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Ce programme est un lieu de rencontre, de connaissances et de partage du judaïsme, tant sur le plan cultuel que culturel. Une émission produite et réalisée par Steve Suissa.
Histoires : Juifs d'Orient, un voyage exceptionnel diffusé le 27/02 - 45 min
En 1961, Vincent, côté scène, est un jeune chanteur dans un groupe de rock, Les Gold Star. Mais, dans le privé Vincent s'appelle Mohand, il est Algérien dans la France des « Événements d'Algérie ».
Le soir du 17 octobre, son groupe participe à un tremplin rock donnant au gagnant accès à la scène réputée de l’Olympia. Mohand est partagé entre son envie de participer au concert et sa volonté de soutenir son peuple en manifestant à l'appel du FLN. Finalement, il rejoint le groupe au Golf Drouot. En sortant du concert il découvre un Paris en guerre. Dans la nuit, de retour chez lui, il apprend que sa soeur Khelloudja a disparu. Commence alors une quête qui révèlera la violence de la répression de la manifestation.
Cette bande dessinée rend hommage à Fatima Bédar, tuée pendant la manifestation, dont le nom a été mentionné la première fois par Didier Daeninckx en 1986. Mais aussi à tous les anonymes qui ont participé à cette tragédie.
Le silence brisé, par Annie Stora-Lamarre. Une traversée des mouvements migratoires juifs des mondes perdus
Editions Syllepse, 2024, 20 euros.
Longtemps, Annie Stora-Lamarre est restée mutique sur sa jeunesse à Constantine au temps de la guerre d’Algérie. Comment donner sens au silence paralysé par les violences de la guerre et de l’exil ? Comment initier un mouvement de retour sur soi et pour aller où ? Le récit commence par l’évocation de la guerre d’Algérie dans le quartier juif de Constantine suivie de l’exil à Paris en 1962. Mais il y eut des commencements ailleurs. Une fois posée la singularité de sa traversée constituée en archive de l’intime, devenue historienne du XIXe siècle au terme d’un parcours atypique, l’historienne mène l’enquête.
Au pays de mes racines - La Recherche, 19 mars 2012
19 mars 2012. Cinquantième anniversaire du cessez-le-feu en Algérie, au lendemain de la signature des accords d’Evian. La Découverte réédite en coffret la trilogie très remarquable de Benjamin Stora, Histoire de l’Algérie coloniale (1830-1954), Histoire de la guerre d’Algérie (1954-1962), Histoire de l’Algérie depuis l’indépendance (I. 1962-1988) (coll. « Repères », 3 x 128 p., 30 €).
La commémoration de la fin de la guerre, qui marque la fin de la colonisation et la fin de la présence française en Algérie, va durer plusieurs mois, jusqu’à l’été et le double souvenir qui sera réactivé de l’indépendance de la nation algérienne et de l’exil définitif d’un million d’Européens et seulement quelques dizaines de harkis (sur 230 000 musulmans profrançais). De nombreux ouvrages sont annoncés ou déjà parus sur ce conflit aux 500 000 morts (toutes catégories confondues mais surtout algériens).
Des menaces de mort.
Ce matin là, il y avait un drôle de courrier dans ma boite aux lettre : un petit cercueil en bois dans une grande enveloppe beige. La veille j’avais eu la surprise désagréable d’entendre sur mon répondeur téléphonique une voix d’homme qui psalmodiait des versets du Coran. Les jours suivants commencèrent des coups de téléphone, avec, au bout du fil, seulement le silence et le souffle d’une respiration. Nous étions en juin 1995. Je venais tout juste de sortir de l’hôpital, après une grave intervention chirurgicale, un quadruple pontage coronarien.
Par Christian Phéline, contributeur, dans les années 1970, aux débats qu'appelait la "voie algérienne de développement”, analyse le dernier livre de Benjamin Stora, Voyages en postcolonies.Viêt Nam, Algérie, Maroc, (Stock), où l'historien revient sur les séjours qu'il a passés dans ces anciennes colonies il y a une dizaine d'années, mêlant "expérience personnelle et analyse personnelle".
En 1830, Charles X décidait de prendre Alger aux Turcs. Les débuts de cette conquête marqueront à jamais l’imaginaire collectif algérien. L’historien BENJAMIN STORA raconte...
Les chagrins et bouleversements causés par la guerre, le déracinement et l'exil l'ont longtemps obsédé. Mais c'est bien l'Algérie et ses relations avec la France qui constituent le fil rouge de son travail d'historien. Benjamin Stora en explore minutieusement les mémoires conflictuelles.
A l’initiative de l’écrivaine Nadia Benjelloun et du militant pour la paix Ofer Bronchtein, plusieurs intellectuels, militants et chefs d’entreprise, dont Eva Illouz ou Wajdi Mouawad, appellent dans une tribune au « Monde » à reconnaître sans plus attendre la Palestine.
Que savait le pouvoir en place de ce qui se tramait dans le milieu du nationalisme algérien en Métropole dans les années 1950 et 1960 ? Avait-il conscience du drame qui allait bientôt se jouer de l'autre côté de la Méditerranée ? Etait-il correctement informé par ses services de police ? De quels renseignements disposait le général de Gaulle, et de quel poids pèseraient-ils dans les décisions cruciales qu'il allait prendre ? Que savait-il de ces clandestins qui prélevaient l'impôt révolutionnaire pour soutenir les combattants du FLN dans le maquis ? Que savait-il des luttes intestines entre les nationalistes historiques du MNA et ceux du FLN ? Que savait-il des tentatives d'attentats et des règlements de comptes ? Jour après jour, les policiers de la "Sûreté nationale" et des Renseignements généraux, amassant une documentation impressionnante, ont alimenté le pouvoir en notes, analyses et autres synthèses, riche en renseignements d'une extrême précision alors que la France se trouvait engagée dans le conflit algérien, que se rapprochaient le putsch des généraux, la journée du 17 octobre 1961 et bientôt le référendum sur la question algérienne. C'est à une plongée dans ces archives inédites du ministère de l'Intérieur que Laurent Chabrun nous invite, avec la complicité de l'historien Benjamin Stora, professeur d'histoire du Maghreb à l'INALCO (Institut national des langues orientales) et auteur de nombreux ouvrages sur l'Algérie.
Broché: 204 pages
Editeur : Jacob-Duvernet (29 septembre 2011)
Langue : Français
ISBN-10: 2847243208
ISBN-13: 978-2847243208
Benjamin Stora, La guerre d’Algérie expliquée à tous, Seuil, 8 euros, mars 2012.
« Les hommes sont plus les fils de leur temps que les fils de leur père » affirmait le grand historien Marc Bloch. Ils peuvent être l’un et l’autre, aussi intensément, dans un enchevêtrement complexe, quand, dès leur plus jeune âge, ils sont pris dans les rais de l’histoire. Benjamin Stora a consacré une vie de recherche et plus d’une vingtaine d’ouvrages à la guerre d’Algérie.
Né à Constantine en 1950, il a grandi et s’est construit enfant, de 4 à 11 ans, dans cette guerre de sept ans. Il garde gravés dans sa mémoire la saveur de la tfina, le plat des juifs de Constantine, des mots d’arabe dans la voix de sa mère, des pique-niques sur la plage et une grosse valise des drames familiaux. Les brûlures de la guerre, le silence pétrifié des parents, l’exil sans retour, le chagrin définitif. « L’arrachement », dont Stora dit que le mot résume plus qu’aucun autre, les facettes multiples et contradictoires de cette guerre. Dans son dernier ouvrage, il n’y a pourtant aucun pathos. « Mon travail d’historien, c’est de prendre de la distance par rapport à mes souvenirs personnels, mon cas individuel, pour raconter une histoire qui concerne les peuples de France et d’Algérie », et qui résonne encore si fortement aujourd’hui.
