas toujours l’utilité d’élire des députés.
Les Juifs d'Algérie. 2000 ans d'Histoire sur France Inter de Patrice Gélinet avec Benjamin Stora 10.11.2006. - première partie
br>Les Juifs d'Algérie - deuxième partie.
Né à Constantine, l’intellectuel a vécu au plus près le drame par “la solitude de ceux qui l’ont traversé” : Algériens, immigrés, pieds-noirs, juifs, harkis, appelé...
Propos recueillis par SARAH DIFFALAH et NATHALIE FUNÈS
Le Village de l’allemand, ou le Journal des frères Schiller, de Boualem Sansal. In L’Histoire, mars 2008
Dans son journal intime, le narrateur du livre de Boualem Sansal écrit : « Enquêter sur les guerres passées est une galère, çà ne mène pas loin. Des impasses, des chemins qui se perdent dans le noir, des cloaques qui suppurent dans la brume, de la poussière qui s’élève en rideau de fumée à mesure qu’on tâtonne dans le vide. Je me rends compte de la difficulté de ceux qui sont chargés d’enquêter sur les crimes de guerre enfouis dans le silence, l’oubli et la connivence.
BIBLIOTHEQUE MEDICIS,Hommage aux historiens par publicsenat
Bibliothèque Médicis rend hommage aux Historiens... Ils dénoncent les interdits, les censures et les autocensures à propos du passé... Ils abattent des tabous... Et ils dévoilent ce que nous sommes pour mieux nous changer...et nous apprendre la tolérance... Marc FERRO : chez Perrin « Autobiographie intellectuelle » qui raconte et résume plusieurs décennies de combats... Benjamin STORA, un des grands historiens de la guerre d'Algérie. aux éditions des Arènes : « Algérie 1954-1962 »... un document exceptionnel et indispensable... Vincent AZOULAY qui vient d'obtenir le Prix d'Histoire du Sénat, dont le jury est présidé par Jean-Noël Jeanneney : « Périclès », chez Armand Colin... Des historiens français et allemands qui conçoivent et rédigent une vision commune de l'Histoire : le manuel franco-allemand pour les élèves des classes Terminale de l'Abibac, c'est-à-dire de ceux qui préparent le Bac et l'Abitur, de chaque côté du Rhin : - Etienne FRANCOIS, - Pierre MONNET, président de l'Université franco-allemande (de Sarrebruck)... - Gabriele GROSSE, allemande, enseigne l'Histoire au lycée de Buc (Yvelines) - Françoise FOUGERON, directrice générale de Nathan, qui publiezavec l'éditeur allemand Ernst Klett, le manuel franco-allemand.
La bande annonce pour l'émission diffusée dimanche 27 février sur France 2 de 9h15 à 10h, sur l'exposition "Juifs d'Orient".
Cet article de Benjamin Stora aborde l’exposition Génération et ses apports selon le point de vue de l’historien.
Soixante ans après la fin de la guerre d’indépendance algérienne, des « passions douloureuses » de part et d’autre de la méditerranée continuent d’entraver la réconciliation des peuples français et algérien.
Alors que je quittais Alger pour Constantine, à une heure à l’est du pays en avion, mon ami Djamel, chauffeur de taxi, « fixeur », m’a prévenu de ne pas dire, à personne, que j’étais juive : « Dis juste que tu es américaine.
Thierry Leclère, journaliste, est grand reporter à Télérama. Il est aussi auteur et réalisateur de documentaires pour la télévision.
Nous avons choisi de vous proposer deux extraits en bonnes feuilles : dans le premier Benjamin Stora donne son point-de-vue sur le projet controversé de mémorial de la France outre-mer à Marseille ; dans l’autre il tente de répondre à la question : « Que faire pour dépasser cette guerre des mémoires ? ». [1]
Dans une vaste exposition, objets, tableaux, bijoux, photos et archives montrent comment, pendant plus de deux mille ans, les Juifs ont vécu au cœur du monde arabe, contribuant à l'élaboration de son histoire. À voir jusqu'au 13 mars, à Paris.
