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Notes de lecture
Faire revivre l’histoire si mal connue de la communauté algérienne en France, c’est l’objectif annoncé de ce livre que Benjamin Stora signe quelques mois avant le débat sur l’identité nationale. Dans ce contexte marqué par les dérapages et l’amnésie, ce livre réaffirme la nécessité d’un tel éclairage pour mieux appréhender la France d’aujourd’hui, dans sa complexité et sa richesse.
Il s’agit en fait d’une réédition d’un ouvrage publié en 1992 chez Fayard sous le titre « Ils venaient d’Algérie », version condensée d’une thèse d’État d’histoire sous la direction de Charles Robert Ageron.
Prix de la mise en scène au Festival de Cannes de 2005, Caché, est un saisissant thriller psychologique. Mais aussi une œuvre qui nous invite à revisiter notre passé. En particulier la guerre d’Algérie. Le jury du Festival de Cannes 2009 lui attribue la Palme d’Or pour Le Ruban blanc, son premier film en costumes et en noir et blanc qui narre le basculement d'une société villageoise allemande dans l'obscurantisme à l'aube de la première guerre mondiale. Le jury du Festival de Cannes 2012 lui remet une seconde Palme d'or pour Amour, avec Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva.
L'immigration algérienne en France n'est pas récente. Dans les années d'entre-deux-guerres, loin de leur pays natal, au temps du système colonial, c'est la liberté que venaient chercher en France les premiers immigrés algériens. C'est dans les cafés-hôtels de l'exil qu'ils allaient créer les premières organisations nationalistes des années trente. L'Algérie, ils la rêvaient indépendante. Après 1954, pour s'assurer le contrôle de la communauté immigrée, le FLN et le Mouvement national algérien de Messali Hadj se livrent à une lutte secrète et féroce. L'indépendance acquise en 1962 permettra-t-elle à l'Algérie libre de nourrir tous ses fils et de mettre fin à leur exil ? En fait, au lieu de disparaître, l'immigration s'installe. Ils venaient d'Algérie, ils resteront en France. Les jeunes Maghrébins des années quatre-vingt s'interrogent : comment s'intégrer dans la société française sans renier leurs racines ? Ce livre, paru en première édition sous le titre Ils venaient d'Algérie, fait revivre l'histoire si mal connue de la communauté algérienne en France.
Poche: 491 pages
Editeur : Hachette Littératures (19 août 2009)
Collection : Pluriel
Langue : Français
ISBN-10: 2012794181
ISBN-13: 978-2012794184
L'historien, spécialiste de l'Algérie, Benjamin Stora était présent au Sila, avant-hier, et ce, dans le cadre de l'hommage d'ordre littéraire «France, invité d'honneur» de cet événement culturel d'une importance capitale.
Avant de s'adonner à la traditionnelle vente-dédicace au niveau de l'Espace France du Sila, Benjamin Stora a animé une conférence devant une assistance nombreuse dans la grande salle «Estrade» du Pavillon central. Une occasion pour Benjamin Stora de rebondir sur un certain nombre de questions inhérentes à l'Histoire de la guerre de Libération nationale et à son écriture.
Benjamin Stora est historien et professeur émérite des Universités .Ancien président du Musée de l’Histoire de l’Immigration, il est le Président de la Commission Mixte des Historiens français et algériens sur l’Histoire coloniale. Depuis les années 70, Benjamin Stora étudie l’histoire de l’Algérie, où il est né en 1950. Ses travaux d’étude débutent autour de Messali Hadj, grande figure du mouvement indépendantiste. « L’Arrivée » est le troisième ouvrage évoquant l’histoire familiale et personnelle de Benjamin Stora. Une histoire familiale qui dépasse l’intime pour venir se loger dans l’historique et le politique : celle d’une famille juive algérienne, qui quitte Constantine pour Paris en 1962, à la fin de la guerre. L’histoire d’immigrés, qui découvrent le racisme, l’antisémitisme, les taudis et la volonté de s’intégrer. Celle d’un enfant, enfin, qui apprend à taire ses origines.
Ce soir, nous parlons avec Benjamin Stora de cette histoire personnelle et familiale mais aussi de l’actualité, de l’explosion d’actes antisémites en France en mois d’octobre, des discutions du Parlement sur la Loi Immigration et de la guerre entre l’Etat d’Israël et le Hamas.
« L’Arrivée. De Constantine à Paris (1962-1972) » , aux Éditions Tallandier.
Né à Constantine, auteur de nombreux ouvrages, dont Les trois exils juifs d’Algérie, l’historien évoque ses souvenirs de famille, son analyse de la période, et répond aux questions de l’Arche.
l’Arche : Vous êtes spécialiste de l’histoire du Maghreb, vous avez consacré une vingtaine d’ouvrages à l’Algérie. On s’aperçoit, en commémorant le 50e anniversaire de la guerre d’Algérie, que les passions ne se sont pas encore tues. Peut-on faire œuvre d’historien comme vous le faites, dans ces conditions-là ?
Guerre d'indépendance, conflits de mémoire et séquelles postcoloniales, guerre civile algérienne, luttes intestines... des deux côtés de la Méditerranée les effets des combats n'en finissent pas, comme les répliques des tremblements de terre. Les rapports entre l'Algérie et la France sont ensanglantés, passionnés, obsédants, durablement marqués par une conflictuelle proximité. A distance des passions partisanes, froide par méthode, l'histoire de ces relations tourmentées s'écrit néanmoins à chaud et l'exercice est parfois périlleux.
Parmi les nouveautés du 20e Salon international du livre d’Alger, l’espace Estrade met à l’honneur un écrivain, tantôt algérien tantôt étranger, pour parler librement d’un sujet de son choix relatif à ses ouvrages où à sa carrière d’écrivain.
Il s’agit d’une tribune d’une heure durant laquelle l’orateur s’exprime librement afin de céder la parole au public pour réagir à son intervention.
L’historien français Benjamin Stora a animé samedi passé, la première estrade du 20e SILA en présentant ses ouvrages ainsi que son long chemin de 40 ans de recherche de l’histoire du Maghreb en général et de l’Algérie en particulier.
« Il y eut un temps où Benjamin Stora désirait oublier l’Algérie. C’est difficile à croire tant l’œuvre de l’historien illustre une vie consacrée au refus de l’amnésie sur les deux rives de la Méditerranée. Au commencement, pourtant, il y eut le traumatisme majeur : l’exil. L’enfant d’hier, chassé du sol natal à l’été 1962 dans le grand exode des Français d’Algérie, se retourne aujourd’hui sur son passé, lui qui a tant enquêté sur celui des autres, et cela donne un récit bouleversant. (……. La chronique d’un arrachement devient le journal d’une intégration. Par l’amitié, l’université, par la fièvre de l’engagement politique.L’exilé juif algérien se transforme en citoyen. »
Intervention de Benjamin Stora à L'Hôtel de Ville de Clermont Ferrand
Spécialiste de la Guerre d'Algérie, l'historien participe samedi au colloque organisé ce week-end à Marseille par "Marianne".
Ayant tout perdu, les Pieds-Noirs, dont la plupart sont de condition modeste, seront souvent accueillis comme des pestiférés à Marseille.