Benjamin Stora - Etienne Sved - Maïssa Bey - Malek Alloula
En 1951, le photographe d’origine hongroise Étienne Sved entreprend un voyage en Algérie au cours duquel il réalise un travail qui se démarque radicalement de l’imagerie coloniale. Attentif aux gens, il capte sur le vif et sans a priori le quotidien d’une Algérie entre deux ères. Trois auteurs ; le poète et essayiste Malek Alloula, l’écrivaine Maïssa Bey et l’historien Benjamin Stora, apportent un éclairage littéraire et historique sur ces photos qui ont (...)
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Introduction
Il est des mystères qui s’épaississent à mesure qu’on s’échine à tenter de les résoudre. Depuis bientôt quatre décennies, pas un mois, pas une année ne passent, sans qu’un livre ne vienne ajouter une pierre, petit caillou ou imposant rocher, à l’auguste monument de papier consacré au général de Gaulle. Récits et analyses historiques, confidences de proche, mémoires de ministre, conversations de journaliste, romans vrais, ouvrages illustrés, bandes dessinées, s’ajoutent les uns aux autres pour allonger sans cesse une bibliographie qu’il devient de plus en plus difficile de maîtriser entièrement, mais dont les derniers ajouts révèlent les mutations de la figure gaullienne dans la mémoire collective française[1] et permettent de suivre à la trace les transformations apportées à la statue du général par ses mille et uns sculpteurs.
Victime d’un accident vasculaire cérébral en 2013, le président algérien Abdelaziz Bouteflika n’apparaît quasiment plus en public. Ce qui ne l’a pas empêché de se faire réélire en 2014 et de briguer un cinquième mandat lors des élections du 18 avril 2019.
ENTRETIEN BENJAMIN STORA
Dans Les Clés retrouvées Benjamin Stora se livre à un exercice qu’il appelle « l’ego-histoire » très éclairant pour comprendre la complexité d’un parcours d’intégration. C’est l’occasion de faire un retour sur votre enfance à Constantine de 1950 à 1962, et de restituer la mémoire de tout un monde disparu ou train de disparaître, celui des juifs d’Algérie.
Nathalie SARTHOU-LAJUS. Ce qui m’a frappée en lisant votre livre, c’est à quel point les juifs d’Algérie, ou plus précisément les juifs de Constantine, étaient francisés bien avant leur départ pour la France, avec dans un contexte colonial un attachement très fort à l’idéal républicain d’égalité.
Peut-on raconter autrement l'histoire de la guerre d'Algérie ? L'ambition de ce livre : rapporter, à partir de toutes les sources possibles, un récit, lisible par tous, de cette guerre telle qu'elle a été vécue et relatée par les Algériens, et en premier lieu par les militants et combattants indépendantistes. Comme l'aurait fait, en historien, un hypothétique envoyé spécial français de l'autre côté de "la ligne de front" pendant le conflit.
Ce changement de perspective permet de jeter un regard neuf sur ce que l'on appelle généralement, du côté algérien, la guerre d'indépendance, la guerre de libération nationale ou la Révolution. Qu'il s'agisse des dates essentielles, du nombre des victimes, du déroulement des batailles, du comportement des populations civiles, des rapports entre Européens et Algériens, de l'utilisation de la violence ou de la torture, des objectifs de la lutte ou, bien sûr, des "héros", tous les aspects du comflit, et notamment les plus tragiques, prennent un tour totalement différent et très instructif dès qu'on les considère à partir de ce seul point de vue. Ce qsui permet aussi d'éclairer d'un jour nouveau le destin contemporain de l'Algérie.
Renaud de Rochebrune
Journaliste et écrivain, rédacteur en chef à l'hebdomadaire "Jeune Afrique", est notamment l'auteur de "Les patrons sous l'occupation" (Odile Jacob, 1995).
Benjamin Stora
Historien professeur des universités, est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages, dont "la gangrène et l'oubli", "la mémoire de la guerre d'Algérie" (La Découverte, 1991) et Algérie, 1954-1962 (les Arènes, 2010), ainsi que de nombreux films ou émissions de télévision sur la guerre d'Algérie
Editions Denoël, 446 pages, 23.50 €, en librairie le 13 octobre 2011.
Il y a là, un signal fort d’une volonté politique du président Macron de ne pas céder aux pressions de l’extrême droite. L’Assemblée française : Il n’est jamais trop tard pour bien faire
L'Assemblée nationale française a franchi un autre pas historique dans la reconnaissance des crimes coloniaux durant la guerre de Libération nationale. Il s'agit d'une proposition de résolution qui «condamne la répression sanglante et meurtrière des Algériens commise sous l'autorité du préfet de police Maurice Papon le 17 octobre 1961» à Paris. Approuvé par soixante-sept députés pour, alors que 11 autres ont voté «non», tous membres du parti de Marine Le Pen, cette résolution confirme très officiellement les massacres du 17 octobre, où des centaines de manifestants algériens pacifiques sont tombés en martyrs, suite à une féroce répression de la police coloniale française. Les députés qui ont fait passer le texte ne s'arrêtent pas à la seule reconnaissance et affirmaient «souhaiter (...) l'inscription d'une journée de commémoration (de ce) massacre» à «l'agenda des journées nationales et cérémonies officielles». C'est plus qu'une proposition, puisque la résolution a subi un «travail de réécriture à la virgule près» avec le parti présidentiel et l'Élysée. C'est dire que le texte n'est pas une initiative isolée, mais bel et bien, un acte politique majeur auquel la Présidence française accorde une importance capitale.
Publié le 26/03/2012
Renaud de Rochebrune, Benjamin Stora, La Guerre d’Algérie vue par les Algériens. 1.Le Temps des armes (Des origines à la bataille d’Alger). Préface de Mohammed Harbi. Edition Denoël, 2011, 446 pages, 23,50€.
Disons le d’entrée, le livre ne renouvelle par la recherche et les savoirs sur l’histoire de la Guerre d’Algérie. Il offre l’occasion de remettre en perspective cette guerre non pas depuis 1954 mais depuis l’irruption de l’armada française sur la terre algérienne jusqu’en 1957, année où se termine ce premier tome. Nos deux auteurs montrent que l’opposition algérienne à la conquête, puis au colonialisme et enfin la revendication d’indépendance, n’a jamais cessé. C’est peut-être le premier enseignement de ce livre : la présence étrangère sur cette terre fut toujours perçue, de manière plus ou moins tranchante, comme illégitime.
De Yann Arthus-Bertrand, Benjamin Stora, Djamel Souidi, Jean Daniel.
Pour la première fois un photographe a été autorisé à survoler toutes les régions d’Algérie, offrant ainsi des images totalement inédites de ce pays immense et énigmatique, le plus grand de l’Afrique du Nord. Des montagnes de Kabylie aux massifs des Aurès, du Sahara majestueux à Alger la Blanche, de la plaine de la Mitidja à Constantine suspendue sur son rocher, (...)