Les voilà qui fusent de toute part. D'une petite pièce de monnaie en bronze utilisée à Jérusalem sous le règne du roi Antigone l'Hasmonéen (80-37 av. J-C.), figurant une ménorah ce chandelier à sept branches symbole du judaïsme. D'une stèle funéraire du IV e siècle aux caractères hébraïques polis par les années, découverte sur le site romain de Volubilis, au Maroc. D'un recueil enluminé de traités de médecine écrits en judéo-arabe vers 1345-1348, venu de Catalogne. D'un coffre en bois peint yéménite réalisé au début du XX e siècle pour abriter les rouleaux de la Torah. D'une éblouissante robe de mariée ottomane de la fin du XIX e , en velours violet brodé de motifs floraux au fil d'or.
Après une année marquée par de houleux débats sur le passé colonial, l’historien Benjamin Stora revient sur le poids persistant de la guerre d’Algérie dans la société française.
Un entretien réalisé par Rosa Moussaoui, publié le 26 juillet 2006 dans l’Humanité, avec l’intitulé « le récit colonial n’a été pris en charge ni par les partis politiques, ni par l’école ».
JUIFS ET MUSULMANS
Échanges et différences entre deux cultures
COLLECTIF
Sous la direction d’Abdelwahab Meddeb, Benjamin Stora et Sylvie-Anne Goldberg
Espaces libres-POCHES En librairie le 11 novembre 2021
Cinquante ans après le début de la guerre d’Algérie, les groupes portant la mémoire de la guerre d’Algérie dans la société française sont maintenant assez connus. Tous ses acteurs, trois millions environ en 1962, essentiellement des soldats (1,5 million), pieds-noirs (1 million), immigrés (400 000), harkis (10 000) ont eu des enfants qui sont maintenant devenus adultes. Dans la société de 2004, ce sont eux qui se battent pour se réapproprier cette mémoire, pour savoir ce qui s’est réellement passé.
L’historien Benjamin Stora et le dessinateur Nicolas Le Scanff retracent l’épopée de plus de vingt-trois siècles de présence juive dans le pays.
Quoi de mieux que le dessin pour rendre visible et lisible une histoire d’une grande complexité ? Grâce au trait clair de l’illustrateur Nicolas Le Scanff et sur un scénario de l’historien Benjamin Stora se dévoile la mémoire, peut-être inextricable, de la diaspora juive d’Algérie, pays qu’elle a habité au moins vingt-trois siècles durant avant de devoir s’en arracher après la guerre d’indépendance. Une histoire peu racontée sous forme de média illustré, qui a l’avantage de constituer un support pédagogique accessible dès l’âge de 12 ans.
Ils viennent de l’autre côté de la Méditerranée, de l’Algérie. De tout temps, ils ont fait figure d’« étrangers », d’« immigrés », de « musulmans » aux yeux des Français de métropole. Toujours à part, inassimilables. Indispensables, aussi. Que serait la France d’aujourd’hui sans ces immigrés qui l’ont aidée à bâtir sa croissance, après guerre et au-delà ?
Pendant des siècles, des populations juives ont vécu dans le monde arabe aux côtés des musulmans, du Maroc à la Syrie, "une même histoire" que l'Institut du monde arabe (IMA) à Paris raconte à travers une vaste exposition.
Intitulée "Juifs d'Orient, une histoire plurimillénaire" (du 24 novembre au 13 mars 2022), ce projet est le troisième volet d'une trilogie consacrée par l'IMA aux religions monothéistes, après "Hajj, le pèlerinage à la Mecque" en 2014 et "Chrétiens d'Orient, 2000 ans d'histoire" en 2017.
Lors de l'inauguration de l'exposition lundi, Emmanuel Macron a loué une "formidable leçon" de "coexistence", "d'enrichissement mutuel" et "d'échanges entre les monothéismes".
Dans les flammes, les exactions et les sangs mêlés s’achève l’aventure impériale de la France outre-mer.
Évoquant Oran dans le préambule de la Peste, Albert Camus écrivait : " Une manière commode de faire la connaissance d’une ville est de chercher comment on y travaille, comment on y aime et comment on y meurt. Dans notre petite ville (est-ce l’effet du climat ?), tout cela se fait ensemble, du même air frénétique et absent. Mais, ce qui est original, c’est la difficulté qu’on peut y trouver à mourir ! "