Avec le recul d'un demi-siècle, la Guerre d'Algérie était-elle inévitable ?
Entretiens avec Thierry Leclère
Harkis, pieds-noirs, descendants d'esclaves ou petits-enfants de colonisés..., la guerre des mémoires enfle. Chaque communauté, réelle ou auto-proclamée, réclame une stèle, un mémorial, une loi. Communautarisme ! Atteinte à la République ! Maladie de la repentance ! Tandis que les uns crient au sacrilège, des associations noires et des enfants de l'immigration post-coloniale revendiquent simplement leur place dans le récit national.
Dans un dialogue avec le journaliste Thierry Leclère, l'historien Benjamin Stora, spécialiste de la guerre d'Algérie et de la question coloniale, décode cette formidable foire d'empoigne, riche de passions, de douleurs enfouies et d'arrière-pensées politiques.
Comment se vivre comme descendant d'esclaves ou comme fils et fille de colonisés ? Ce choc des mémoires est-il une rumination vaine du passé ou, au contraire, une relecture "thérapeutique" de l'histoire? Qu'est-ce qu'être Français, aujourd'hui ?
Un débat du présent, qui concerne chacun d'entre nous car il interroge le nouveau visage de la France.
Broché: 107 pages
Editeur : Editions de l'Aube (5 avril 2007)
Collection : Monde en Cours
Langue : Français
ISBN-10: 2752603290
ISBN-13: 978-2752603296

Benjamin Stora était l'invité de BFMTV-RMC. Historien et président du musée de l'histoire de l'immigration, il est longuement revenu sur l'enseignement de l'histoire à l'école et a proposé des pistes pour aider à "recréer du lien républicain". Ce qu'il fallait retenir de son interview.
Benjamin Stora a soutenu deux thèses de 3ème cycle, l’une en histoire à l’École des Hautes Études en Sciences sociales, l’autre en sociologie à Paris VII, où il enseigne cette discipline. Ces deux thèses traitaient de sujets complémentaires : Messali Hadj, père du nationalisme algérien, et les militants des organisations qu’il a fondées. La première a été publiée sous une forme allégée en 19821 ; la seconde, en 19852.
Rencontre le 25 octobre 2023 à la Grande Mosquée de Paris avec Benjamin Stora à propos de son dernier livre « L arrivée » (Ed Taillandier).
“Le discours de Messali Hadj du 2 août 1936, prononcé au stade municipal d’Alger, peut être considéré comme étant un marqueur dans l’histoire du nationalisme algérien”, a déclaré à Liberté l’historien et chercheur Benjamin Stora, l’un des plus importants spécialistes français de l’histoire de l’Algérie contemporaine, auteur de nombreux ouvrages consacrés au mouvement nationaliste algérien.
Présent à Tlemcen où il a participé au colloque international sur Messali Hadj intitulé “Cette terre n’est pas à vendre”, Benjamin Stora, répondant à une question sur le retentissement de ce discours, a ajouté : “pour au moins deux raisons, il a été un marqueur : il y a d’abord le fait que le nationalisme indépendantiste radical était né dans les milieux de l’émigration ouvrière en France avec l’étoile nord-africaine. Le 2 août 1936, le centre de gravité du nationalisme algérien radical se déplace de la métropole coloniale vers l’Algérie, c'est-à-dire vers le territoire d’origine, c’est un déplacement extrêmement important.
Benjamin Stora est beaucoup plus connu pour ses nombreux travaux sur l'Algérie et le Maghreb que pour son itinéraire ancien de militant trotskiste. Dans ce livre personnel, attachant et rigoureux, où il tient à la fois le rôle du témoin et celui de l'historien, il rompt un long silence. Révélant des faits ignorés, il restitue, sans illusion ni reniement, l'aventure collective de ces militants fascinés par le passé, celui d'octobre 1917 en particulier, qui cherchaient leur avenir entre réforme et révolution.
Broché: 226 pages
Editeur : Hachette Littératures (3 janvier 2008)
Collection : Pluriel
Langue : Français
ISBN-10: 2012793894
ISBN-13: 978-2012793897
« Fruit de son détachement à Rabat de 1998 à 2001, cette très belle synthèse entreprend une étude en parallèle des nationalismes algérien et marocain dont les racines remontent à la prise d’Alger en 1830. Outre une précieuse chronologie comparative, du traité de Fès (1912) aux avènements de Mohamed VI et de Bouteflika (1999), afin d’étayer la démonstration cet ouvrage contient une série d’interviews de Benjamin Stora à des journaux marocains.

C'est toute l'histoire de la mode française.
Une exposition au palais de la Porte-Dorée explore ces parcours inspirants.
Par Sébastien Le Fol
Dans un livre poignant, l’historien Benjamin Stora raconte son enfance en Algérie et son arrivée à Paris, en 1962.
"L’ancien trotskiste que vous êtes aurait pu intituler ce livre de confessions “Du passé faisons table rase”, non ?
En effet ! De mon passé algérien, mon enfance à Constantine et mon exil en France, j’ai longtemps fait table rase. J’ai enfoui mon histoire personnelle, je ne l’assumais pas. J’ai vécu dans le déni. Dans ces pages, je me livre comme jamais. Cet exercice d’introspection a été très douloureux. Je suis tombé malade après l’avoir écrit.
Propos recueillis par Nadjia Bouzeghrane pour El Watan.com
Nadjia Bouzeghrane : Alors que l’immigration maghrébine est appréhendée sous un angle restrictif et négatif, Les hommes libres, le film d’Ismaël Ferroukhi, auquel vous avez collaboré, montre un aspect méconnu de l’immigration algérienne pendant l’entre-deux guerres et durant la Seconde Guerre mondiale, celui de sa participation à la résistance à l’occupation nazie. Comment expliquez-vous que ce volet de l’histoire de l’immigration algérienne soit peu connu ou occulté ?
Benjamin STORA : Les immigrés algériens en France étaient environ près de cent mille, au moment où éclate la Seconde Guerre mondiale. Certains vont fuir après la débâcle de mai 1940, mais beaucoup resteront sur place, pris au piège. Quelques milliers seront ensuite envoyés pour construire le «Mur de l’Atlantique».
Broché: 125 pages
Editeur : Presses de Sciences Po (7 mars 2001)
Collection : La bibliothèque du citoyen
Langue : Français
ISBN-10: 272460847X
ISBN-13: 978-2724608472
« Un pays meurtri, une guerre qui ne dit pas son nom et des violences et des crimes non signés. Quelle est donc cette inextricable tragédie qui ensanglante l’Algérie depuis bientôt dix ans, suscite à la longue une indifférence à peine voilée et plonge le peuple algérien dans une interminable et indescriptible angoisse ?
By Scott Sayare (The New York Times, 28 Mars 2014) - The Saturday Profile. 
TRADUCTION
Asnières-sur-Seine, France - Benjamin Stora arrived in Paris in the summer of 1962, a boy exile swaddled in as many layers of clothing as his parents could fit on his little body. He came amid a flood of refugees, one million French colonists, Arabs and Jews fleeing the murderous tumult of revolutionary Algeria.