Le Soir d’Algérie : Encore une fois, l’Algérie a rendez-vous avec l’Histoire, avec en toile de fond le sursaut populaire Hirak du 22 février et ses manifestations toujours grandissantes, qui a abouti au départ du chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika, le 2 avril 2019, au terme de 20 ans de règne. Le peuple algérien est-il en train d’écrire une nouvelle page d’Histoire de sa démocratie naissante ?
Les présidents français et algérien promettent de « réconcilier » les mémoires meurtries par la colonisation et la guerre. On en parle avec l’historien Benjamin Stora, missionné par l’Élysée pour relever le défi mémoriel.
L’historien Benjamin Stora et le romancier Alexis Jenni examinent les conditions de création d’un imaginaire commun sur lequel se fonde une nation. En France, selon eux, le récit impossible des aventures coloniales empêche l’émergence de cette communauté.
Dans les Mémoires dangereuses, Benjamin Stora et Alexis Jenni confrontent leur regard sur ce qui reste du passé colonial de la France. Dans son roman l’Art français de la guerre, Alexis Jenni observait 34 nations coalisées déferler sur l’Irak, au tout début des années 90, sans véritables batailles, sans véritables affrontements, tant les forces étaient disproportionnées.
50 ans d'indépendance Algérie, la désillusion. De Dominique Lagarde, avec la collaboration d'Akram Belkaïd et Benjamin Stora.
Paris, le 26 septembre 2011 - À quelques mois du cinquantième anniversaire de l'indépendance algérienne, les éditions Express Roularta annoncent la parution d'un ouvrage consacré à l'Algérie d'aujourd'hui et à son histoire mouvementée depuis l'indépendance.
Quand le passé reste ancré dans le présent...
En 1954, L'Express est le premier journal à prendre position dans le conflit, à travers les plumes engagées de Jean-Jacques Servan-Schreiber, Albert Camus, François Mauriac ou encore Jean Daniel. Ce sont eux qui dénoncent la torture, dès 1955. Dominique Lagarde, grand-reporter spécialiste du monde arabe, a regroupé un véritable trésor d'archives, de photographies et de Unes de l'hebdomadaire dans Algérie la désillusion. Elles sont recontextualisées et commentées, pour nous faire revivre les grands reportages de l'époque, la bataille de l'indépendance puis la suite désastreuse, la militarisation du pays, la montée de l'islamisme... et mieux nous faire comprendre la société algérienne d'aujourd'hui.
En publiant L’arrivée – De Constantine à Paris – 1962-19721, du haut de ses 73 ans, Benjamin Stora, internationalement connu pour ses recherches sur la guerre d’Algérie et l’histoire du FLN2 se penche sur son destin. Qu’aurait-il été si, un jour d’avril 1962, après que les Accords d’Evian furent signés, ses parents n’avaient pas quitté l’Algérie pour la France ? Ce livre est bouleversant car, pour beaucoup d’entre nous, il nous renvoie à un monde que nos parents nous racontaient souvent avec des larmes en guise de mots ; ensuite parce qu’il ne fait pas l’impasse sur le mauvais accueil réservé aux pieds-noirs, ceux-là même que l’Administration appelait pudiquement les « rapatriés ». Enfin, lire ce livre c’est aussi comme si on effectuait virtuellement le voyage en une Algérie désormais ensablée par « le temps-qui-passe » Cependant ce n’est pas un livre sur l’oubli ou même la résilience. Non. L’Arrivée – De Constantine à Paris est un ouvrage dont l’encre semble avoir été trempée dans les mannes de nos ancêtres, autrement dit, un livre dont chaque page est un hommage.
lundi 19 mars 2012, par Bruno Modica
À l’occasion du 50e anniversaire de la signature des accords d’Évian, entrés en application le 19 mars 1962, les éditions la découverte proposent sous forme de coffret les trois volumes que Benjamin Stora a publiés à partir de 1991 et qui ont été à plusieurs reprises réédités. Dans la collection repères, et donc un prix très accessible, les éditions la découverte mettent à la portée du lecteur, une précieuse synthèse sur cet épisode de l’histoire méditerranéenne, parce que c’est bien ainsi qu’il faudrait envisager les relations entre la France et l’Algérie.
- histoire de l’Algérie coloniale, 1830-1954
- histoire de la guerre d’Algérie, 1954-1962
- histoire de l’Algérie depuis l’indépendance, 1. 1962-1988
L’histoire de l’Algérie coloniale est bien envisagée sous l’angle de l’histoire méditerranéenne, d’abord parce que c’est Algérie, dans la longue durée, s’inscrit dans une relation complexe entre la terre et la mer, une interface avec le désert et enfin la présence ottomane, dont l’Algérie marquait la limite.
Premier titre d’une collection éditée par les Editions Hoêbeke et l’Agence France-Presse.
« Guerre d’Algérie » réunit 130 photos exceptionnelles issues du fonds d’archives de l’AFP et les textes d’une historienne passionnée par cette période, Eléonore Bakhadzé, documentaliste de l’AFP. Chaque photo, sélectionnée avec soin pour son importance historique ou son témoignage inédit, est restiuée dans son contexte et largement commentée.
A l'occasion de la sortie de son livre "Les vérités cachées de la guerre d'Algérie" (Fayard), Jean Sévillia s'entretient avec l'historien Benjamin Stora sur le conflit et ses conséquences sur les relations franco-algériennes.
Fasciné par “l’histoire plurielle” de l’Algérie, Benjamin Stora étudie depuis des années ses bouleversements politiques et sociétaux. Depuis le mois de février 2019, l’historien suit attentivement la lutte du Hirak – le mouvement de contestation populaire qui a rassemblé des millions d’Algériens dans les rues, contre Bouteflika et l’opacité de sa politique.
Paris, Ed Stock, 2015, 145 p.
A paraître dans, Confluences Méditerranée et Raison présente, dernier trimestre 2015.
Benjamin Stora est né le 2 décembre 1950 à Constantine, la Cirta de l’Antiquité, la capitale historique de la Numidie jusqu’à la conquête romaine et, in fine, la capitale du beylik ottoman, marquée notamment par les figures de Salah Bey (fin XVIIIe siècle) et de Ahmed Bey1 lors du début de la conquête coloniale. L’auteur rappelle nombre d’antécédents historiques qu’il a développés dans son livre Les trois exils2 -où perçaient les émotions et le ressenti qu’il dévoile ici dans ce livre autobiographique à la première personne. De sa famille de modestes commerçants originaire de Khenchela, dans le Sud-Est constantinois, un des membres en a été maire; et l’on apprend, au détour des lignes, que tel autre a un temps été attiré par le trotskysme -antécédence de la phase lambertiste de Benjamin des années 70 ?
Présentation d'ouvrage - Dans le cadre des Jeudis de l'IMA
Dans L'Arrivée. De Constantine à Paris, de 1962 à 1972 (Tallandier, 2023) Benjamin Stora raconte sa propre histoire, celle d’un exil et de l’apprentissage d’un homme qui va embrasser une nouvelle vie. En une dizaine d’années, le jeune Benjamin Stora passe de l’enfance à l’âge adulte, de Constantine en guerre au Paris de Mai 68.
Le 7 mars à 19h - entrée libre dans la limite des places disponibles, réservation conseillée. Bibliothèque (niveau 1) de l'Institut du monde Arabe.