His family, suddenly destitute, brought with them as much of their homeland as they could. But Mr. Stora learned quickly not to speak of Algeria, he said. To do so would make him a reminder of France’s national disgrace, he feared, an emblem of the brutal, failed war to keep Algeria under the yoke of the receding French empire.
Spécialiste du Maghreb, Benjamin Stora inaugure le cycle "Algérie" en dégageant les grandes lignes de force de la société algérienne contemporaine, à la lumière de l'histoire mais aussi de la démographie, de la sociologie et d'une analyse du pouvoir politique, syndical, militaire, religieux.
Série d'émissions produites sous le titre de Canal du Savoir. Les intervenants, professeurs d'universités ou membres de grandes institutions (Collège de France, CNRS, EHESS ) ont accepté d'adapter la transmission de leur savoir au support télévisuel.
Après avoir travaillé sur l'oubli collectif lié à la colonisation de l’Algérie, l’historien s’interroge à travers son histoire personnelle: "Faut-il oublier pour s’intégrer ?".
Propos recueillis par Meriem Nour
Les éditions Hachette Littérature ont réédité, en août 2009, sous le titre : Les immigrés algériens en France. Une histoire politique, l’ouvrage de Benjamin Stora paru en 1992 chez Fayard, Ils venaient d’Algérie [1], version condensée d’une thèse de doctorat d’Etat, soutenue par l’auteur en 1991, sous la direction de Charles Robert Ageron. Benjamin Stora est professeur des universités à Paris XIII et à l’Inalco. Il a publié une trentaine d’ouvrages qui portent principalement sur l’histoire du nationalisme algérien, l’immigration et la guerre d’indépendance. Ses deux ouvrages récemment publiés en 2009 sont : Le Mystère de Gaulle, son projet pour l’Algérie (Ed Robert Laffont), et Les Immigrés algériens en France, une histoire politique (1912-1962).
Leçon d'histoire… du temps présent
Compte rendu de Gérald Attali - 1er janvier 2002 professeur au lycée Emile Zola AIX-EN-PROVENCE Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

L'Algérie, le Maroc, la Tunisie, trois voies singulières pour allier islam et modernité.
Avec Akram Ellyas, éditions de l'Atelier, 1999
Relié: 303 pages
Editeur : Editions de l'Atelier (12 octobre 1999)
Collection : Points d'appui
Langue : Français
ISBN-10: 270823434X
ISBN-13: 978-2708234345
- Une lettre de madame Djanina Messali-Benkelfat, fille de Messali Haj;
- Une lettre de l’historien Mohammed Harbi;
- Des précisions de Benjamin Stora, à propos du livre que lui consacre Simon;
- Un article publié dans le quotidien algérien El Watan : Itinéraire d’un mythomane.
Benjamin Stora, historien spécialiste de la guerre d'Algérie, publie « L'Arrivée ». Un récit qui nous fait cheminer entre Constantine et Paris, au plus près de sa famille, et dans lequel il est aussi question d'intégration dans la société française. Émouvant autant que passionnant.
« L'Arrivée, de Constantine à Paris (1962-1972) », de Benjamin Stora (Editions Tallandier)
La parenthèse de la guerre d’Algérie ne sera pas refermée tant que la réalité de ces années de larmes et de sang continuera d’être travesti. En France, le remord se mêle au ressentiment pour taire ce qui fut.
« Pour les deux millions de Français qui firent la guerre d’Algérie, les événements d’outre Méditerranée restent une expérience douloureuse, enfouie dans leur mémoire depuis plus de trente cinq ans déjà. Rares sont ceux qui en parlent : cette sale guerre, qui ne disait pas son nom, n’est pas un épisode glorieux de l’histoire de France. Huit sur dix étaient des appelés, qui consacrèrent en moyenne vingt-huit mois de leur vie à la « pacification » ;
Le Colloque International sur Messali Hadj a été organisé par l'association des anciens élèves des collèges et lycées de Tlemcen (Ecolymet) le 16-18 Septembre 2011. Le colloque a été accueilli par l'Université Abou Bekr-Belkaid et co-organisé par le laboratoire des études historiques et civilisationnelles de la même université.

Après Les Clés retrouvées qui évoquait son enfance juive à Constantine, Benjamin Stora raconte l’inflexion de sa destinée après son départ forcé vers la métropole, avec toute sa famille déboussolée, valises à la main, à l’été 1962. Cette bas cule dans l’inconnu, à 12 ans, ne fut pas un "rapatriement" organisé comme les autorités le disaient alors pour tourner plus vite la page : le petit gars à l’œil vif n’a pas oublié le tout petit bonbon qu’on leur distribua pour viatique en débarquant à Orly...
> Lire la suite de l'article
L’Arrivée. De Constantine à Paris, 1962-1972, de Benjamin Stora, ed. Tallandier, 240p., 19,90€
L'historien et spécialiste du Maghreb publie un livre d'entretien autour du « printemps arabe ». Un bouleversement radical qu'il juge irréversible et qui traduit la volonté des citoyens de prendre enfin en main leur propre destin.
Propos recueillis par Renaud de Rochebrune pour Jeune Afrique (juin 2011).
Qui ne connaît son nom ? Professeur d'histoire du Maghreb contemporain à l'université Paris-XIII, auteur d'une trentaine d'ouvrages, Benjamin Stora fait autorité depuis un bon tiers de siècle dès qu'il est question de l'Algérie, pays auquel il a consacré ses premières recherches. Mais il est aussi depuis fort longtemps un spécialiste de l'immigration en France et surtout l'un des observateurs les plus aigus des évolutions du monde arabe. Il ne pouvait donc qu'être particulièrement attentif aux révolutions et aux révoltes qui ont eu lieu, qui sont en cours ou qui couvent au Maghreb et au Moyen-Orient.

Avec le passage des générations, les enfants d'immigrés s'intègrent pleinement à la société française. Et pourtant, des pans entiers de cette dernière continuent à rejeter les étrangers et les Français d'origine étrangère, comme en témoigne notamment l'audience durable du discours xénophobe des partis de MM. Le Pen et Mégret. Les explications ne manquent pas : chômage, fracture sociale, discrédit de la classe politique, crainte d'une Europe supranationale ...
Mais dans les autres pays européens, où ces facteurs sont également présents, on n'a pas assisté à la consolidation de ce que certains ont pu appeler un apartheid à la française , en particulier dans le sud de la France.
Pour Benjamin Stora, cette spécificité s'explique d'abord par la prégnance, depuis la fin de la guerre d'Algérie, des représentations du racisme colonial, anti-arabe et anti-muluslman, reprises à leur compte par les dirigeants du FN. En analysant dans ce livre un étonnant florilège de leurs déclarations sur le sujet, il montre comment celles-ci s'inscrivent dans une mémoire mythifiée de la colonisation de l'Algérie et de la guerre qui y a mis fin.
Du discours des colons ultras à celui de l'OAS puis du Front national et du Mouvement national aujourd'hui, c'est un étrange sudisme à la française que révèle Benjamin Stora : une idéologie qui fait directement référence à celle des colons américains - esprit pionnier et conquête des grands espaces, mais aussi esclavagisme et relégation des indigènes . Une idéologie d'exclusion qui trouve une audience d'autant plus large qu'elle se nourrit des diverses mémoires communautaires constituées autour du souvenir de la colonisation et de la guerre d'Algérie, dans le déni et l'occultation de leurs pages les plus noires.