La guerre de l'ombre : RG contre FLN, Editeur : Jacob-Duvernet
"La guerre de l’ombre, guerre d’Algérie, RG contre FLN". C’est le titre du dernier livre de Laurent Chabrun, écrit en collaboration avec Benjamin Stora à partir des notes des Renseignements généraux français. Une vision à travers le prisme français de la période 1950-1960 pour comprendre comment le Front de libération nationale était organisé et la façon dont il a supprimé le Mouvement national algérien après un terrible combat qui a fait 4000 morts en France.
Jour après jour, pendant plus de 10 ans, les policiers des Renseignements généraux (RG) français ont accumulé des informations, rédigé des notes, avant de tout synthétiser. Autant d’éléments destinés au gouvernement et au Général de Gaulle pour les tenir au courant de la "situation algérienne" et de son évolution. Des tonnes d’informations que Laurent Chabrun [1] a récupéré au ministère de l’Intérieur français et qu’il nous livre avec l’aide de Benjamin Stora, spécialiste du Maghreb et auteur de nombreux ouvrages sur l’Algérie.
By David L Schalk (Author), Benjamin Stora (Preface by), George C Herring (Preface by)
Mitterrand, Hollande et maintenant Macron. Cinquante ans après Mai 68, l’histoire de la gauche au pouvoir s’est écrite en parallèle de sa chronologie de conquête du pouvoir. Comme si la culture de gouvernance n’allait pas de soi et que la revendication serait toujours distincte de la réforme, perçue comme une compromission ou une trahison.
"Longues vues" est un collectif de jeunes qui propose une réflexion pluridisciplinaire sur des sujets d’actualité souvent traités par les médias et les politiques à travers le prisme de l’émotion. Son but est de rationaliser le traitement de ces sujets en adoptant une approche à la fois scientifique et pratique. Pour ce faire, les acteurs de ce collectif proposent des entretiens thématiques avec des universitaires de diverses disciplines et des acteurs de terrain. Le premier entretien porte sur la thématique « Migrants et Hospitalité », avec Benjamin Stora, Président du Musée de l’immigration.
Benjamin Stora, Le « 89 » arabe, Réflexions sur les révolutions en cours, Dialogue avec Edwy Plenel.
A l’origine de la rencontre entre un historien du Maghreb et un journaliste qui questionne sans cesse l’actualité, se trouve le refus de l’indifférence à l’égard des bouleversements qui ont touché le monde arabe ces derniers mois. Peu de solidarités ont été affichés, mais la méfiance l’a tout de suite emporté dans la plupart des milieux intellectuels et politiques. La théorie des « régimes, seuls remparts face à l’islamisme » s’est effondrée, mais la peur de l’avenir ne s’est jamais dissipée. Pourtant, la chute rapide de deux régimes dictatoriaux en quelques semaines (en Tunisie puis en Egypte), et l’embrasement des sociétés (du Maroc à la Syrie en passant par la Libye), soulèvent bien des interrogations ; et appellent des comparaisons, avec le « 89 » de la Révolution française (les revendications d’égalité) ou celui de la chute du mur de Berlin (les désirs de liberté).
Nous nous sommes donc interrogés sur le sens de ce mot « révolution » pour qualifier ces événements ; sur les origines historiques et sociologiques d’un tel bouleversement ; sur la portée de cette nouvelle vers l’Europe et le monde méditerranéen ; sur le possible commencement d’un nouveau cycle historique. Dans le cours du dialogue, d’autres sujets sont apparus à propos de l’histoire enfouie de la démocratie en terre d’Islam, ou de la crise du discours savant à propos de l’Orient. Notre préoccupation a toujours été de chercher à comprendre un processus si important, et surprenant ; d’établir des points de repères biographiques et bibliographiques ; et, pourquoi pas, d’ébaucher des hypothèses, à propos de la paix entre Palestiniens et Israéliens, ou de la défaite des politiques de la peur en France.
Paris, Ed Stock, Mai 2011, 175 pages. 16 euros.
“De tous les nombreux livres et dossiers que j'ai reçu sur le printemps ou les révolutions arabes, celui de Benjamin Stora interrogé par Edwy Plenel m'a paru le plus digne d'être signalé ici. Je n'aime pas le titre (« Le 89 arabe »), mais c'est une synthèse parfaitement maîtrisée”.
Jean Daniel, Nouvel Observateur.
Benjamin Stora travaille inlassablement sur la mémoire de la guerre d’Algérie.L’historien Benjamin Stora participe ce lundi à une soirée ciné-débat organisée par le conseil départemental de la Haute-Garonne, autour du mathématicien Maurice Audin, soutien de la cause algérienne, enlevé, torturé et tué par l’armée française.
Préface de Benjamin Stora
Format Broché
EAN13 : 9782742449392
ISBN : 978-2-7424-4939-2
Éditeur : Gallimard Loisirs
Date de publication : 11/05/2017
Collection : Cartooning for Peace
Nombre de pages : 120
Dimensions : 20 x 19 x 1 cm
Poids : 245 g
Langue français
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La guerre d’Algérie vue par les Algériens, de Renaud de Rochebrune et Benjamin Stora, dont le premier volume Des origines à la bataille d’Alger, paru en octobre 2011, est présenté par son éditeur (Denoël) comme «L’autre regard sur la guerre d’Algérie : l’ouvrage le plus neuf
et le plus attendu pour la commémoration de 1962».
Paris. De notre correspondante Nadjia Bouzeghrane
En 1968, le monde était en ébullition. Mais il n’y a qu’en France que l’effervescence dépassa la seule jeunesse révoltée pour atteindre profondément toutes les strates de la société. Mai 68 demeure un des événements politiques qui ont le plus marqué les Français.
Voir aussi l'ouvrage de Benjamin Stora : 68, ET APRÈS - Les héritages égarés
Analyse de Benjamin Stora sur l'élection présidentielle en Algérie.
Dans un nouveau livre très personnel l'historien, président de la Cité de l'immigration, évoque son enfance algérienne, entre tradition juive et républicanisme français. Passionnant.
Par Aliocha Wald-Lasowski
Par Christian Boyer et Benjamin Stora.
Cinquante ans après son indépendance acquise en 1962, l’Algérie reste un pays mal connu. Les innombrables débats, en Algérie et en France, autour de la séquence guerre d’Algérie/guerre d’indépendance algérienne (1954-1962) freinent, occultent en partie la connaissance réelle de l’histoire contemporaine de ce pays. L’heure nous semble venue d’esquisser un nouveau panorama. Ce « dictionnaire » des livres en langue française parus de 1962 à 2010, traite exclusivement des questions et problèmes posés dans l’Algérie indépendante (et non de ceux du temps de la colonisation française). Il répond au besoin de dresser l’état des lieux de connaissances économiques, sociales, politiques, institutionnelles de l’Algérie, et de mettre en perspective les usages contemporains de ce passé très récent. Et l’on verra ainsi que l’histoire de l’Algérie ne s’arrête pas en 1962….
La masse de livres proposés, plus de mille avec des résumés pour certains, les plus importants à nos yeux, peut devenir pour les historiens du futur une archive, un matériau pour l’écriture de l’histoire. Car pour écrire l’histoire, on le sait, si les archives administratives sont essentielles, elles restent difficilement accessibles au Maghreb. La bibliothèque des livres publiés construit par conséquent un lieu d’archives fondamental. Cette abondante production pourra ensuite être soumise au crible de l’analyse en termes de mémoire et de représentations, devenues caractéristiques des champs de réflexions actuels.