147 pages
Editeur : La Découverte, 1999
Collection : Cahiers libres
Langue : Français
ISBN : 2-7071-2968-2
« Avec Imaginaires de guerre, Benjamin Stora continue un travail de publication entamé voici bientôt vingt ans sur le mouvement national algérien et la guerre de libération, et qui s’est traduit jusqu’ici par la production d’une (bonne) dizaine de livres et un grand nombre d’articles et de contributions à des œuvres collectives.
Nous reprenons ci-dessous le compte-rendu publié dans l’édition du 22 janvier d’El Watan de l’intervention de Benjamin Stora le 20 janvier 2014 dans le cadre du Forum du quotidien algérien Liberté [1].
Concernant l’« affaire Maurice Audin », l’historien a fermement déclaré que « les autorités françaises ne peuvent plus se contenter de dire “on ne sait pas, il faut établir la vérité” », et il a conclu : « On sait ce qui s’est passé. Maintenant, il faut situer les responsabilités de chacun ».
Avec Benjamin Stora, Tassadit Yacine, Lydia Ait Saadi et Naïma Yahi.
Emission de Hafid Adnani
Images: Said Radji
Réalisation Miloud Lassal
Le 27 septembre 1979, le peuple d’extrême gauche enterre l’un de ses héros : Pierre Goldman. Le demi-frère du chanteur, Jean-Jacques, fils de résistants, militant révolutionnaire, auteur, braqueur, a été condamné à perpétuité pour meurtres, acquitté, puis assassiné en plein paris. Dans l’immense cortège, cheminent des figures de l’époque : Simone Signoret, Jean-Paul Sartre, Benjamin Stora, Alain Krivine, Costa Gavras… Le moment signe leurs adieux à un personnage trouble et charismatique, mais aussi à leurs idéaux de grand soir. Quarante-quatre ans plus tard, le nouveau film de Cédric Kahn revient sur “le procès Goldman”, qui a fait de cet homme un mythe.
05 Février 2011 Par Benjamin Stora - Interview in 20 minutes, 4 février 2011.
Ils n’en sont pas au même point, ils n’ont pas le même système politique, ni la même histoire, mais plusieurs pays du monde arabe sont actuellement en proie à des troubles. Après la Tunisie, l’Egypte est en pleine insurrection, les Yéménites sont dans la rue, l’Algérie connaît des grèves à répétition et une manifestation est prévue le 20 février au Maroc… Le monde arabe est-il en train de faire sa révolution? Réponse avec Benjamin Stora, professeur des universités, spécialiste du Maghreb et auteur de Bibliographie de l’Algérie indépendante 1962-2010 (Editions du CNRS 2011).
Le monde arabe compte 22 Etats très différents, qui vont de la Mauritanie à l’Oman, qu’est-ce qui les rassemble ?
La langue - l’arabe - la religion musulmane, dominante dans une majorité de ces pays, et dans l’histoire récente, le nationalisme arabe issu des combats contre la colonisation (française pour l’Algérie, le Maroc et la Tunsie, anglaise pour l’Egypte, italienne pour la Libye…). Tout cela a forgé une histoire, un imaginaire, une sensibilité identiques.
La guerre d'Algérie n'a jamais eu lieu, du moins feint-on de le croire : de 1954 à 1962, trois départements français ont simplement subi la loi du " maintien " de l'ordre puis de la " pacification ".
En sept longues années, près de deux millions de soldats ont traversé la Méditerranée. Les jeunes appelés ont découvert tout à la fois un pays magnifique et le scandale du tiers monde . Ils ont compris que ces " événements " qui secouaient un pays différent de la France étaient une guerre. Avec les quadrillages, l'attente la nuit en haut d'un piton, la mort atroce d'un de leurs camarades. Dans le bled ou la ville, ils sont restés longtemps dix-huit, vingt-sept ou trente mois.
Et puis, ils sont rentrés en métropole, dans l'indifférence ou le mépris d'une société qui voulait l'oubli. Alors la plupart se sont tus, gardant pour eux leur souffrance et leurs souvenirs. Aujourd'hui, la mémoire commence à se libérer... Dans un récit qui fait la part belle aux écrits d'hommes du contingent, Benjamin Stora restitue les vingt ans douloureux de la " génération du Djebel ".
Poche
Editeur : Gallimard (22 avril 1997)
Langue : Français
ISBN-10: 2070534049
ISBN-13: 978-2070534043
Par l'écrivaine algérienne Malika Mokeddem
"Pour les Algériens éclairés, Benjamin Stora est l'un des plus méritants des leurs."

« Dans ce livre, réédition d’un texte de 1991, Benjamin Stora montre comment l’oubli qui entoure la guerre d’Algérie a été "fabriqué" de part et d’autre de la Méditerranée. Amnésie du côté français ; commémoration officielle mise au service du pouvoir en Algérie : la double facette d’un même refoulement que l’auteur veut contribuer à dévoiler. Un ouvrage salutaire. »
L’Histoire, septembre 1998
Transcription, par Taos Aït Si Slimane, de l’émission de France Culture, « La Fabrique de l’Histoire », par Emmanuel Laurentin, du mercredi 15 décembre 2010, qui avait pour thème, « Histoire de la guerre d’Algérie » / « Archives autour du Cinéma et la guerre d’Algérie »
Présentation sur le site de l’émission : Pour cette troisième émission de la semaine, nous écoutons de nombreuses archives tirées de films documentaires, d’actualité ou de fiction traitant de la guerre d’Algérie. Car, contrairement à une idée reçue, ce conflit a produit un grand nombre d’images, après le conflit mais aussi pendant.

En une dizaine d'années, le jeune Benjamin Stora passe de l'enfance à l'âge adulte, de Constantine en guerre au Paris de Mai 68. Il raconte sa propre histoire, celle d'un exil et de l'apprentissage d'un homme qui va embrasser une nouvelle vie.
Né en Algérie, à Constantine, en 1950, Benjamin Stora est un historien français, ancien professeur à l’université Paris-XIII. Ses recherches portent sur l’histoire de l’Algérie, et plus largement sur l'histoire du Maghreb contemporain, ainsi que sur l’Empire colonial français et l’immigration en France.
Naviguant entre Histoire, littérature et cinéma, Benjamin stora enseigne, écrit et scénarise comme on poursuit des conversations personnelles et collectives.

Impressions de voyage : notes et photographies, printemps 1998
Reliure inconnue: 96 pages
Editeur : Atlantica (26 août 1998)
Collection : Les colonnes d'Hercule
Langue : Français
ISBN-10: 2843940915
ISBN-13: 978-2843940910
Dans un essai d’une brièveté percutante, l’historien Benjamin Stora, se demande comment il est possible de comprendre une guerre lorsqu’elle est invisible. L’invisibilité c’est le manque d’image, l’absence de télévision. Jean Baudrillard avait déjà affirmé pour les mêmes raisons, que la guerre du Golfe n’avait pas eu lieu. De la part de Baudrillard qui surfe avec virtuosité sur les vagues des représentations ce n’était ni étonnant ni convaincant. Mais Stora, lui, est un historien.
Deux événements récents, la création de la “Fondation de la mémoire de la guerre d’Algérie” et l’abandon – provisoire ? – du projet de loi algérien de “criminalisation du colonialisme français”, ainsi que la sortie de deux films, Hors-la-loi de Rachid Bouchareb, et Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois, montrent, par les réactions qu’ils ont suscitées, que la mémoire de la guerre d’Algérie est devenue un enjeu politique important.
Nous reprenons ci-dessous, un entretien donné par Benjamin Stora [1] au magazine L’Histoire, où l’historien évoque la réactivation des mémoires auquel on assiste depuis quelques années des deux côtés de la Méditerranée. Il fait le point sur les enjeux des “conflits mémoriaux” qui se développent non seulement entre la France et l’Algérie, mais également à l’intérieur de chacun de ces deux pays.
L'homme raconte le jeune rapatrié d'Algérie qu'il fut, de son exil à Paris à l'age de 11 ans jusqu'à l’émergence de sa conscience politique.
Pourquoi la plupart des commentateurs français, à l’exception du Monde, n’ont-ils retenu du remarquable discours prononcé à Alger par François Hollande que la partie la moins nouvelle ? Peut-être parce que ce texte surprenant pêche par excès d’habileté pour une presse qui ne cesse de rabâcher les mêmes ronrons sur le sujet au point de ne plus pouvoir entendre – ou comprendre – autre chose.
La Guerre, l'histoire, la politique
Du regain islamiste aux différents retards démocratiques en passant par la crise identitaire, c’est tout le drame de l’Algérie qui est disséqué ici.
Broché: 114 pages
Editeur : Michalon (30 juin 1995)
Collection : Idées et controverses
Langue : Français
ISBN-10: 2841860132
ISBN-13: 978-2841860135
Émission “Le Divan” d'Henry Chapier diffusée en février 1991
Partie 2 :
Interview LIBERATION samedi 25 septembre 2010
Benjamin Stora (1), spécialiste de l’Algérie contemporaine, a été très sollicité au sujet du Hors-la-loi, de Rachid Bouchareb, dont il souligne les multiples erreurs. Nous l’avons interrogé sur le plan élargi d’un débat post-colonial avec le film de Xavier Beauvois sur les moines sacrifiés en Algérie, Des hommes et des dieux, qui, lui, n’a soulevé aucune discussion.
Marc Ferro. Éditions de l’EHESS, Paris, 2023, 146 pages, 9,80 euros
Auteur de travaux majeurs sur la révolution russe et l’URSS, pionnier de l’utilisation du film dans la recherche, biographe rigoureux de Philippe Pétain, animateur pendant douze ans de l’émission de télévision « Histoire parallèle », observateur et analyste des sociétés coloniales, critique des historiographies nationales : Marc Ferro (1924-2021) ne bridait pas sa curiosité. Prolifique et inclassable, il était un adepte des questionnements originaux, un fin pédagogue et un grand défaiseur de mythes. S’il occupa au cours de sa vie quelques positions enviées (à la tête des Annales, ou à l’École des hautes études en sciences sociales [EHESS]), il n’est pas certain qu’il ait aujourd’hui, au panthéon des historiens, la place qu’il mérite.
Deux ans après sa disparition, la publication de ces entretiens — menés par son confrère Benjamin Stora, et diffusés en 2006 sur France Culture — vient rappeler les grandes lignes de son parcours personnel, en s’arrêtant sur quelques expériences fondatrices (le maquis du Vercors, l’Algérie des années 1950) et sur plusieurs facettes d’une œuvre riche, protéiforme et souvent réfractaire aux vérités officielles.
Antony Burlaud
La longue mémoire de l’inquiétude
Par Albert Bensoussan. La Quinzaine littéraire, N° 935, 1er au 15 décembre 2006.
Nul n’était mieux placé que Benjamin Stora, historien reconnu de l’histoire de l’Algérie, qui s’est penché avec tant de science sur le nationalisme algérien et ses grandes figures (Messali Hadj, Ferhat Abbas), pour aborder enfin le destin de la minorité juive en ce pays, de 1830 à 1962, et y déterminer trois exils successifs. Le premier avec le décret Crémieux de 1870 qui, en les faisant accéder collectivement à la nationalité française, va détacher les Juifs de leur vie en terre d’Islam, le second en 1940 avec, sous les lois antijuives de Vichy, le retour à l’indigénat trois années durant (pendant lesquels les Juifs seront cantonnés dans les limbes d’une identité indéfinie), et enfin, en 1962 quand les Juifs, devenus « pieds-noirs », vont connaître l’exil de toute la communauté française de l’Algérie.
Benjamin Stora retrace les vies d'exil des Algériens en France et sa trajectectoire d'historien porté par "le retour de la question algérienne". Commissaire de l'exposition "Vies d'exil, 1954-1962", l'historien évoque le destin des Algériens en France pendant cette période, il raconte comment s'est noué le lien passionnel unissant l'ex-métropole à sa plus importante population immigrée.
" Evénements d'Algérie ", " opérations de police " ou " de maintien de l'ordre " : la Guerre d'Algérie fut longtemps une guerre sans nom. Les mots pourtant, tout autant qu'ils masquent la réalité, la révèlent, et les quelque 200 entrées du présent volume s'efforcent de dire ce qu'a été ce conflit si particulier où se sont affrontés militaires français et indépendantistes algériens, mais aussi adversaires et partisans de l'Algérie française, ou militants divisés de la cause nationaliste algérienne. Une guerre qui, même si elle s'achève officiellement avec la proclamation de l'indépendance de l'Algérie en 1962, n'en finit pas d'alimenter combats, débats et polémiques.
Broché: 120 pages
Editeur : Toulouse PU Mirail (8 décembre 2005)
Collection : Les mots de...
Langue : Français
ISBN-10: 285816777X
ISBN-13: 978-2858167777
"Caractères", émission de Bernard RAPP, réalisée par Jean-François GAUTHIER
Avec : Benjamin Stora, Jean-Luc Einaudi, Jacques Roseau, Francis Jeanson.
En texte intégral, une transcription de Taos Aït Si Slimane.
A propos de : « Les guerres sans fin. Les historiens, la France et la guerre d’Algérie », Paris, Stock, 2008, de Benjamin Stora et « La France en guerre 1954-1962. Expériences métropolitaines de la guerre d’indépendance algérienne », Paris, Autrement, 2008, sous la direction de Sylvie Thénault (avec Raphaëlle Branche).
La cérémonie de remise du Prix Ibn Khaldoun pour la promotion des études et des recherches en sciences humaines et sociales en Méditerranée aura lieu le vendredi 26 mai 2023 à 15 heures à La Khaldounia, Souk El Attarine, Médina de Tunis.
Ce prix est décerné par le programme Med 21 présidé par le poète et écrivain Mohamed Aziza, en collaboration avec la Bibliothèque nationale de Tunisie et la Fondation Rosa Luxembourg.