15 doctorants algériens et français seront chargés de l’étude des archives de la période coloniale.
Cosigné par le Pr Mohamed Lahcen Zeghidi et le Pr Benjamin Stora, le communiqué final ayant sanctionné la réunion de la commission mixte algéro-française d'historiens, revient sur divers aspects déjà abordés à Constantine. Réunis le 25 janvier dernier aux Archives nationales de Paris, les historiens des deux pays ont déblayé le terrain et mis en lumière certaines propositions censées être suivies d'effets. Sur le sujet des archives, ils ont confirmé «ce qui a été décidé à Constantine, à savoir: la restitution de 5 mètres linéaires d'archives de l'Algérie à l'époque ottomane ainsi que la remise de 2 millions de documents numérisés des archives nationales d'outre-mer», rapporte le document rendu public, hier. Chargée par les deux présidents, Tebboune et Macron, de plancher sur l'aspect mémoriel de la colonisation française en Algérie, cette instance centrale du dialogue algéro-français ne semble pas s'être fixée de tabous. Il reste que son travail sera apprécié à la hauteur de la mise en oeuvre de ses préconisations.
"La Guerre d'Algérie vue par les Algériens.
Tome I : Des origines à la bataille d'Alger", de Renaud de Rochebrune et Benjamin Stora. Denoël, 440 pages, 23,50 euros.
LE MONDE DES LIVRES, 17 novembre 2011
Quelque trois mille ouvrages traitant de la guerre d'Algérie (1954-1962) ont été publiés durant la seule période allant de 1955 à 1995. Ce sont le journaliste Renaud de Rochebrune et l'historien Benjamin Stora qui le disent.
Islam et nationalisme en Algérie: d'après "El Moudjahid", organe central du FLN de 1956 à 1962 / Monique Gadant, préface de Benjamin Stora / Paris, Ed l’Harmattan , 1988
Connaissance de la guerre d’Algérie[ : trente ans après, enquête auprès des jeunes Français de 17 à 30 ans / Alain Coulon, préface de Benjamin Stora ; [enquête réalisée par le Laboratoire de recherche ethnométhodologique de l'Université de Paris VIII] / Saint-Denis, Association internationale de recherche ethnométhodologique , 1993
Le dernier livre de Benjamin Stora a pour titre "68, et après", celui de Jean-Pierre Le Goff aurait pu s'intituler "68, et avant". Dans les deux cas, la fièvre de mai y est analysée comme un événement politique total et collectif, en même temps qu'existentiel et intime.
Benjamin Stora, Les clés retrouvées - Une enfance juive à Constantine. Editions Stock, coll. Un ordre d’idées, 2015.
A travers le prortrait d'une ville, Constantine, et du quartier juif où il a grandi, Kar Charrah, c'est une éducation politique des années 1950 et 1960 qu'évoque l'historien Benjamin Stora.
Dans François Mitterrand et la guerre d’Algérie, l’historien Benjamin Stora et le journaliste François Malye abordent deux questions centrales : comment celui qui, 25 ans plus tard, abolira la peine de mort, peut-il accepter l’exécution des militants algériens ? Quand François Mitterrand quitte le ministère de la Justice à la fin du mois de mai 1957, 45 condamnés à mort algériens ont été guillotinés en 16 mois. Comment expliquer le silence autour de cet épisode noir de la carrière du futur président de la République ? Le livre est accompagné d’un film de 70 minutes, auquel ont collaboré les deux auteurs, réalisé par Frédéric Brunquell, qui sera diffusé le 4 novembre à 22h40 dans le cadre de l’émission «Infrarouge» de France 2.
- Avec Mitterrand et la guerre d’Algérie que vous venez de co-écrire avec le journaliste François Malye et le film qui l’accompagne, réalisé par Frédéric Brunquell, n’est-ce pas un des verrous de l’histoire de la guerre d’Algérie qui saute ? Le dernier tabou du mitterandisme qui est levé, comme l’écrit votre éditeur ?
Un “livre-miroir” signé Benjamin Stora. Par Michel Dray
En publiant L’arrivée – De Constantine à Paris – 1962-19721, du haut de ses 72 ans, Benjamin Stora, internationalement connu pour ses recherches sur la guerre d’Algérie et l’histoire du FLN2 se penche sur son destin. Qu’aurait-il été si, un jour d’avril 1962, après que les Accords d’Evian furent signés, ses parents n’avaient pas quitté l’Algérie pour la France ? Ce livre est bouleversant car, pour beaucoup d’entre nous, il nous renvoie à un monde que nos parents nous racontaient souvent avec des larmes en guise de mots ; ensuite parce qu’il ne fait pas l’impasse sur le mauvais accueil réservé aux pieds-noirs, ceux-là même que l’Administration appelait pudiquement les « rapatriés ».
Compte-rendu par Denis Sieffert - (Politis - Novembre 2011)
Nous sommes beaucoup à avoir d’abord « lu » la guerre d’Algérie dans les livres d’Yves Courrière. Quatre tomes que l’on a dévorés passionnément. Avant que des historiens du sérail nous invitent à une lecture plus critique. Le souvenir de ces premières lectures nous est venu en lisant cette Guerre d’Algérie vue par les Algériens, écrite par l’historien Benjamin Stora et le journaliste Renaud de Rochebrune. Au fil des pages, nous avons plus pensé à Courrière – ce qui pour nous n’est pas infamant – qu’à un travail de chercheur.
Pour ce numéro spécial sur la guerre d'Algérie, Benjamin Stora et Tramor Quemeneur, spécialistes de la "guerre sans nom", reviennent sur cette période cruelle qui hante encore les mémoires de part et d'autre de la Méditerranée.
Les clés retrouvées. Une enfance juive à Constantine
Avec la Cité des livres, la Fondation Jean-Jaurès propose régulièrement deux heures de débat public autour d'un ouvrage qui fait l'actualité et de son auteur(e). Organisée Cité Malesherbes, au siège de la Fondation, chaque rencontre est suivie d'une séance de dédicace.
Programmée par Thierry Germain (rédacteur en chef de notre revue Esprit critique), en partenariat avec Slate.fr et France Culture Plus.
Plus que tout autre sujet, l'« Algérie française » déchaîne les passions. Entre 1954 et 1962, les péripéties politiques et militaires vont se multiplier, pour déboucher, dans la douleur, sur l'indépendance. Le présent volume aborde de façon singulière la vie des colons et des autochtones, livrant leurs témoignages et offrant de déployer quantité de fac-similés : dessins d'écoliers, tracts et affiches de l'O.A.S., carnet d'un militant du F.L.N., exemplaire du journal El Moudjahid (F.L.N.), album de famille d'un jeune pied-noir, etc. Une lettre inédite d'Albert Camus est également reproduite. Troublante, émouvante, au plus près des acteurs et des faits, cette approche de l'histoire par Benjamin Stora - qui fait autorité en la matière - propose ainsi, sans rancoeurs ni regrets, des pistes de réflexion essentielles.
Les événements s'y lisent à travers les regards des différents protagonistes. C'est ce jeune appelé du contingent qui crie à son père sa solitude ; ce petit Algérien, fils de maquisard, qui raconte comment on finit par apprivoiser sa peur dans un village «ratissé» par les troupes françaises ; ce militant FLN qui décrit froidement la minutie d'une série d'attentats dans Alger ; ce soldat français qui devient déserteur pour n'être pas « un boche » ; ou cet autre qui expose à son frère les raisons de son engagement dans l'OAS. A côté des textes se glissent des tracts, le fac-similé d'une lettre, d'un dessin d'enfant... Un «matériel» qui, comme le dit Benjamin Stora, « donne toute la «chair» de cette histoire, si difficile à comprendre par les jeunes générations».