Les lauréats de ce prix pour cette année 2023 sont pour la Rive Nord Benjamin Stora (France) et Anna-Maria Medeci (Italie), pour la Rive Sud, Hassan Remaoun (Algérie), pour le Pays d’accueil Leïla Blili et Brahim Chabbouh (Tunisie). Les lauréats à titre posthume sont Hichem Djaït (Tunisie), Michel Serres (France) et Abdelwahab Mahjoub (Tunisie).
L'itinéraire politique de Ferhat Abbas traverse l'histoire commune de l'Algérie et de la France à son moment de plus intense tension. Incarnant une "utopie aIgerienne", le pharmacien de Sétif a parcouru toute les étapes qui, du Front populaire en 1936 aux accords d'Évian en 1962, ont conduit vers l'indépendance de l'Algérie.
Élu local avant la seconde guerre mondiale, il se fait connaître par des prises de position en faveur de l'assimilation.Il lance le Manifeste du peuple algérien en 1943 et les électeurs du deuxième collège l'envoient trois ans plus tard au Palais-Bourdon où le nouveau député musulman demande vainement que l'Algérie devienne une république intégrée à la France. Lorsque l'insurrection éclate, Ferhat Abbas tire la leçon de ces échecs, se radicalise et bascule en 1955 vers le FLN dont il rejoint les dirigeants rassemblés au Caire.
Ce déçu de la francisation sera le premier président du Gouvernement provisoire de la République algérienne puis, au lendemain de l'indépendatÎce, président de l'Assemblée nationale. Il est écarté, dès 1963, car Ferhat Abbas exprime nettement son opposition au système du parti unique, imposé par le FLN, et son attachement au pluralisme. Il reste ainsi fidèle à l'engagement de toute une vie, celui d'un "républicain musulman" dont l'Algérie peut toujours retenir la leçon au moment où, trente ans après l'indépendance, elle se déchire dans une guerre civile larvée.
Illustration de couverture: Ferhat Abbas à Paris devant l'Assemblée Nationale (Photo: Roger Viollet)
Après une décennie consacrée aux exactions policières, militaires et judiciaires pendant la guerre d’Algérie, le livre de Benjamin Stora, Le mystère De Gaulle, signe un retour à l’histoire politique du conflit. La riche bibliographie écarte la nouvelle école historique pour se focaliser sur les analyses politiques du conflit, et sur une impressionnante série de témoignages d’acteurs, qui constituent les archives primaires de l’ouvrage. L’auteur, passionné par la politique, n’a jamais quitté ce terrain de prédilection, comme en témoignent les sujets de thèses de ses doctorats. Mais dans ses travaux personnels, il s’était jusqu’alors consacré à deux axes particuliers, la constitution et le devenir du nationalisme algérien, et l’héritage mémoriel de la guerre d’Algérie.
The Dhaka and Chittagong Alliances Françaises are holding a series of Arab-Spring related events this November, including a conference debate at Dhaka University on November 2Oth, bringing together French and Bangladeshi intellectuals and academics. This is one of the texts written by a leading French expert in the run up to the event. The opinions expressed in this article are solely those of the author.
L’Arrivée, de Benjamin Stora, premières lignes du livre.
Parution 7 septembre 2023. Ed Taillandier.
« Dans l’avion, au moment du décollage, j’observe les passagers. Certains pleurent. Les visages sont tristes, fatigués. Très vite, un grand silence s’installe. L’inquiétude, la violence de la situation écrasent tout désir de conversation. Plus personne n’ose parler. Puis, derrière les hublots, la nuit apparaît. Si soudainement que nous n’avons pu voir la terre algérienne s’éloigner. Cette terre déjà absente. Ainsi, je n’ai pas conservé dans ma mémoire la “dernière image” d’un pays disparu.
Philippe De Gaulle - AMIRAL (2 S) - MEMBRE HONORAIRE DU PARLEMENT - Paris le 20 octobre 2009
Cher Monsieur,
Dans ma famille, lorsqu’un auteur sur « De Gaulle », me fait parvenir son livre, on dit « c’est mauvais signe pour la bonne foi de l’ouvrage ». Vous m’avez envoyé le vôtre dédicacé. C’est au départ, une garantie de sa qualité.
Il est, en effet, dense, sérieux, documenté et bien écrit, concernant « le choix » de mon père pour l’Algérie, qui a été de plus en plus restreint au fur et à mesure que les exactions de l’OAS faisaient passer les Français pour de moins en moins fiables.
Si je dis “L'Algérie est un pays musulman,” on m'accuse de faire le jeu des intégristes. Si je dis “L'Algérie n'est qu'un pays républicain,” on me rétorquera qu'il ne faut pas oublier qu'elle est un pays musulman. La France fonctionnne par images fixes, alors que l'Algérie échappe aux définintions simples. Une sorte de mixité, de métissage, de pluralité, de circulation sur fond d'héritages multiples a modelé le pays.
À l'occasion d'une nouvelle édition, ce livre passe de un à deux volumes. II avait été bien accueilli par les spécialistes et la presse. Charles-Robert Ageron, Vingtième siècle : " Histoire de l'Algérie depuis l'indépendance est à la fois une œuvre de vulgarisation et une réflexion historique. Or c'est un tour de force que d'expliquer en 120 petites pages l'essentiel des problèmes politiques, économiques, sociaux et culturels qui assaillent cette nation en formation, profondément déchirée depuis les années 1980. B. Stora s'y emploie en général avec bonheur et précision [...]. Bref, le petit livre de B. Stora est un ouvrage d'histoire à lire surtout parce qu'il fait réfléchir sur l'avenir. ", Wadi Bouzar, La Quinzaine littéraire : " Un petit livre de Benjamin Stora, historien de formation, originaire d'Algérie, contribue à mieux faire saisir, surtout au lecteur français, la complexité des problèmes algériens depuis l'indépendance. [...] Stora traite de toutes les dimensions : historique, politique, sociale, économique, culturelle. ", Khaled Melhaa, El Watan : " Ce livre, vif et informé, devrait retenir l'attention de nombreux lecteurs, soucieux de saisir les péripéties sanglantes d'aujourd'hui. "
Poche: 125 pages
Editeur : La Découverte; Édition : 4e édition (1 septembre 2004)
Collection : Repères
Langue : Français
ISBN-10: 2707144053
ISBN-13: 978-2707144058
Benjamin Stora était à Alger samedi et dimanche derniers. L’historien a rencontré samedi 5 juin quelques-uns de ses lecteurs à la librairie du Tiers-Monde à l’occasion de la vente-dédicace de deux de ses ouvrages réédités à Alger par Sédia, Le Mystère De Gaulle, son choix pour l’Algérie et La gangrène et l’oubli, la mémoire de la guerre d’Algérie. Dimanche 6 juin, il était au Centre culturel français (CCF) pour une conférence-débat autour de son dernier livre. Une opportunité pour discuter à bâtons rompus avec lui de son actualité éditoriale algérienne et de questions relatives à ses travaux de recherche sur le fait colonial en Algérie.
La commission mixte d’historiens algériens et français, décidée par le président de la République algérien, Abdelmadjid Tebboune, et son homologue français, Emmanuel Macron, à l’occasion de la visite officielle de ce dernier en Algérie, en août 2022, a tenu, mercredi 19 avril, sa première réunion, a annoncé un communiqué de la Présidence française.
Cette commission indépendante devra travailler d’abord sur les «origines de la colonisation française en Algérie, au XIXe siècle». Elle aura ainsi à dresser «un inventaire des archives déposées en France et en Algérie, et qui traitent particulièrement de la conquête coloniale.
"Les Trois exils juifs d'Algérie" est le nouveau livre de l'historien Benjamin Stora. Portrait de groupe sur une photo prise à la veille de la Première Guerre mondiale. Deux générations de français, «pas tout à fait comme les autres», disent par leur tenue vestimentaire le passage de l'Histoire. Les uns sont vêtus à l'indigène, comme on disait alors, les autres à l'européenne. Il s'agit de la famille maternelle de l'auteur et entre les deux générations le décret Crémieux du 24 octobre 1870 a accordé aux Juifs d'Algérie la nationalité française.
Benjamin Stora, enfant de Constantine, est devenu au fil de ses recherches et de ses ouvrages (une trentaine), l'historien de référence de l'Algérie et du Maghreb et un témoin engagé qui combat l'amnésie qui entoure le destin de sa terre natale. A partir de l'université Paris 13, ou à l'Inalco (institut des langues et civilisations orientales), où il enseigne l'histoire du Maghreb, il a aussi contribué à tresser les mémoires de l'Algérie, la juive, la musulmane et l'européenne, favorisant un dialogue de part et d'autre de la Méditerranée qui sera forcément pluraliste. Il sera l'invité (le 22/11 à 20 h) du Théâtre Liberté dont le Théma 6 s'intitule « La guerre d'Algérie, Cinquante ans après ».
Il faut, dit-on, deux générations à la mémoire collective pour digérer un passé douloureux. Cinquante ans après le déclenchement de l'insurrection algérienne, le 1er novembre 1954, le moment est-il enfin venu de mettre définitivement fin à une amnésie qui a trop longtemps duré ?
C'est le défi qu'ont relevé Mohammed Harbi et Benjamin Stora en rassemblant les meilleurs spécialistes de la question. Vingt-cinq historiens, toutes générations, toutes nationalités, toutes origines confondues, font donc ici le point sur la connaissance historique actuelle de la guerre d'Algérie, pour passer de la mémoire à l'Histoire.
Privilégiant une approche thématique plutôt que chronologique, centrée sur les acteurs et le travail de mémoire, ils brossent un panorama complet du drame algérien, qui est appelé à faire référence.
Etude (broché)
Editeur : Robert Laffont (Mars 2004)
Langue : Français
ISBN : 2-2211-0024-7
Video de Benjamin Stora prise à partir de son téléphone portable, lors de la remise des archives de l'Etat français par François Hollande à propos de l’assassinat de Farhat Hached, le leader syndical tunisien assassiné le 5 décembre 1952.
Hached Farhat
(Tunisie, syndicaliste, figure nationale)
Le 5 décembre 1952, alors que la question tunisienne est débattue au sein des Nations Unies, Farhat Hached, le Secrétaire général de l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) tombe dans une embuscade alors qu’il roule sur la route de Radès. L’assassinat est l'oeuvre de la « Main Rouge », organisation terroriste composée d'Européens qui ont décidé d’opposer la violence au mouvement nationaliste tunisien. Cet attentat intervient alors que la Tunisie est secoué par un mouvement de protestation de grande ampleur face à l’immobilisme de la Résidence générale et à l’absence de toute perspective en matière de réformes politiques. C'est aussi l’époque des « fellaghas », ce mouvement d’essence rurale, qui décide de s’attaquer par les armes à la présence française. Dans les villes, le terrorisme frappe tous les jours.
Mais avec la disparition de Farhat Hached, le mouvement nationaliste subit un coup rude. L’homme est celui qui a créé l'UGTT et en a fait une force aussi influente que le Néo-Destour (parti nationaliste) de Habib Bourguiba. Originaire des îles de Kerkenah, ce militant de la première heure a su préserver l'autonomie de la centrale syndicale face aux appétits hégémoniques du Néo-Destour. Mieux encore, parce qu'il a réussi à convaincre ses militants de la nécessité d’une adhésion de l'UGTT à la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) et qu'il est profondément méfiant à l'égard du Parti communiste tunisien, il est aussi l’interlocuteur du gouvernement américain et dispose de solides relais à Washington. Son aura est aussi importante que celle de Bourguiba, sinon plus.
Son exécution n’est donc pas un hasard. Elle a été longuement préparée par la « Main Rouge ». Jean de Hautcloque, le Résident général, en sera même informé par ses organisateurs. Il ne prendra aucune mesure de protection particulière pour faire protéger le leader syndical ou l’avertir du danger qui le guette. Lorsque l’attentat aura lieu, il ne sanctionnera pas ses services de police. Pourtant, il est de notoriété publique que la « Main Rouge » est formée en grande partie de policiers européens. L’assassinat de Farhat Hached restera donc à jamais impuni et selon l’historien Charles-André Julien, « Hautcloque a lui même donné son feu vert à l'opération ».
Quelques jours après la mort de Farhat Hached, son successeur à la tête de l'UGTT, le nationaliste et hommes de lettres Mahmoud Messadi seront, lui et son épouse, arrêtés par ordre du Résident général. Moins d’un an plus tard, c’est au tour de Hédi Chaker, membre du Comité directeur du Néo-Destour, d'être abattu chez lui par la Main Rouge le 12 septembre 1953.
La mort de Farhat Hached va avoir un impact important dans le monde arabe, à commencer par le Maroc où l’annonce de sa disparition va provoquer d’importantes émeutes à Casablanca.
Texte in Les 100 portes du Maghreb, de Benjamin Stora et Akram Elyas, Paris, Ed de l’Atelier, 1999, pages 177-178.
Nicolas Bancel est historien et professeur à l’Université de Lausanne, spécialiste de l'histoire coloniale et postcoloniale française. Il a écrit de nombreux ouvrages et articles notamment dans Les Guerres de mémoires. La France et son histoire. Enjeux politiques, controverses historiques, stratégies médiatiques (Pascal Blanchard et Isabelle Veyrat-Masson (dirs), La Découverte, 2008) ou encore a co-écrit Le Grand Repli (La Découverte, 2015).
L’historien Benjamin Stora, qui co-préside la commission mixte d’historiens algériens et français chargée d’étudier la colonisation et la guerre d’Algérie, sort de son silence ce vendredi 19 mai sur RFI. Un mois – jour pour jour – après la première réunion de cette commission, l’historien en trace les perspectives et évoque les grandes questions qui devront être tranchées par les historiens français et algériens. Au-delà, Benjamin Stora s’émeut surtout de l’absence de moyens dévolus aux historiens français de cette commission. « On ne peut pas continuer à fonctionner sur le bénévolat», alerte-t-il, critiquant là en creux le manque d’investissement des autorités françaises sur ce dossier.
Cette conférence était organisée par l’IHEDN (Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale) à l’Ecole Militaire.
Benjamin Stora, Professeur des Universités et Président du Musée de l’Histoire de l’Immigration est intervenu sur le thème « Immigration : d’hier à aujourd’hui… ».