L’exploration impartiale d'un passé qui, sinon, ne passerait pas est l'un des objectifs de ce grand livre d'images et de témoignages que publient les Éditions les Arènes cette semaine.
Sous la direction de Benjamin Stora, «Algérie 1954-1962. Lettres, carnets et récits des Français et des Algériens dans la guerre » rassemble sous la forme d'un album-souvenir une centaine de documents inédits.
Editions Les Arènes, octobre 2010.
112 pages
Format : 24 x 28.5 cm, reliure cartonnée illustrée
Grand prix 2011 des lectrices "Elle"document.
Benjamin Stora : Favoriser un dialogue dépassionné des mémoires française et algérienne. Propos recueillis par Alexis Lacroix
De livre en livre, Benjamin Stora s’attache à partager une vision scrupuleuse de l’aventure qui lie la France et l’Algérie, de la colonisation à la rupture. En marge d’ouvrages savants et décisifs, il a toutefois entrepris une plongée dans son propre parcours. Il vient de publier L’Arrivée. De Constantine à Paris, 1962-1972 (Tallandier). L’occasion, pour la RPP, de rencontrer cet interlocuteur proche du président Emmanuel Macron, et de faire le point avec lui sur l’avancement des chantiers mémoriels du quinquennat.
Notre collaborateur Renaud de Rochebrune signe, avec l’historien Benjamin Stora, un ouvrage fouillé sur la guerre d'Algérie qui renverse la perspective dominante de manière salutaire.

L’originalité de ce livre sur la guerre d’Algérie claque dès son titre : « vue par les Algériens ». Le rapport de force de la production éditoriale entre les deux rives de la Méditerranée est au moins aussi inégal qu’il le fut hier sur le terrain. Si près de 3 000 ouvrages ont été consacrés au conflit avant même l’avalanche attendue pour le cinquantenaire de 2012, les textes reflètent en majorité une approche plutôt française, critique ou apologétique, neutre ou chauvine.
Sous la direction de Benjamin Stora et Laurent Gervereau
Pourquoi privilégier la photographie pour comprendre ces 'événements' algériens qui deviendront une guerre ? Parce que nous en avons fini, avec la Première Guerre mondiale, de la peinture de bataille. Parce que la nature même de ce conflit ne provoque pas cette abondance d'actualités filmées propre à la Deuxième Guerre mondiale. Parce qu'il faut attendre le Vietnam pour que les reportages télévisés se mettent à prendre le pas sur la photo de presse. Il existe donc une importance particulière de la photo pour cette période. Les 'événements' devenus 'guerre' occupent une place singulière, sur une durée longue (1954-1962), avec des résonances constantes jusqu'à aujourd' hui.
Broché: 176 pages
Editeur : Marval (22 mars 2004)
Langue : Français
ISBN-10: 2862343781
ISBN-13: 978-2862343785
Retrouvez les articles et entretiens de Benjamin Stora sur l'immigration.
> http://www.histoire-immigration.fr/la-cite/dernieres-nouvelles/interventions-de-benjamin-stora
Depuis août 2014, l’historien Benjamin Stora, né à Constantine, est président du Musée, de l’histoire de l’immigration, à Paris.
Il parle de ce lieu, de la rétractation identitaire, des attentats.
Sarah Contou-Terquem : Benjamin Stora, vous êtes historien, spécialiste de l’histoire contemporaine de l’Algérie, du Maghreb et de la décolonisation. Vous avez consacré à l’Algérie de nombreux ouvrages, sans lesquels le citoyen français serait resté dans l’ombre : ombre d’une histoire nationale qui (s’) empêchait de regarder ses guerres en face, dont on a voulu taire le scandale, et qui laissait dans « l’espace vide de l’oubli »1 l’identité d’un combat.
Vous avez réhabilité une histoire totale de ce pays depuis le 19ème siècle : celle de sa colonisation2, de sa décolonisation et de la guerre3, puis celle de son indépendance4, mais pas seulement : vous vous êtes attaché aux détails de ses identités, de ses liens sociaux et de ses figures fondatrices - on se souviendra notamment de votre ouvrage sur Messali Hadj5 ou du Dictionnaire biographique des militants nationalistes algériens6. L’invisibilité de la guerre7, les immigrances8 et les exils9, sont autant de fils rouges qui traversent vos travaux.
Face à face l’historien et le journaliste. Le temps long et l’actualité. Ce sont deux regards sur le monde qui se déploient ici.
D’un côté l’œil pétillant, perçant, curieux de l’homme d’information, de l’autre, le regard calme, attentif, presque introspectif de l’universitaire. Deux intelligences aussi, l’une plus théorique, comparatiste, horizontale, fulgurante, volontaire presque audacieuse, l’autre, vissée au temps long de l’histoire, aux conditions humaines et sociales à l’œuvre, réaliste, pragmatique, à l’enthousiasme mesurée.
Récit. C'est le 20 août 1955 que la guerre est entrée dans la maison et dans les souvenirs du petit Benjamin. Sept ans plus tard, la famille Stora, enracinée en Algérie depuis le fond des âges, quittait Son pays sans espoir de retour, fondue dans la masse des «rapatriés ». Pourtant, ce n'est pas le malheur qui habite la mémoire de l'enfant juif de Constantine, la ville d'Algérie où ses coreligionnaires formaient près du quart de la population, où pas un seul ne subsiste aujourd'hui.
Entretien, sur l'immigration, publié dans la revue "Art absolument" n° 66 - 2015
"La France comme patrie culturelle" entretien avec Pascal Amel.
Dialogue entre le journaliste Edwy Plenel et l'historien Benjamin Stora sur les révolutions en cours, Le 89 arabe questionne l'actualité et ouvre au lecteur de nouvelles perspectives.
« Les révolutions en cours ont su écrire leur propre histoire en épousant la nôtre, nos peurs, nos aveuglements, nos ignorances »
HÔTE DU MOIS : Benjamin Stora, le "Monsieur Algérie"en France". Par Samir Ghezlaoui
Pour la grande première de « Hôte du mois », rendez-vous mensuel XXL avec une personnalité algérienne, française ou franco-algérienne qui contribue à faire des relations entre la France et l’Algérie ce qu’elles sont aujourd’hui, c’est-à-dire passionnantes et passionnées, l’historien Benjamin Stora a accepté de se plier à l’exercice.
Benjamin Stora, dont la famille est originaire de Khenchela, ville de l'Est algérien, a retrouvé les jalons de son histoire familiale. Voyageant entre mémoire et histoire, quête personnelle et enquête historique, il reconstitue les trois exils qui ont marqué le destin des juifs d'Algérie.En moins d'un siècle en effet, ils sont sortis par trois fois de ce qui était jusque là leur univers familier. Ils se sont éloignés de leur vie en terre d'islam quand le décret Crémieux de 1870, faisant d'eux des citoyens français, les a mis sur la voie de l'assimilation. Ils ont été rejetés hors de la communauté française de 1940 à 1943 avec les loi de Vichy. Et ils ont quitté les rives algériennes avec l'exode de 1962.