Né en Algérie en 1950, docteur en sociologie, docteur d’état en histoire, il est aujourd’hui président du musée de l’immigration. Il a publié une trentaine d’ouvrages sur l’Algérie ou l’immigration.
Benjamin Stora démarre la conférence en rappelant que le sujet de l’immigration est si vaste qu’il n’en traitera que quelques aspects :

L'Histoire. "Pour retrouver la mémoire de la guerre d'Algérie, Benjamin Stora pose ici les véritables questions et apporte des réponses dénuées de rancœurs et de vains regrets." Le Monde. " Par un auteur qui fait autorité sur le sujet, un exposé historique sur le conflit qui devait déboucher sur l'indépendance, après de multiples péripéties politiques et militaires. Des tentatives de réponses sur les nombreux aspects d'une guerre sur laquelle beaucoup de questions se posent encore. " Libération. " En une centaine de pages, Benjamin Stora parvient à dire l'essentiel de ce qu'il faut savoir sur la guerre d'Algérie. [...] Dans cette nouvelle édition d'un Repères paru d'abord en 1993, l'historien n'hésite pas à affronter les sujets les plus difficiles, comme le nombre de morts qu'il évalue à près de 500 000. Un livre d'histoire qui permet de sortir des litanies de l'ancienne victime et des autojustifications aveugles de l'ancien agresseur. L'Humanité. " [Le livre de Benjamin Stora] ouvre de multiples pistes de réflexions, voire de controverses, à partir d'une approche chronologique minutieuse. " Lire. " Les faits et les acteurs par un des meilleurs spécialistes de cette période. "
Benjamin Stora : "Plus les jours passent, moins on croit au retour de Bouteflika"
Discours de Jean Philippe Ould-Aoudia
Une cérémonie commémorative s’est déroulée mercredi 15 mars 2023 au ministère de la Transformation et de la Fonction Publiques, 101 rue de Grenelle à Paris VIIè, devant la plaque apposée en hommage aux six dirigeants des Centres sociaux éducatifs, massacrés par l’OAS le 15 mars 1962 au siège administratif de ce service de l’Éducation nationale à Alger.
Discours de Jean-Philippe Ould-Aoudia dont le père a été assassiné, ainsi que l’écrivain Mouloud Féraoun, par un commando de l’OAS, le 15 mars 1962.
Association des Professeurs d’Histoire et de Géographie https://www.aphg.fr
> L’enseignant > Lycée général et technologique > Pédagogie > La Guerre d’Algérie vue par les Algériens
Compte-rendu / Colonisation-décolonisation
Le PCF dénonce, par la voix de son Délégué National à la culture, Alain Hayot, l’attitude de la mairie d’Aix-en-Provence qualifiée de « chasse aux sorcières », qui a fait pression pour remplacer Benjamin Stora, historien spécialiste de l'Algérie, par le philosophe Michel Onfray en qualité de commissaire de l’exposition Camus organisée dans le cadre de Marseille Provence 2013 capitale européenne de la culture.
Entretiens : Marlène Belilos et Marie Laurent
Image et montage : Thomas Boujut
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Broché : 136 pages
Editeur : Ciemi (2000)
Langue : Français
ISBN-10 : 2738411649
ISBN-13 : 978-2738411648
Je me souviens de, Gisèle Halimi et l’Algérie
Par Benjamin Stora.
Je faisais partie du petit cercle de ses invités au moment de sa remise de la légion d'honneur, reçue des mains du Président de la République française Jacques Chirac, à l’Elysée en septembre2006. Et pourtant, nous n’étions pas de la même génération. Mais elle avait suivi mon itinéraire, connaissant mes engagements dans les années 1970 avec la lutte pour la justice sociale, pour la paix entre Israël et les Palestiniens, et contre la politique de colonisation menée par l’extrême-droite israélienne; et aussi les batailles contre l’antisémitisme, le racisme et pour l’égalité des droits. A mes yeux, pendant toutes ces années, Gisèle Halimi s’était imposée comme une figure de référence. Par delà les différences d’âges et de générations, j’ai toujours senti en quoi nous partagions les mêmes valeurs.
De Benjamin Stora
Nous ne pouvons que faire le constat de la "rupture" qui s'est aujourd'hui installée entre juifs et musulmans. De nombreux conflits loco-régionaux au Moyen-Orient et le développement international de mouvements terroristes islamiques en sont la conséquence plus ou moins directe. Au-delà des religions qui les inspirent, ces deux grandes cultures, qui ont étroitement cheminé au cours de l'histoire, s'opposent aujourd'hui.
Benjamin Stora aborde ici le contexte géopolitique de rupture dans la période de l'administration française de l'Algérie et lors de sa décolonisation.Éditeur : Esprit du temps (L')
Parution : 06 avril 2017
Prix editeur : 7€00
Pages : 60
Isbn : 9782847954012
Dans son nouveau livre, J'accuse!, notre collaborateur Alexis Lacroix revisite l'affaire Dreyfus pour décrypter l'antisémitisme contemporain. L'historien Benjamin Stora l'a lu. Compte-rendu.
Le 22 août 1962, le général de Gaulle échappait de peu à l’assaut d’un commando armé. Selon l’historien Benjamin Stora, la vie politique française en porte aujourd’hui l’héritage.
Entretien avec Benjamin Stora. Historien et professeur des universités, spécialiste des guerres de décolonisation. Auteur de La guerre d’Algérie expliquée à tous (Le Seuil).
Loin de leur pays natal transformé en ghetto colonial, c'est la liberté qu'ils venaient chercher en France. L'Algérie, ils la rêvaient indépendante. Mais c'est dans les cafés-hôtels de l'exil qu'ils allaient créer les premières organisations nationalistes des années trente. Vint la guerre clandestine du FLN en France, combat contre les autorités françaises mais aussi lutte secrète et féroce pour le contrôle de la communauté immigrée qu'encadrait encore le Mouvement national algérien de Messali Hadj. 1962, l'indépendance. Ecartés par le FLN, les dirigeants de sa fédération de France goûtent le fruit amer des espoirs déçus. Libre, l'Algérie devait nourrir tous ses fils et mettre fin à leur exil. Mais le destin en décide autrement: au lieu de disparaître, l'immigration s'installe. Ils venaient d'Algérie, ils resteront en France. Les jeunes Maghrébins des années quatre-vingt s'interrogent: comment s'intégrer dans la société française sans renier leurs racines? Parce qu'il fait revivre l'histoire si mal connue de la communauté algérienne en France, parce qu'il rappelle que son passé ne la rend guère sensible aux sirènes de l'intégrisme islamique, ce livre se veut une réponse à ceux qui cherchent à situer la " crise des banlieues " et les événements actuels d'Algérie dans leur vraie dimension. Auteur de plusieurs ouvrages sur le nationalisme algérien et la guerre d'Algérie, Benjamin Stora a notamment conçu Les Années algériennes, la série d'émissions diffusées en octobre 1991 par Antenne 2.
Broché: 492 pages
Editeur : Fayard (4 mars 1992)
Collection : Enquêtes
Langue : Français
ISBN-10: 2213028605
ISBN-13: 978-2213028606