Poche: 232 pages
Editeur : Hachette Littératures (12 mars 2008)
Collection : Pluriel
Langue : Français
ISBN-10: 2012793614
ISBN-13: 978-2012793613
BENJAMIN STORA
Les Clés retrouvées
Stock Un ordre d' idées» ,
142pp .,17Euro.
Tous les historiens devraient peut être commencer par dire d 'où ils viennent. Cela permettrait de mieux comprendre leur point de vue. C'est ce que vient de réaliser Benjamin Stora, spécialiste de l 'Algérie et - surtout - enfant de l 'Algérie...
Triste hasard de l'actualité : l'exposition prévue de longue date par le musée de l'histoire de l'immigration et consacrée aux enjeux des frontières prend aujourd'hui une acuité particulière. Éclairage avec le président de cette institution, l'historien Benjamin Stora.
Propos recueillis par Daphné Bétard.
Ce dialogue vif et amical entre un journaliste (Edwy Plenel) et un historien (Benjamin Stora) est une belle contribution au débat sur les révolutions du monde arabe, cette formidable ouverture de l’horizon des possibles. Certes, les deux auteurs ne nous proposent pas des analyses concrètes des événements en Tunisie et en Égypte, des forces en présence, du rôle de différents courants politiques et religieux, etc. En prenant une certaine distance par rapport à l’actualité immédiate, ils tentent de situer ces révolutions dans un contexte historique et politique plus large.
Dans son dernier livre, « l’Arrivée », Benjamin Stora (1950) rappelle dans des fragments de sa biographie personnelle, sa naissance et son enfance en Constantine, dans l'est de l’Algérie, sous l’autorité de son père, proche des figures du mouvement de libération, tout comme son grand-père. Lors de ses pérégrinations dans tous les quartiers d'une ville où les trois religions cohabitaient sans aucune gêne au début de la guerre de libération, il revient sur les divisions qui ont suivi, et la tendance à la séparation entre Algériens au nom de la foi. Dans son livre, il revient également sur sa migration forcée avec sa famille à Paris. Ils ne partent qu'avec huit valises, après que ses grands-parents aient vécu des siècles en Algérie, après avoir vécu une autre éducation en Algérie.
Entretien avec Abdelwahab Meddeb et Benjamin Stora.
En hommage à Abdelwahab Meddeb, récemment disparu, nous republions en accès libre cette interview – avec également Benjamin Stora – présentée l'année dernière, dans le numéro du Monde des Religions de novembre-décembre 2013.
Benjamin Stora revient sur ses années algériennes. L'Histoire au fil d'une introspection sensible.
Sa première confrontation avec la mort remonte à la très chaude journée du 20 août 1955. Des soldats entrent dans l'appartement familial, installent un trépied, posent une mitrailleuse et tirent sur des nationalistes algériens, des
« fellaghas », en train de se débander. Benjamin Stora a 4 ans et demi. Sept ans plus tard, sa famille quitte lAlgérie pour toujours.
Depuis Les Trois Exils (2006), celui qui est devenu le grand historien de l'Algérie et du fait colonial recherche des « lambeaux de vie personnelle » capables de nourrir sa compréhension de l'Histoire.
L'historien et le romancier lèvent chacun dans leur livre un coin du voile sur la guerre d'Algérie.
Est-ce le dégel définitif?
L'année 2024 sera-t-elle celle du réalisme politique et du pragmatisme économique?
La commission mixte algéro-française, chargée du travail de mémoire sur la colonisation française se réunira en janvier 2024, en France et en mars de la même année en Algérie. Il sera prioritairement question d’accélérer le règlement de plusieurs dossiers en rapport avec la Mémoire. La dernière réunion de Constantine, tenu au courant du mois de novembre, avait enclenché un processus qui se maintiendra jusqu’à la résolution totale du dossier mémoriel, et cela ne peut se faire si les moyens ne seront pas débloqués du côté français , comme cela a été rappelé par l’historien et rapporteur, Benjamin Stora.
Vous êtes historien mais vous avez aussi un parcours personnel particulier. Né en Algérie, vous êtes pied noir. Devient-on historien par passion ou par nécessité ?
Être historien nécessite de la passion. Il faut, pour cela, être en symbiose pour comprendre toutes les facettes d’une société ; c’est-à-dire à
la fois être en empathie avec une société, tout en étant suffisamment critique.
Les images des guerres d’Algérie et du Vietnam.
Préface à l’édition algérienne, par l’historien Hassan Rémaoun
Avec Imaginaires de guerre, Benjamin Stora continue un travail de publication entamé voici bientôt vingt ans sur l’Algérie, et qui s'est traduit jusqu'ici par la production d'une (bonne) quinzaine de livres, et un grand nombre d'articles et de contributions à des œuvres collectives. La production de cet universitaire est ainsi devenue incontournable pour quiconque s'intéresse à la question. Même s'il a fallu attendre ces dernières années pour que certains de ses livres aient commencé à être réédités et diffusés en Algérie, le pays où il est né et autour duquel se concentre l'essentiel de ses écrits. C'est d'ailleurs la première fois qu'un de ses ouvrages est mis à la portée du public algérien l'année même de son édition en France. Ceci est révélateur du chemin parcouru dans notre pays, vers un regard moins conformiste sur tout ce qui touche à une période essentielle pour l'émergence de ce qui fait notre présent. En fait, il s'agit moins ici d'un travail historiographique au sens traditionnel du terme, que d'une production visant l'exploration de la mémoire de la guerre, en continuité avec le livre décapant pour la pensée que constitue La gangrène et l'oubli (édité une première fois en 1991). Imaginaires de guerre est cependant original d'un triple point de vue.
Pour lutter contre la ghettoïsation, l'historien Benjamin Stora propose de créer une université populaire et pluridisciplinaire, façon Centre universitaire expérimental de Vincennes après 1968.
Conférence sur le thème de la fraternité de Benjamin Stora, président du conseil d'orientation de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration.
"Mon fils de 17 ans l'a rapporté à la maison, et je trouve extraordinaire que Benjamin Stora, le spécialiste du sujet, ait accepté de se prêter au jeu de ce livre qui traite l'Histoire différemment, et de manière très vivante. Il y a des fac-similés de cartes, de lettres, de carnets... Comme si on se trouvait à la place de l'historien et que l'on disposait des mêmes indices."
Algérie-France : première réunion de la commission mixte d’historiens le 21 novembre Pour la première fois depuis sa création en août 2022, la commission mixte algéro-française, chargée par Alger et Paris du travail de mémoire sur la colonisation française, va se réunir à Constantine.

Le président français Emmanuel Macron et l’historien Benjamin Stora avec l’ancien ministre algérien Ramtane Lamamra à Alger, le 25 août 2022. © Ludovic MARIN/AFP
Quinze mois après l’annonce de sa création, en août 2022 au cours de la visite de trois jours d’Emmanuel Macron en Algérie, la commission mixte d’historiens algéro-français commencera officiellement ses travaux le 21 novembre. Ses membres se réunissent à Constantine, dans l’est de l’Algérie, du mardi au vendredi 24 novembre, a appris Jeune Afrique d’une source proche du dossier. C’est la première fois que les dix historiens se retrouvent dans un même lieu pour plancher sur les thèmes de la colonisation et de la guerre d’Algérie.
En qualifiant la colonisation française de «crime contre l’humanité», le nouveau président veut débarrasser la France de ses fantômes, estime le spécialiste du Maghreb. Il intervient ce jeudi à l’Institut du monde arabe sur la question de l’immigration.
Par Simon Blin
Benjamin Stora : «Les enfants d’immigrés ont bien accueilli les propos de Macron sur l’Algérie»
Messali Hadj fut le fondateur du nationalisme algérien. Dès 1926, avec l'Etoile nord-africaine et jusqu'au MNA (Mouvement National Algérien) en 1954, il n'a cessé d'animer des organisations nationalistes afin d'obtenir l'indépendance de son pays.
Après l'insurrection déclenchée par le tout nouveau FLN en novembre 1954, la lutte fratricide entre " messalistes" et " frontistes ", au sein même du mouvement de libération, sera extrêmement sanglante, tant en Algérie qu'en métropole, dans l'immigration. Assigné à résidence en France, Messali Hadj perd peu à peu son influence, au point d'être totalement marginalisé et longtemps ignoré de l'histoire officielle algérienne.
Pourtant, son rôle fut considérable. En le remettant en lumière, ce livre apporte aussi quelques éléments de réponses à plusieurs questions : comment Messali pensait-il le rapport entre lutte sociale et lutte nationale ? Quelle place accordait-il à l'islam dans la prise de conscience nationaliste ?
Avec cet ouvrage, Benjamin Stora exhume un pan longtemps oublié de l'histoire de la colonisation algérienne et de la guerre d'Algérie.
Poche: 300 pages
Editeur : Hachette (17 mars 2004)
Collection : Pluriel histoire
Langue : Français
ISBN-10: 2012791905
ISBN-13: 978-2012791909
Actualités : 2e journée du colloque international sur Messali HADJ - La vision de Benjamin Stora et le message de Slimane Benaïssa
Par Isabelle Dautresme

A Villetaneuse, l’Unef a convié deux figures du débat public, Edwy Plenel et Benjamin Stora, ainsi que Sihame Assbague, du collectif "Stop le contrôle au faciès", à partager leurs réflexions. Sans laisser beaucoup de place aux échanges avec les étudiants.
Le nouveau président du Musée national de l'Histoire de l'immigration explique au micro de l'Humanité.fr en quoi la connaissance de l'histoire de l'immigration entant que partie intégrante de l'Histoire commune est un facteur indiscutable et nécessaire de cohésion nationale. L’entretien avec Benjamin Stora est réalisé dans la Galerie des dons du Musée de l’Histoire de l’immigration.
L'objet se présente sous la forme d'un mince carnet vert, facile à glisser dans la poche. Chaque appelé débarquant en Algérie était censé en recevoir un exemplaire. Son titre : Petit vocabulaire militaire d'arabe parlé. A l'intérieur, précédant un lexique où l'on apprend notamment comment marchander face à un commerçant qui force un peu trop sur les prix, les auteurs ont glissé une liste de conseils pratiques.
Cette histoire politique de l’immigration algérienne est un ouvrage de référence englobant une période allant de la veille de la Guerre de 1914 jusqu’aux lendemains de l’Indépendance. Vaste période donc qui suit les vagues successives d’installation en métropole de ces migrants, militants de l’indépendance, dont les enfants revendiquent aujourd’hui leur part de citoyenneté française. Cette Histoire, trop rarement abordée et aussi rarement transmise, d’un engagement politique appréhendé à travers une succession d’enchaînements historiques, restitue une mémoire oubliée.
Auteur d’une trentaine d’ouvrages sur l’histoire de l’Algérie et du nationalisme algérien, biographe de Messali Hadj et de Ferhat Abbas, Benjamin Stora explore depuis plus de trente ans le nationalisme algérien en en disséquant les continuités et les ruptures, les réalisations et les drames. En exclusivité pour Le Quotidien d’Oran, il met en lumière les cheminements longs, complexes et sinueux qui aboutiront au FLN.
Entretien avec Benjamin Stora
Omar Merzoug : Comment, selon vous, caractériser le nationalisme algérien d’avant 1954 ? Et subsidiairement devait-il recourir aux armes ?
Anne-Marie Revcolevschi, présidente du Projet Aladin et Hélène Bernard, rectrice de l’académie de Toulouse, chancelière des universités, ont ouvert hier devant une salle comble, la journée de conférences sur « Les relations entre Juifs et Musulmans d’Afrique du Nord, de la conquête arabe à l’immigration en France (VIIIe – XXIe siècles) » dans le cadre de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme dans l’Ecole de la République.
Cette journée de conférences avait pour objet de permettre aux enseignants de mieux répondre aux fausses représentations et aux préjugés de certains élèves, de consolider un socle de valeurs partagées et construire une histoire commune autour des représentations exactes des réalités historiques et sociologiques.
L’ensemble de la communauté éducative présente a fait part de son inquiétude face aux manifestations d’intolérance, d’antisémitisme, de racisme antimusulmans et toute forme de discrimination dans les classes et a souligné l’importance de mettre en place des formations plus ciblées sur la laïcité, le fait religieux, le vivre ensemble pour y faire face.
Cette journée pilote s’inscrit dans un vaste projet pédagogique de formations des professeurs et du corps enseignant. Le Projet Aladin est convaincu que l’ignorance menace bien plus que l’idéologie, et que l’éducation, la connaissance de l’Histoire et de la culture de chacun est le premier antidote à la haine.

Ce sont des regards croisés et des idées lucides et courageuses, qui se sont exprimés lors de la rencontre « Mieux vivre ensemble dans des sociétés en mutation : Un nouveau regard sur l’immigration», organisée récemment par M. Chakib Benmoussa, Ambassadeur du Maroc en France.
Par Fouzia Benyoub
Au menu de cette rencontre : la migration, un défi multidimensionnel dans un monde en mutation, le Maroc et la France, pays de migration et d’émigration sont dans un processus évolutif qui questionne l’ensemble des acteurs, qu’ils soient décideurs, politiques, chercheurs ou acteurs associatifs.
1954, l'armée française est défaite à Diên Biên Phû, les premiers coups de feu retentissent dans les Aurès d'Algérie. Il y a bien eu un avant et un après 1954. Les morts, les meurtres, la folie de la guerre, achèvent une société coloniale enfermée sur elle-même.
Le talent de Benjamin Stora nous fait vivre ces dernières heures cruciales en un récit âcre et mélancolique, mélange d'immaturité et d'inaccompli pour les Européens d'Algérie, de rage et d'espoir pour les colonisés. Le maire d'Alger, Jacques Chevallier, porté au pouvoir par les partisans de l'Algérie française, finira, dans la guerre, par reconnaître l'existence d'une Algérie algérienne.
Le leader Krim Belkacem tient le maquis en Kabylie depuis plusieurs années et ne sait pas encore que la guerre sera si longue et si cruelle. Des Européens d'Oran vivent leurs derniers moments d'insouciance et des paysans algériens, qui semblent oubliés de tous, n'imaginent pas leur rôle si important dans le conflit qui s'ouvre.
Edition : L'Aube (2004)
Collection : Aube poche
695 pages
ISBN : 2752600720
Les grands entretiens 2023 - 2024 : Les mémoires blessées. Invité Benjamin STORA pour parler de son livre L’arrivée : récit d’un enfant exilé
MARDI 5 DÉCEMBRE 2023, 16h00 - Université Paris 8
Lieu : Université Paris 8 - Amphi Maison de la recherche | Ville: 93526 Saint Denis Cedex
